MANIFESTE DES SOLUTIONS

La motivation du Collectif est de promouvoir et faire évoluer l’écosystème startup en faveur des
projets industriels, dans une démarche d’économie circulaire.

VALORISER DIFFÉRENTS TYPES D’INNOVATION

Accroitre la culture, notamment des acteurs du financement d’entreprises, sur les différents types d’innovations et leurs valorisations.

BPI France, dans son livre « Innovation Nouvelle Génération » publié en 2015, défini 2 intensités d’innovation :

  • Innovation radicale (ou de « rupture) : crée un nouveau marché, ou bien transforme en profondeur un ou plusieurs marché(s). Il y a un « avant » et un « après », pas seulement pour l’entreprise, mais aussi pour ses concurrents. Ex : l’iPhone avec l’Appstore
  • Innovation incrémentale : améliore l’existant, contribue à la compétitivité et/ou la rentabilité de l’entreprise sans apporter de transformation significative. Ex : l’aspirateur sans sac

L’intensité de l’innovation se situe sur une échelle entre ces 2 pôles.
Le projet peut innover dans une ou plusieurs des dimensions (typologies) suivantes :

  • Innovation de produit, de service ou d’usage : améliore les produits/services/usages existants ou en introduit de nouveaux.
  • Innovation de procédé ou d’organisation : change la manière dont l’entreprise organise son travail et sa chaîne logistique.
  • Innovation marketing & commerciale : change la présentation, la distribution, la tarification, la promotion de l’offre…
  • Innovation de business model : réorganise la structure des revenus et des coûts.
  • Innovation technologique : crée ou intègre une ou plusieurs nouvelle(s) technologie(s).
  • Innovation sociale : répond à des besoins sociaux, tant dans ses buts que des modalités.

PISTES DE RÉFLEXION

Formation des VC pour apprendre à valoriser d’autres innovations que l’invention technologique de rupture. L’innovation incrémentale étant par exemple tout à fait valorisée en Allemagne où elle est considérée moins risquée et plus facilement scalable qu’une invention technologique de rupture.
Mettre en place dans les parcours proposés par les incubateurs/accélérateurs des sessions sur la définition des différents types d’innovation/invention.
Créer des méthodes, outils & KPIs permettant de valoriser et analyser chaque type d’innovation.

METTRE EN PLACE DES FINANCEMENTS EN FONDS PROPRES

L’objectif est de développer un modèle de Fonds d’Amorçage Industriel à Capital Patient « FAICP » investissant dans des projets :

• ayant réalisés leur premier prototype fonctionnel et entrant en « pré-industrialisation »
• ayant validé leur marché (par des pré-commandes, des lettres d’intérêt…) et donc les accompagner
de la pré-industrialisation à la grande série (*cf le modèle 3/3/3 présenté dans la Tribune)
• en ne mettant pas de condition minimale de réalisation de CA
• en restant ouvert à tous les types d’innovations, etc., et encouragent des productions
a minima en UE

PISTES DE RÉFLEXION

• Créer des VC ou Fonds d’Amorçage Industriel à Capital Patient « FAICP » (min 8 ans) sur le modèle « evergreen » : ticket d’intervention de 800k€ à 8M€, entre 500-800M€ pour financer une centaine de projets existants puis une vingtaine de nouveaux par an avec une rotation du capital sur 8 ans. L’offre de FAICP doit être nationale et régionale. Détails ici.
• Amplifier les dispositifs d’aide et de prêt à l’innovation déployés par BPI France pour accompagner beaucoup plus massivement les étapes de pré-industrialisation et d’industrialisation
• Créer un Guide sur « comment et pourquoi investir dans une startup industrielle »
• Créer un Guide sur « les moyens de financements en fonction de son TRL »
Organiser des cycles de webinaires/conférences sur le fonctionnement de l’investissement (BA, VC, fonds d’amorçage) et comment mieux communiquer/travailler avec eux => voir ce qui est proposé par le programme Ambition PME de la Région AURA/Medef
Partager les méthodes, outils et approches différenciées dans l’analyse financière des projets en fonction de leurs spécificités.
Se rapprocher des discussions en cours sur la création des fonds filières pr que 20% des fonds levés soient réservés aux startups industrielles
Dédier un % significatif (15-20) des fonds publics (BPI-BEI) aux startups industrielles
Pour encourager les investisseurs à sauter le pas et à investir plus massivement : mettre en place une garantie « first loss » qui leur permettrait de récupérer une partie des fonds investis s’il existe un différentiel entre la croissance financière initialement prévue et la réalité
• Incitation fiscale spécifique pour flécher l’investissement des particuliers (qui ont épargné pendant la crise à peu près l’équivalent des PGE accordés) vers ce type de fonds d’amorçage : Diriger l’épargne salariale vers ce type de véhicule est un cercle vertueux : l’épargne salariale étant elle-même en grande partie générée par des mécanismes d’intéressement et de participation, il est évident que rediriger cette épargne fait du sens. Par ailleurs, c’est de l’épargne relativement longue, qui pourrait être une bonne alternative à des capitaux dormant dans des fonds à faible rendement. L’éligibilité des fonds à l’épargne salariale est à analyser. Une solution de fonds de fonds est à évaluer. La présence de syndicats dans le cadre de cette initiative est un point fort du projet et est de nature à assurer son succès.
• Création d’une aide publique dédiée à l’industrialisation. Les phases de prototypage amont et de production en aval sont subventionnées et accompagnées, contrairement à la phase d’industrialisation qui reste encore trop méconnue et de fait trop peu financée.
Créer des use cases d’exemples/filière => quels financements à chaque étape + quels « outils industriels » à chaque étape
Dispositif de défiscalisation pour les entreprises qui investissement dans des startups (existe déjà pour les particuliers)
• Renforcer le financement de l’innovation par des dispositifs fiscaux mieux orientés : Rehaussement du plafond de dépense maximum pris en compte pour le CII de 400 000 à 1 million d’euros.
Le CII est un bon dispositif qui permet de couvrir un champ complémentaire à celui du CIR. Son taux a été rehaussé de 20% à 30% comme le demandait le Comité Richelieu en 2017 mais le plafond maximum de dépenses considéré demeure à 400 000 euros, ce qui est insuffisamment ambitieux pour qu’un impact significatif puisse être perçu sur la dynamique d’innovation en France. Aussi, le Comité Richelieu propose une évolution du dispositif correspondant à un rehaussement du plafond de dépenses maximum pris en compte pour le CII de 400 000 à 1 million d’euros.
Afin de financer cette mesure ainsi que les autres propositions de ce chapitre, le Comité Richelieu propose que les groupes de sociétés ayant opté pour la consolidation fiscale de leurs résultats voient leurs dépenses de recherches exposées de manière consolidée au niveau du groupe et leur cumul s’apprécier au niveau du groupe (notamment à la limite cumulée de 100 millions d’euros). Pour illustration sur la base des chiffres 2013, la mesure représenterait une économie pour les finances publiques de 530 millions d’euros ; les entreprises du CAC40 conserveraient un montant de CIR de 0,68 milliard contre 1 milliard avec la formule actuelle.
• Simplifier et démocratiser l’accès au fonds de revitalisation.

METTRE À DISPOSITION DES LOCAUX ADAPTÉS

Créer des lieux adaptés à la pré-industrialisation des projets comme présentés ici : Note Repères de l’industrie. Ces lieux auraient pour mission de répondre aux besoins d’hébergement des porteurs de projet ainsi que celui de mutualiser l’investissement dans des équipements pré-industriels mais aussi d’être un lien avec le grand public et notamment accueillir des classes de collèges et lycées dans un but de médiation industrielle et démocratisation de « l’industrie d’aujourd’hui ». Ces lieux se veulent généralistes, sans spécialisation par filière.

Des lieux spécialisés par filière pourraient également être développés/soutenus et sont complémentaires des lieux Repères de l’industrie.

PISTES DE RÉFLEXION

Réaliser un mapping des lieux correspondants au cahier des charges des Lieux Repères de l’Indsutrie
• Faire connaître les lieux identifiés correspondants auprès de l’écosystème startup et les enregistrer dans la plateforme TechInFab ou Dataviz afin que tout porteur de projet cherchant à héberger son activité productive puisse trouver les lieux correspondants dans son territoire
• Accompagner l’évolution des lieux ne correspondant pas tout à fait à ce cahier des charges et souhaitant se positionner sur ce sujet
Lancer un AMI pour la création de ce type de lieux dans les territoires où aucun lieu ne correspondrait/existerait
Développer ces Lieux Repères de l’industrie dans les gares/bâtiments SNCF
Organiser des Learning Expeditions sur des sites potentiels pour faire se rencontrer/« matcher » sur le terrain : propriétaires foncier, finançeurs d’infrastructures, gestionnaires/animateurs de lieux, porteurs de projets industriels en amorçage, afin qu’ils co-construisent ensemble un lieu qui réponde à leurs attentes (« Tinder industriel »). Learning expedition qui peuvent ensuite être suivies par l’enregistrement des ressources identifiées dans Atlas des Synergies Productives.
Favoriser l’accès aux 78 sites « clé en main » pour les projets d’industrialisation
Permettre au porteur de projet d’inclure 50% de son loyer dans son CII afin d’aider le porteur de projet à financer l’accès à ces lieux
Créer le « Hubgrade » ou « Airbnb industriel » => projet en cours Dataviz Banque des Territoires
• Renforcer l’apport de fonds publics dans les SCI industrielles

ECOSYSTÈMES PROFESSIONNELS

Mieux diffuser les principes de base des startups industrielles au sein des différents écosystèmes professionnels existants (Pôle emploi, Incubateurs, Accélérateurs, CCI, Métropoles, Régions, Ecoles & Universités etc.).

PISTES DE RÉFLEXION

• Créer une école de l’accompagnement à destination des salariés des incubateurs, accélérateurs et financeurs afin qu’ils soient formés au métier « d’accompagnant » pour tous types de projets : industriel et/ou numérique tout en intégrant les piliers de l’économie circulaire sur toute la chaîne de valeur de construction d’un projet entrepreneurial
• Créer un cadre de bonnes pratiques de collaboration entre une startup industrielle et ses partenaires industriel. Voir Note : Notion clé d’un cadre pour garantir la transparence de la collaboration entre un sous-traitant et une SUI.
• Promouvoir Global Industrie auprès de Pole Emploi, des incubateurs/accélérateurs, financeurs en amorçage…
• Compléter et diffuser un Glossaire des notions clés des projets industriels : technologie, deeptech, hardware, industrie 4.0, industrie du futur, secteur, filière, pré-industrialisation, grande série, bancs de test, moules, design to cost, endurance, remanufacturing, centre technique industriel, pôle de compétitivité, laboratoire de recherche, fablab, accélérateur industriel, éco-conception, sous-traitant, EMS…
• Familiariser la notion de TRL en éditant un Guide « d’autoévaluation de son niveau de maturité technologique (TRL) » et en l’utilisant comme support de formation
• Faire connaître le VTE au sein des incubateurs/accélérateurs, Pole Emploi et Apec (https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Le-VTE-un-nouvel-outil-pour-attirer-les-talents-46429)
Insérer dans les parcours d’accompagnement (incubateur/accélérateur) des sessions sur :
– qu’est-ce que le développement produit ?
– quelles sont les étapes du dvpt produit ?
– quels sont les acteurs du dvpt produit ?
– quels sont les financements pour le dvpt produit ?
– quel est le vocabulaire du dvpt produit ?
(tout comme il y a aujourd’hui des sessions sur comment faire un bon BP ? ou qu’est-ce que la PI ? qu’est-ce qu’un site e-commerce ?)
• Créer un « continuum »/infographie des types d’acteurs et financements disponibles pour chacune des 3 phases de développement d’un projet industriel
• Rapprocher les startups industrielles de l’écosystème de PME-ETI de la French Fab afin d’identifier des partenaires industriels (fournisseurs de solutions industrielles ou sous-traitants dans le cadre de l’externalisation de tout ou partie de la production)
• Mise en place d’un référent industrialisation par région, qui puisse mettre en relation les porteurs de projet, les industriels, les investisseurs… Objectif : casser « l’effet silo » et permettre le développement des projets d’industrialisation de produits électroniques en France nécessitant la collaboration de divers acteurs.
• Faire se rencontrer les VC avec les Pôles de compétitivité et autres clusters : https://franceclusters.fr/

ÉDUCATION

Insérer dans les parcours de formation initiale une sensibilisation aux enjeux, expertises, techniques, vocabulaire, étapes, besoins (financements, RH, foncier) liées aux startups industrielles et plus largement à l’industrie.

PISTES DE RÉFLEXION

Faire communiquer l’enseignement et l’industrie. Exemple : Entretiens Enseignants-Entreprises de La Fabrique de l’Industrie…
• Développer le tourisme industriel
• Dès le collège proposer des stages en immersion annuels
via PassPassion
Promouvoir des événements tels que l’Usine ExtraOrdinaireChangeNOW
Promouvoir des initiatives comme https://www.rencontres-competitivite-industrielle.fr/https://www.tourdefrancedesindustriels.fr/
Mettre en place des / Faire connaître Industrip
Faire intervenir « De l’or dans les mains » dans les écoles et collèges
Développer l’initiative ViensVoirMonTaff vers les entreprises de savoir-faire
Diffuser le film « Compagnons » de François Favrat dans tous les collèges et lycées
Livre « Vers la Renaissance Industrielle » de Anaïs Voy-Gillis et Olivier Lluansi
Déploiement de FactoVia et MiniCat dans tous les collèges et lycées
• Créer une fondation territoriale dédiée à la reconnexion du grand public à l’industrie : exemple Fondation Ilyse
• Mettre en place des collaborations
avec les Orange Innovation Center, Pole Emploi, Missions Locales pour mettre en avant tous les métiers de l’industrie : de l’opérateur à l’ingénieur en passant par le technicien de maintenance, le logisticien, le cariste, les achats, la qualité…etc
• Mettre en place des « Fablabs » dans les collèges/lycées ou en partenariat pour familiariser les élèves à la conception de produits industriels par la pratique (modélisation, impression 3D, découpe laser, soudure, design de PCBs, logiciel), participation à des compétitions de « Makers » ou robotique
• Développer un « Passeport Industrie », pour les élèves, avec un circuit de formation aux sujets et métiers d’industrie (sur le modèle des Passeport Lecture qui les amène à lire certains livres)
• Favoriser les initiatives régionales telles que https://www.uimmlyon.com/actualite/creation-dune-nouvelle-association-promouvoir-metiers-de-lindustrie-auvergne-rhone-alpes
• Intégrer dans les écoles d’ingénieurs des modules Recherche et Innovation Responsable et méthodologies et outils d’innovation collaborative multi-acteurs
• Soutenir les démarches expérimentales et de prototypage dans l’enseignement supérieur pour que des situations comme suivantes aboutissent sans trop de complexité administrative : en savoir plus
• Créer des académies industrielles et technologiques pouvant associer plusieurs établissements d’enseignement supérieur pour construire un parcours allant du Bac jusqu’au doctorat. En savoir plus
• Recréer un imaginaire autour de l’industrie :
– présenter l’industrie en parlant des chaînes de valeur (étapes et métiers) pour aboutir à un produit qui parlent au grand public (ex : un smartphone, un skate, une paire de basket)
– réaliser une campagne publicitaire présentant les entrepreneur.e.s industriels et leurs parcours afin de mettre en avant qu’il peut s’agir d’hommes et de femmes, de tout âge, tous niveaux d’études
– créer une émission de TV sur le modèle de « Top Chef » mais en version industrie avec un « Top Ouvrier » qui permettrait de découvrir tous les métiers opérationnels tels qu’opérateur.rice, cariste, technicien.ne de maintenance, soudeur.se, mécanicien.ne, électricien.ne…
– exemple : La Fabrique – Les coulisses de l’industrie
Féminiser les filières industrielles : boîte à outils. Différents collectifs : Meufs de l’industrie, Industri’elles, Femmes ingénieures, Elles bougent…

COLLABORATION INTER-ENTREPRISES

Favoriser les collaborations inter-entreprises pour consolider les bases des startups industrielles.

PISTES DE RÉFLEXION

• Mise à dispo (à mi-temps ou temps plein) de salariés de grands groupes pour des startups de 1 à 5 ans, à moindre coût (40-60% entre la startup et le grand groupe)
• Mettre en place un mentorat « industrie » pour les salariés des startups industrielles pour élargir ce mécanisme de mentorat au-delà du cercle des dirigeants (exemple : Lyon IoT Manufactoring)
• Développer des groupements d’employeurs pour permettre aux startups industrielles d’avoir accès à des expertises partagées comme https://www.lelabo-ess.org/genov-accompagnateur-de-changements-en-nord-ouest-vendee?utm_source=sendinblue&utm_campaign=News_Juillet_2021&utm_medium=email&fbclid=IwAR0KCLi66lrW1k7VOcfipJy5Na8x-2_q-V_gJOrUvQdEFwuD5Xg_gOlhn2o
• Faciliter la mise à disposition de chercheurs et d’expertise industrielle auprès des startups industrielles et autres acteurs émergents de l’écosystème industriel, en finançant des programmes thématiques (enjeux industriels et sociétaux), et en intégrant les acteurs de petite taille (TPE, PME, …) dans des logiques territoriales (cf. SoScience)
Investir dans de nouveaux dispositifs de facilitation de collaboration multi-acteurs et d’accélération de startups industrielles
Développer le modèle de coopération du CATIE dans chaque Région de France
• Créer des synergies entre startups industrielles et PME-ETI de la French Fab via des accompagnements allant de la sensibilisation (événements, formation, …) à la transformation via des missions de conseil permettant de définir la stratégie de production (« make or buy ») et, en fonction :
– accompagner la startup dans la création d’unités de production (« make ») ou
– d’aider la startup à identifier des partenaires industriels français à qui confier sa production (« buy »). Cette action nécessite d’accompagner en parallèle les acteurs de La French Fab dans l’adaptation de leurs outils aux petites séries et aux nouveaux modes de production.

RESSOURCES

https://ccibusiness.fr/

RÉGLEMENTATIONS : NORMES, CERTIFICATIONS, HOMOLOGATIONS

Créer un Guichet Unique où les porteurs de projet pourraient venir présenter leur produit et leur fonctionnement afin d’être accompagnés sur l’ensemble des réglementations (normes, certifications, homologations…) applicables, autant pour le produit lui-même que pour son procédé de fabrication et pouvoir trouver facilement les partenaires/laboratoires français avec lesquels réaliser ces cahiers des charges. Détails du besoin ici.

PISTES DE RÉFLEXION

Au sein des « Lieux Repère de l’industrie », des experts (pôles de compétitivité, Afnor, CRT, DGCCRF, DREETS…) sont conviés lors de Comités afin de conseiller les startups qui présentent leur projet à raison 1 Guichet / semaine. En savoir plus
S’inspirer des outils de communication mis en place pour « démocratiser et simplifier l’export » par les DREETS et la DGCCRF
Mieux faire connaître France expérimentationhttps://www.modernisation.gouv.fr/transformer-laction-publique/france-experimentation-entreprises
Certaines CCI fournissent des aides pour simplifier la « lisibilité » des réglementations nationales et européennes => renforcer et faire connaître ces dispositifs
Faire connaître et renforcer l’accompagnement proposé par enterprise europe networkhttps://een-france.fr/maitriser-le-cadre-reglementaire-6
• Démocratiser, présenter et valoriser les procédures collectives dans les programmes d’accompagnement à l’entrepreneuriat. Afin que le porteur de projet puisse s’en servir comme outil lui permettant de traverser les crises, sans honte et en collaboration avec le Tribunal de commerce.
Lors des redressements judiciaires, au de-là de l’Administrateur judiciaire, un « coach/conseil en transformation » devrait être nommé pour accompagner le porteur de projet à évoluer, notamment en cas de reprise des actifs et intégration dans une nouvelle entreprise pour accompagner la fusion.

RESSOURCES

https://french-tech-central.com/
https://www.lafrenchfab.fr/startups-pme-industrielles/apprehender-les-contraintes-reglementaires-et-administratives/
Pistes ressources sur la démocratisation des procédures collectives :
Maître Blanch, administrateur judiciaire :https://associationdesinterpreneurs.wordpress.com/2021/12/20/ladministrateur-judiciaire-le-tiers-neutre-qui-defend-linteret-de-lentreprise/
Maître Roulette : la « pré prévention » et les réseaux d’aide : https://associationdesinterpreneurs.wordpress.com/2021/02/18/avant-la-suspension-des-aides-de-letat-pensez-pre-prevention/
Un webinaire très pédagogique : https://youtu.be/BtlzysL1SGM
– Association InterPreneurs
Association 60000rebonds
– Association Les Rebondisseurs Français
– Association SOS Entrepreneur
– Association ReCréer

INDUSTRIE CIRCULAIRE

Ne plus opposer ni traiter séparément « Industrie » et « Economie Circulaire ». La circularité consiste à découpler la production de valeur de l’usage des ressources avec une circulation de la matière la plus locale possible. Au-delà des cœurs d’usine, ils s’agit de considérer l’ensemble de la chaîne de valeur, des approvisionnements aux business modèles.

Pivoter vers une industrie circulaire est une approche systémique qui repose sur 7 piliers (cf Ademe) :

  1. Approvisionnements durables
  2. Eco-conception
  3. Ecologie industrielle et territoriale
  4. Economie de la fonctionnalité
  5. Consommation responsable
  6. Allongement de la durée d’usage
  7. Fin de vie & Régénération

Ainsi, un produit ou procédé industriel n’ayant pas de rôle écologique ou social dans son utilisation peut néanmoins intégrer ces principes dans son développement. De plus l’approche multicritères proposée par cette démarche permet d’intégrer l’impact carbone mais aussi les impacts sur la biodiversité (consommation ressources rares, production de déchets, pollution des eaux…).

Pivoter vers des modèles circulaires au-delà du recyclage apporte 6 bénéfices :
– Innovation de l’offre et création de valeur
– Optimisation des coûts et sécurisation des opérations
– Réduction des empreintes matière et carbone
– Création d’emplois locaux et pérennes
– Réengagement des équipes
– Souveraineté & Indépendance géopolitique

PISTES DE RÉFLEXION

Accélérer le pivot vers des modèles circulaires et bas carbone demande de travailler sur 3 axes : réglementaire, fiscal et comportemental :
• Développer des mécanismes assuranciels incitatifs permettant de réduire les risques liés à des modèles d’affaire plus durables comme le réemploi et les modèles serviciels
• Mettre en place une fiscalité circulaire minorée qui s’appliquerait à l’ensemble de la famille des produits issus des filières de l’économie circulaire, du réemploi et de la réutilisation
• Mettre en place des mécanismes comptables de suramortissements pour les investissements liés à l’incorporation de matières premières recyclées
• Mettre en place une taxe carbone aux frontières européennes
Flécher / conditionner les fonds régionaux sur le développement des modèles circulaires et durables
Intégrer les critères d’innovation sociale et environnementale dans les critères d’évaluation des startups industrielles sur toute la chaîne de valeur. En effet même un produit dont l’usage n’a pas de vocation sociale ou environnementale (comme un écran de TV par exemple) peut néanmoins intégrer les principes de l’économie circulaire dans ses étapes de conception et fabrication ainsi que dans son business modèle
• Soutenir la formation et le redéveloppement des savoir-faire
• Développer les outils de sensibilisation comme l’indice de réparabilité pour renforcer la demande et stimuler l’offre
• Valoriser la production 0 km dans les territoires et créer des pôles de recherche pour développer des filières de biomatériaux locaux
• Accompagner et former les élus et acteurs territoriaux au pivot vers la circularité
Lancer des programmes industrie 4.0 et circulaire pour accélérer le pivot des industriels linéaires (de toutes tailles) et l’émergence de startups industrielles circulaires
• Intégrer la circularité dans les programmes d’enseignement, de la primaire (ateliers réparation) aux formations techniques, universitaires et grandes écoles (business modèles circulaires, design circulaire, …)
• Faire communiquer les acteurs de l’industrie avec ceux de l’économie circulaire afin que les acteurs de l’industrie puissent intégrer sur toute la chaîne de valeur les piliers de l’économie circulaire, même pour les produits dont la finalité n’a pas un rôle écologique ou social (ex : une poignée de porte)
• Rendre éligible au CII les évaluations de mesure d’impact afin d’encourager ce calcul et faciliter l’amélioration des indicateurs mal évalués
• La demande que représentent les achats publics est motrice pour déployer une offre répondant aux critères de circularité : approvisionnement en matières et en énergie durable, biens réutilisés ou réemployés, location plutôt qu’achat… : créer un critère TCO (coût total de possession) dans les appels d’offres publics, en lien avec les enjeux circulaires et de localisation des chaînes de valeur
• Créer des indicateurs pour flécher les investissements privés vers des biens et services circulaires
Conditionner les fonds du plan de relance au déploiement d’activités d’économie circulaire chez les industriels et favoriser la structuration de filières industrielles circulaires
• Former les acteurs publics et privés de l’investissement à la circularité
• Conditionner les nouveaux sites industriels à la rénovation/réhabilitation et non au développement de bâtiments neufs afin de limiter l’étalement urbain #ZAN et ramener de l’activité économique industrielle dans les bassins historiques. Zones, souvent rurales, ayant été pour grande partie abandonnées, avec des taux de chômages élevés.
• Remettre le design au centre des projets industriels. (cf Conseil National du Design)
• Démocratiser l’approche hardware open source pour être orienté usage plutôt que possession
• Créer une Base De Données open source de fabricants de composants électroniques français
• Avoir un vocabulaire commun : glossaire Ellen Mac Arthur Foundation

RESSOURCES

La Théorie du donut. Kate Raworth
« Le plan de transformation de l’économie française ». The Shift Project.
The Green Imperative: Ecology and Ethics in Design and Architecture. Victor Papanek
De l’économie circulaire à l’économie permacirculaire. Dominique Bourg. Annales des Mines – Responsabilité et environnement 2018/1 (N° 89)
Etude OPEO-INEC « Pivoter vers l’industrie circulaire. Quels modèles ? Comment accélérer ? » préfacée par Agnès Pannier-Runacher. Pivoter vers l’industrie circulaire (opeo-conseil.fr)
« L’Écolonomie, entreprendre sans détruire ». Emmanuel Druon. (Cas d’application concrète et systémique de l’entreprise POCHECO) + Podcast
« Confessions of a Radical Industrialist. How Interface proved that you can build a successful business without destroying the planet ». Ray Anderson. (Cas d’application de l’entreprise INTERFACE, fabricant mondial de moquettes, avec l’objectif Zéro Émission !)

DIVERS

Autres pistes de réflexion.

PISTES DE RÉFLEXION

• Prendre en charge le coût des licences des logiciels de conception 3D dans les subventions BPI et/ou le CII
• Allonger la durée du statut JEI => C’est fait ! La Loi des Finances 2022 prévoie l’extension du statut de Jeune Entreprise Innovante au cours des 10 premières années d’existence, soit jusqu’au 11e anniversaire de la JEI.
• Faire évoluer le statut JEI en Jeune Entreprise Innovante et de Croissance : Le principe d’un statut privilégié pour les entreprises d’innovation et de croissance nous semble très pertinent et notre bilan du statut de JEI est bon : c’est un dispositif adapté au financement de l’innovation. Basé sur celui de la JEI, le statut de JEIC offrirait à partir de la 3e année et jusqu’à la perte du statut, la défiscalisation totale de la quote-part des bénéfices affectée à ses fonds propres. Cette évolution permettrait non seulement aux jeunes sociétés de continuer à bénéficier d’un allègement de charges de personnels affectés à la recherche et innovation mais également d’alléger l’imposition sur les bénéfices lorsque ceux-ci sont réinvestis dans la croissance de l’entreprise et la création d’emplois. Enfin, dans le prolongement de cette évolution, une réflexion pourrait être menée sur le plafond de détention (25 %) de la société de la JEI par une autre société, plafond qui limite aujourd’hui mécaniquement la capacité de consolider la société au sein d’un groupe plus large, condition forte pour l’émergence de champions.
• Revaloriser le montant de C2I (équivalent CIR), pour le développement des innovations incrémentales et non seulement de rupture
• Intégrer dans le CIR des grands groupes les montants investis dans les startups
• Réduire les taxes sur les plus-values
• Mettre en place des bonis fiscaux sur l’investissement dans les startups industrielles
• Mettre en place et faire évoluer les KPIs d’évaluation des politiques publiques :
– taux de survie à 5 ou 10 ans des structures accompagnées, avec un ratio qui montrerait cb d’euros d’aides (publiques ou privées => à segmenter) ces structures ont bénéficié par rapport à leur durée d’existence
– nb de sites industriels réhabilités et à nouveau opérés, en découlerait un nb d’emplois et une classification des types d’emplois + effets indirects sur dynamique économique du territoire
– nb de collaborations startup/ETI ou Grand groupe pour industrialiser en France, en Europe
– nb de produits fabriqués en France ou Europe et ce qu’ils représentent en valeur €
• Mieux faire connaître les dispositifs FrenchTech/FrenchFab et les adapter aux projets en amorçage industrielhttps://lafrenchtech.com/fr/la-france-aide-les-startups/?cn-reloaded=1
• Faire évoluer les offres des assurances pour les adapter aux projets innovants

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