Geoffroy Hulot, Co-fondateur de Deglace, la startup qui révolutionne l’électroménager

Aujourd’hui nous sommes ravis de vous faire découvrir le portrait de Geoffroy Hulot, Co-Fondateur de la startup industrielle DEGLACE, qui conçoit et commercialise des appareils électroménagers circulaires.

Geoffroy, quel est votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière dans le design industriel, où j’ai eu l’opportunité de collaborer avec des marques internationales de renom telles que Dell, Packard Bell, Acer, et Sagem, spécialisées dans l’électronique grand public. En 2013, j’ai fait le choix de m’orienter vers la grande distribution en rejoignant le Groupe Auchan. Là, j’ai été chargé de créer et développer Qilive, leur marque propre
d’électroménager. Quelques années plus tard, j’ai eu l’honneur d’être sollicité par le ministère de l’Écologie pour apporter ma contribution à la législation sur la réparabilité. Cette expérience a été un tournant, confirmant ma volonté de s’attaquer à l’obsolescence programmée et à la problématique des déchets électroniques. Convaincu de l’importance d’innover pour une économie plus durable, Matthieu De Wolf et moi avons alors fondé Deglace. Notre ambition ? Proposer une gamme d’électroménager qui incarne les principes de durabilité et d’économie circulaire.

 

Pouvez-vous nous nous en dire plus sur l’idée qui a mené à la création de DEGLACE ?

L’impulsion est venue de mon implication dans l’élaboration de la loi sur la réparabilité. Ce travail a été un véritable déclic, révélant l’impasse du gaspillage actuel basé sur le triptyque « acheter-consommer-jeter ». Inspirés par nos discussions au ministère, j’ai identifié trois constats alarmants qui ont façonné notre projet.

Premièrement, nous avons observé une tendance préoccupante : face à une panne, 60 % des consommateurs optent pour le remplacement de l’appareil, souvent faute de temps pour une réparation. Cette réalité met en lumière les obstacles à la réparation, tels que le coût, la pénurie de pièces détachées, ou encore la difficulté de réparer.

Deuxièmement, la durée de vie limitée de nos appareils accélère leur renouvellement, engendrant une hausse continue de la production de déchets. Les DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) sont aujourd’hui la catégorie de déchets à la croissance la plus rapide au monde. Le baromètre Fnac Darty souligne que la majorité des appareils, des smartphones aux appareils
électroménagers, ne dépassent pas sept ans d’utilisation. principalement dû à l’augmentation de la complexité et de la compacité des appareils, élève le risque de pannes. Même des objets traditionnellement durables, tels que les montres ou les vélos, intègrent désormais de l’électronique, les exposant ainsi à l’obsolescence.

Troisièmement, la menace de pénurie sur les ressources essentielles se précise, selon l’Union Européenne. Le lithium, le magnésium, et le cobalt parmi bien d’autres, sont désormais considérés comme critiques. Cette situation alarmante appelle à une révision de nos modèles de production et de consommation vers plus de durabilité, en limitant l’extraction de nouvelles matières au profit du
réemploi. Cela nécessite de relocaliser la production au plus près des consommateurs. C’est ce principe de l’économie de la durabilité et de la circularité qui guide notre mission.

 

En quoi Deglace se distingue-t-il par sa vertu environnementale par rapport à d’autres marques d’électroménager ?

Notre idée, c’est de reconcevoir l’appareil considéré le moins durable de l’électroménager: l’aspirateur balai. En utilisant la modularité pour l’ensemble des pièces d’usure comme la batterie, le moteur, les cartes électroniques etc. nous avons rendu possible leur remplacement facile par l’utilisateur, à l’image d’un remplacement de cartouche d’encre dans une imprimante, c’est plug&play. Cette
innovation permet non seulement de lutter contre l’obsolescence d’usage mais aussi contre l’obsolescence technologique car nos modules sont évolutifs. Par ailleurs, nous avons doté notre aspirateur d’une intelligence prédictive permettant de diagnostiquer l’origine de la baisse de performance et donc d’anticiper la panne. Enfin, notre modèle de circuit court permet aux utilisateurs
de nous renvoyer les composants usagés dans une boîte préaffranchie, utilisée initialement pour l’envoi du composant neuf. Ce processus garantit un retour à 100% des composants défectueux, une promesse unique dans le monde de la tech.
Pour découvrir davantage sur notre engagement envers la durabilité et sur l’aspirateur « Fraction », visitez notre site web : www.deglace.tech.

 

Quel(s) obstacle(s) avez vous rencontré jusqu’à présent ?

Le financement demeure le défi le plus significatif pour nous. La difficulté majeure provient de la réticence des investisseurs à s’engager dans le secteur du hardware, surtout dans le BtoC lors des phases d’amorçage. Pourtant, les principales puissances économiques mondiales se distinguent en tant que leaders dans le secteur du hardware et dans le domaine de l’innovation. En France,
l’économie du service SaaS B2B, est préférée. Elles annoncent d’importantes levées de fonds, d’ailleurs souvent pour le bénéfice indirect des géants GAFAM.
Cependant, de nombreux VC sont intéressés pour nous accompagner sur les tours suivants. Il nous faut donc franchir ce premier palier. Outre le développement technologique de notre produit, la nécessité de créer une communauté autour de celui-ci représente un autre niveau de complexité et exige des ressources financières substantielles. Matthieu et moi consacrons donc une très grande
partie de notre temps à la recherche de financements de cette première phase.

 

Avez-vous une idée de la traction de votre produit sur le marché ?

Absolument. L’aspirateur Deglace se positionne sur un marché européen déjà connu, qui affiche une PDM de 3,8 milliards d’euros et une forte croissance. Notre lancement officiel s’est déroulé lors du salon Made In France à Paris, où notre aspirateur modulaire a suscité un vif intérêt. En seulement quatre jours, nous avons enregistré 400 pré-commandes, ce qui dépasse toutes nos attentes. Il est
particulièrement encourageant de voir que parmi les précommandes, certains investisseurs ont
manifesté leur intérêt pour notre produit pour le commander.

 

Les précommandes indiquent-elles une levée de fonds imminente ?

Effectivement. Depuis plus de deux mois, nous nous consacrons entièrement à la levée de fonds, avec pour objectif de réunir 500 000 euros en actions. Nous avons choisi de nous tourner vers le financement participatif via la plateforme WiSeed. Cette approche permet aux consommateurs / investisseurs de devenir actionnaires de notre entreprise, avec une mise de départ fixée à 1000
euros. Notre campagne débutera dans quelques semaines.

 

Quelles solutions envisagez-vous pour surmonter les obstacles rencontrés ?

Nous croyons que la France pourrait tirer des leçons des modèles adoptés en Chine, et aux États-Unis, où l’État joue un rôle clé dans le soutien des projets industriels. À notre avis, le gouvernement français devrait emboîter le pas pour combler le déficit de financement sur l’amorçage des startups industrielles. Concrètement, BPI France pourrait mettre en place un comité d’experts dédié à la sélection et à l’accompagnement des projets hardware prometteurs jusqu’à leur première traction commerciale. Une fois cette étape passée, il reviendrait alors aux fonds privés de prendre le relais pour l’investissement, suivant le modèle actuel.

 

Quelles sont vos ambitions de croissance ?

Notre objectif est de nous étendre à l’échelle européenne, puis internationale.

 

Pourquoi avez-vous rejoint le CSI France ?

Le financement du hardware représente un défi majeur. En nous unissant au sein du CSI France, nous renforçons notre position et notre capacité à relever ce défi

 

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Portrait | Startup Industrielle : Christine Barratte Directrice des opérations à Boréales Energy

Nous sommes ravis de vous partager le portrait de Christine Barratte, Directrice des opérations chez Boréales Energy, startup industrielle adhérente du CSI France.

Bonjour Christine, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Bien sûr. J’ai un diplôme d’ingénieur, une formation HEC en exécutif MBA et également un doctorat en science. J’ai toujours travaillé dans l’industrie, comme Ingénieure développement, Responsable R&D, Directrice technique ou industrielle avec une dimension internationale. Depuis 2 ans je suis rentrée dans le monde des startups en intégrant Boréales Energy.

Pourquoi une telle bifurcation ?

Cela faisait plus de 20 ans que je travaillais dans le même secteur, et dans de grandes entreprises. Ce n’est pas toujours très simple, même si on apprend énormément. En me tournant vers le milieu des startups industrielles, j’avais envie de dynamisme, de création, de positivisme. J’ai vite senti la différence en intégrant Boréales Energy. Dans une startup, toute l’équipe avance ensemble et la dynamique est positive car l’objectif final est le bien commun.

Que fait une directrice opérationnelle au quotidien ?

C’est très varié, je rencontre toute sortes de problématiques, je travaille sur différents sujets qu’il faut faire avancer.  Dans mon quotidien je travaille avec 5 ingénieurs. Mon but est de coordonner le flux d’informations, afin de ne pas surcharger les uns et les autres. Je suis également en charge du recrutement, des finances, je réponds aux appels à projets, je coordonne les parties commerciales et les réunions techniques. Il y a de quoi faire !

Qu’est-ce que fait Boréales Energy ?

Boréales Energy a été créée à Caen en 2015 et est très engagée dans la transition énergétique.

Nous développons et commercialisons des solutions innovantes et performantes de stockage d’énergie, notamment celles renouvelables, dans la glace afin de remplacer les batteries  électrochimiques. Cette solution permet de mieux gérer les pics et les creux de consommations, tout en améliorant la puissance énergétique.

Notre solution peut être utilisée dans les fermes, afin de refroidir le lait rapidement et le maintenir à la bonne température.

Elle est aussi très efficace dans les chambres froides, afin de venir en support au groupe froid, comme batterie de secours et pour amélioration de l’efficacité énergétique grâce au stockage dans la glace. Lorsque la température extérieure dépasse les 25 degrés, notre solution permet de gagner 50% d’efficacité énergétique.

Quels sont les freins rencontrés ?

Notre plus gros frein à ce jour est de trouver des clients, car le procédé que nous avons développé est unique. Nos interlocuteurs ne connaissent pas notre solution, il y a donc un fort besoin d’apprentissage, nous devons expliquer la pertinence de l’usage de la machine. C’est pourquoi la conversion est un peu lente. Mais nous avons fait de gros progrès cette dernière année en améliorant notre cible marché.

De plus, nous avons également perçu très peu de subventions des pouvoirs publics, alors que notre solution répond à un besoin d’avenir.

Quelles solutions pourraient être mises en œuvre pour y remédier ?

Nous allons développer nos contacts et notre visibilité, en étant présents sur plus de salons en 2024 par exemple.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Sur le court terme, nous allons lancer une levée de fonds fin 2024 et renforcer notre pôle commercial.

Ensuite, nous comptons aujourd’hui 650m2 de locaux à Caen, mais nous envisageons de grandir d’ici 2 ans. Donc nous allons étudier les possibilités d’agrandissement sur le moyen terme.

Enfin, sur le long terme, nous souhaitons créer un système qui permettrait de reconvertir de l’énergie thermique en énergie électrique.

Que pensez-vous de l’écosystème startups à Caen ?

Il est très dynamique. Il y a de nombreux acteurs présents et nous sommes bien entourés. Nous faisons partie de Normandie incubation, nous avons participé au FFWD organisé par la région Normandie, et nous avons également rejoint le Village by CA.

Pourquoi êtes-vous membre du CSI France ?

Nous avons décidé de rejoindre le CSI France afin d’étoffer nos contacts, profiter de la veille mise en place sur l’industrie et l’industrie circulaire. Nous voulions également partager nos problématiques entres startups dans le club CEO et profiter d’interventions pertinentes organisées par le collectif. Le témoignage d’Enzo Ribeiro, Head of Financing de Verkor pendant l’AG du CSI France le 1er décembre illustre parfaitement ce dernier point.

Vous considérez-vous comme un acteur « cleantech » ou « greentech » ? Pourquoi ?

Oui, car notre système de batterie dans la glace permet le déphasage entre production et utilisation d’électricité, sans utiliser des terres rares comme les batteries électrochimiques.

Portrait | Startup Industrielle – Mélanie Guérin, Fondatrice de Ergodry

Nous sommes ravis de vous faire découvrir aujourd’hui un nouveau portrait d’une entrepreneure industrielle. Mélanie Guérin est Fondatrice de la startup industrielle Ergodry, qui permet de limiter les TMS chez les coiffeurs et les coiffeuses.

Mélanie, pourriez-vous nous présenter votre parcours professionnel et comment vous vous êtes reconvertie en cheffe d’entreprise ? 

Je suis coiffeuse depuis 20 ans. Fascinée depuis toute petite par la coiffure, c’est tout naturellement qu’après le collège, je suis partie en CAP coiffure, puis en Brevet Professionnel (BP). Pour moi, la coiffure n’est pas seulement un métier, mais une passion.

Compétitrice dans l’âme, j’ai intégré dès mon apprentissage « Roanne Artistique Coiffure » puis « Coiffeur en France Rhône », deux structures qui coachent les jeunes pour la préparation aux concours de coiffure. Après avoir été médaillée d’argent des « meilleurs apprentis de Saône-et-Loire », puis après avoir remporté de nombreux titres internationaux, j’ai intégré en 2011 l’équipe de France de Coiffure. Depuis 2016, j’entraîne, forme et coache à mon tour les jeunes au sein de « Coiffeur en France », label artistique de l’UNEC (Union Nationale des Entreprises de Coiffure), en variant différents postes : adjointe artistique et responsable technique.

En 2018, soit au bout de 14 ans de carrière, comme la plupart de mes confrères et consœurs, j’ai été atteinte de Trouble Musculo Squelettique (TMS). Je me suis alors demandé comment j’allais pouvoir continuer ce métier. Une question qui ne me quittait pas également était :  » Pourquoi est-ce à nous, coiffeurs/ses, de nous adapter à la machine, en l’occurrence le sèche-cheveux, et non l’inverse ? » C’est à ce moment-là que l’idée de Ergodry est née.

C’est en 2019 que je décide d’arrêter mon emploi de salariée pour me consacrer au projet ErgoDry. En 2020, j’intègre « 1kubator» pour monter ma société un an plus tard. En 2022 j’ai rejoint « les Premières AURA » et cette année la communauté du CSI France.

Pouvez-vous nous présenter Ergodry ? 

ErgoDry est un nouveau dispositif breveté et ergonomique. Il permet de réduire les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) lors des prestations de séchage des cheveux. Les TMS sont des affections qui regroupent les affections des articulations, les muscles et les tendons causées par la répétition des mouvements. ErgoDry est une buse de sèche-cheveux nouvelle génération. Elle dévie l’air à 90° et permet au coiffeur de ne plus monter le bras au-dessus de la ligne des épaules limitant fortement les sollicitations les plus délétères. Selon une étude ergonomique réalisée pour le projet par un cabinet d’ergonomie agréé, l’Ergodry réduit en moyenne 50% des contraintes physiques liées au port du sèche-cheveux.

Quels sont les freins rencontrés ?

Premièrement, quand je me suis lancée, je n’avais aucune connaissance du business en général, je suis donc partie de zéro.

Ensuite, j’ai dû faire face aux réflexions misogynes. En utilisant ce langage, mes interlocuteurs cherchaient à me faire comprendre qu’en tant que femme, je serai moins capable de réussir dans l’entreprenariat que les hommes.

De plus, j’ai été confronté aux jugements de certaines personnes qui, parce ce que je suis coiffeuse et que je n’ai pas fait de longues études, n’ont aucune considération ni confiance en mon projet.

Enfin, en tant que startup hardware, il est difficile de trouver des financeurs qui nous comprennent.

Quelles solutions pourraient être mises, ou ont été mises en œuvre pour remédier à ces freins ?

Les choses à mettre en place :

Le point le plus important et immédiat, comme pour tout entrepreneur industriel, c’est le financement. C’est pourquoi je recherche un financeur (Mécénat, BA,..). Mon objectif est de passer à l’étape des prototypes fonctionnels afin de pouvoir faire la traction marché et commencer les préventes, puis dans un second temps industrialiser une minisérie.

Ensuite, je suis d’avis que la communication et l’éducation sont les meilleurs moyens de faire changer les mentalités sur les entrepreneures, qui comme moi, n’ont pas de diplôme d’ingénieur et qui sont des femmes.

Ce que j’ai déjà mis en place :

Afin de pallier mon manque de connaissances dans le domaine de l’entreprenariat, je me suis tournée vers des incubateurs. Les Premières AURA, qui est un incubateur au féminin a été d’une grande aide. J’ai également rejoint des réseaux de mentor, ce qui m’a permis d’apprendre le langage et les codes entrepreneuriaux.

Pour étoffer mon réseau business (industrie, financement…) je me suis tournée vers le CSI France.

Pour répondre complétement aux besoins de votre activité, que faudrait-il ajouter ?

Il me faudrait des locaux, afin de reprendre des stagiaires et avoir un lieu d’accueil pour des futurs partenaires.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Je vais faire une première levée de fonds en 2024, afin de lancer la fabrication d’une mini-série, pour assurer mes préventes. Je souhaite également mettre en place un programme de formation via des vidéos explicatives.

Buse Ergodry
Nouvelle buse Ergodry

 

En 2025, je lancerai une seconde levée de fonds, pour déployer mon activité, industrialiser à grande échelle et recruter du personnel.

Sur le long terme, je souhaite me déployer sur le marché européen et développer ErgoDry à d’autres corps de métier.

Pourquoi êtes-vous membre du CSI France ?

En rejoignant le CSI France, je voulais étoffer mon réseau et témoigner de mon parcours afin de faire évoluer les mentalités.

 

 

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Portrait | Startup Industrielle – Wassim AMRI, CEO de Kosmos Technologies

Nous avons interviewé Wassim AMRI, CEO de la startup industrielle Kosmos Technologies, qui a développé la Protibox, une mini ferme intelligente, qui permet de transformer des biodéchets en protéine animale et en fertilisant.

Bonjour Wassim, merci de répondre à nos questions aujourd’hui. Pourriez-vous présenter votre parcours s’il vous plait ? Expliquez-nous comment on passe d’ingénieur télécom et informatique, à CEO d’une startup Cleantech dans l’agroalimentaire.

J’ai effectivement un parcours de consultant, mais j’ai également une expérience précédente en tant qu’entrepreneur, puisque j’ai co-créé une boite dans le Saas, en 2020, qui s’appelle Karacal et dont j’étais le CTO.

L’idée de Kosmos Technologies m’est venue lors d’une mission de consulting il y a 3 ans. Un client nous demandait d’automatiser sa ferme à insecte, et c’est là que j’ai pensé à créer un modèle réduit d’usine à insecte automatisé, et à la source.

Je me suis inspirée de la logique des modèles distribués de la télécom, et à partir de ce constat, nous avons décidé de développer un modèle mobile d’usine à insecte. Depuis le début ce projet, nous avons déjà déposé 2 brevets et notre équipe IT a développé un software adaptatif. Il convient à l’élevage de larves aussi bien qu’à toute autre espèce d’insecte.

Pouvez-vous présenter votre activité s’il vous plait ?

Kosmos Technologies, fondée en 2022, a pour mission de promouvoir la durabilité alimentaire en transformant les coproduits végétaux en sources de protéines de haute qualité tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. Notre engagement profond envers un avenir plus durable est au cœur de notre entreprise. Nous avons établi une solide réputation en tant qu’entreprise innovante, prête à relever les défis urgents de notre époque. Notre mission consiste à contribuer à la sécurité alimentaire mondiale en utilisant la technologie pour transformer les ressources sous-utilisées en sources de protéines essentielles, tout en réduisant les déchets alimentaires. ProtiBox est une innovation majeure dans la production de protéines durables, bien plus qu’une simple installation agricole. Elle intègre des fonctionnalités logicielles avancées qui révolutionnent la manière dont nous produisons des protéines d’insectes. Notre plateforme logicielle offre un monitoring en temps réel, une traçabilité complète et une analyse prédictive des conditions d’élevage, permettant une gestion proactive et éclairée de la production. Cette automatisation complète de l’ensemble du processus, y compris l’alimentation des insectes, leur reproduction et une supervision, garantit une production constante de protéines d’insectes de haute qualité tout en minimisant la main-d’œuvre nécessaire. De plus, nous offrons une assistance opérationnelle complète pour faciliter le transfert de compétences et garantir le succès de nos clients dans l’utilisation de la ProtiBox. Avec ces caractéristiques uniques, la ProtiBox répond efficacement aux besoins croissants en protéines durables tout en contribuant à la sécurité alimentaire mondiale.

Enfin, Protibox, se présente comme alternative aux méthodes traditionnelles (méthaniseur et solution de compostage).

Pourriez-vous développer ce dernier point s’il vous plait ?

Si on fait un comparatif entre le Méthaniseur, la Station de Compostage et la Protibox, on pourrait obtenir ceci :

Les inconvénients d’un Méthaniseur, la Station de Compostage sont :

  • Les procédures administratives complexes,
  • Le besoin d’un espace conséquent,
  • La gestion et stockage du digestat,
  • Le coût élevé de traitement pour l’utilisateur, environ 180 € par tonne,

Alors que la Protibox permet :

  • Une modularité et évolutivité du système,
  • Un faible investissement initial (capex),
  • La simplification des démarches administratives,
  • La promotion de l’économie circulaire

Comment fonctionne la Protibox ?

Tout d’abord, il faut déposer la Protibox à côté d’un système de biodéchets. Les biodéchets sont acheminés par un convoyeur.

Dans la Protibox, il y a des œufs de larves. Nous avons mis en place un partenariat avec la « Compagnie des insectes » ; qui nous fournissent les œufs. Ils font également l’opération de récolte à la fin du cycle, qui dure environ 15 jours. Ils peuvent également racheter la récolte.

Ensuite, les biodéchets sont donnés comme source de nourriture aux larves, qui vont les transformer en biomasse.

Nous avons automatisé tout le système (d’élevage des larves, de surveillance, de visionnage). Le robot, à l’intérieur de la box fait toutes les opérations d’élevage : il envoie la nourriture aux larves, il nettoie, et répond de façon immédiate en cas de problème.

Le système est conditionné, il garantit un environnement parfait pour le développement des larves.

La Protibox proposée par startups industrielles Kosmos Technologiescc : https://protibox.com/
La Protibox Crédit : https://protibox.com/
Un bac permet de traiter combien de kilos de déchets ?

Un conteneur 40 pied peut traiter par mois l’équivalent de 30 tonnes pour produire 8 tonnes de larves et 15 tonnes de fertilisant. A la fin du cycle, les larves vont être transformées en farine d’insecte et les excréments des larves feront un fertilisant puissant.

Combien de temps faut-il compter pour la mise en place de votre technologie ?

Cela varie en fonction de la demande du client et de ses besoins. Le système est modulable, nous nous adaptons donc à la quantité de biodéchet à transformer.

Où en êtes-vous dans votre développement ?

Nous sommes actuellement au stade de prototypage, nous recherchons activement un local pour faire un démonstrateur. Nous avons beaucoup de demandes de clients potentiels, mais nous devons d’abord leur présenter le produit.

Travaillez-vous avec des grands groupes / PME / ETI ? Est-ce que vous l’envisagez pour le futur ?

 Nous avons effectivement pensé à travailler avec un acteur important dans la commercialisation d’équipements de transformation d’insectes. Nous voudrions créer avec eux un partenariat de système de transformation miniature adapté au système d’élevage.

Quels sont les freins rencontrés ?

Comme évoqué précédemment, nous recherchons pour l’instant un local pour la mise en place du Démonstrateur.  Ensuite, comme tous les entrepreneurs dans le hardware, il est difficile de trouver des financements en amorçage industriel.

Quelles solutions pourraient être mises en œuvre pour y remédier ?

A court terme, nous recherchons des subventions, et nous pensons également participer à des concours.

De plus, en étant présent dans les différents écosystèmes, comme au CSI France, nous espérons également être mis en contact avec les bons interlocuteurs, qui seront comprendre le monde du hardware.

Sur le long terme, nous devrons trouver des financements plus importants et c’est là que les fonds d’investissement entrent en jeux.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nos perspectives de développement chez Protibox sont :

– Consolider notre leadership technique sur le marché français en continuant à améliorer nos équipements et nos services.
– Elargir notre base de clients en ciblant de nouveaux secteurs gros producteurs de déchets (maraîchage, IAA, collectivités…).
– Accélérer notre déploiement commercial en Europe, notamment en Allemagne et en Italie.
– Développer de nouveaux modules pour valoriser un plus large spectre de déchets (marcs, épluchures…).
– Obtenir de nouvelles homologations pour étendre les débouchés de notre poudre protéinée.

Notre ambition est de devenir un champion européen des solutions de valorisation de biodéchets par les insectes, au service d’une économie circulaire durable.

Pourquoi êtes-vous membre du CSI France ?

Nous avons choisi d’être membre du Collectif Startups Industrielles France pour plusieurs raisons:

– Intégrer un écosystème de startups partageant les mêmes problématiques que les nôtres liées à l’industrialisation et la mise sur le marché de produits complexes.
– Bénéficier des sessions de mentoring avec des entrepreneurs plus expérimentés organisées par le CSI, afin d’accélérer notre développement.
– Participer à des groupes de travail techniques sur des sujets comme la réglementation, le recrutement, l’accès aux financements.
– Avoir accès à des tarifs préférentiels négociés par le CSI auprès de prestataires sur des services clés (conseil juridique, propriété intellectuelle, marketing…).
– Intégrer le plaidoyer du CSI France auprès des pouvoirs publics en faveur des startups deeptech et industrielles.
– Bénéficier de la visibilité et la crédibilité apportées par le CSI dans nos démarches institutionnelles et commerciales.
– Echanger avec d’autres startups et créer des synergies, sur des sujets technologiques et business.
– L’adhésion au CSI nous permet donc de gagner en légitimité, connaissance, productivité et réseau, des atouts clés pour notre réussite.

Vous considérez-vous comme un acteur « cleantech » ou « greentech » et pourquoi ?

Oui aux deux ! Tout d’abord, nous nous considérons Cleantech car notre solution permet de réduire l’impact environnemental des activités de nos clients, en valorisant des déchets qui seraient sinon incinérés ou enfouis. Nous contribuons ainsi à l’économie circulaire.
Ensuite, nous sommes Greentech car notre procédé s’appuie sur des technologies propres et durables : élevage d’insectes, séchage solaire, limitation des transports… Nos équipements minimisent la consommation énergétique.
Mais au-delà, nous permettons aussi à nos clients de transformer un centre de coût (gestion des déchets) en une nouvelle source de revenus grâce à la production de poudre protéinée premium.
Donc notre solution présente à la fois des bénéfices écologiques mais aussi économiques, pour une performance durable aux plans environnemental ET financier.
En résumé, je qualifierais Protibox de solution éco-responsable intelligente, combinant le meilleur des approches cleantech et greentech pour le plus grand bénéfice de nos clients et de la planète.

 

 

Portrait | Startup industrielle : Thomas Faure, CEO de Life-01

Aujourd’hui nous nous entretenons avec Thomas FAURE, Co-Fondateur et CEO de la startup industrielle LIFE-01.

Bonjour Thomas, merci de nous accorder de votre temps pour cet entretien. Pourriez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

J’ai un cursus d’ingénieur technique assez classique,  j’ai fait un DUT en génie énergétique puis un master en génie des systèmes industriels. A mes débuts, je travaillais dans l’entreprise de mon père, qui était d’ailleurs le leader Européen dans la conception et la construction de salles blanches. Puis, j’ai rejoint une autre entreprise comme Directeur du développement où je m’occupais de la R&D et du commerce. Je travaillais toujours sur le traitement d’air, la construction et la conception de salles blanches. Je suis resté à ce poste jusqu’en 2018.

Pourriez-vous nous présenter le projet Life-01 ?

Purificateur d'air ’Element® de Life-01
Le purificateur d’air Element® de Life-01

LIFE-01 est un acteur global de la qualité de l’air intérieur. Nous offrons une solution de santé et de maîtrise de qualité d’air intérieur (QAI) connectée pour tous les environnements habités.

Nos solutions permettent d’optimiser de 10% la performance environnementale des bâtiments, tout en améliorant la qualité d’air intérieur. LIFE-01 conçoit et fabrique en France un objet connecté purificateur d’air qu’elle commercialise, distribue et installe dans les logements, les bureaux, les écoles, les EPHAD, etc…

Comment vous est venu l’idée ?

J’ai toujours voulu créer ma propre entreprise, sûrement parce que mon père et mon oncle étaient des entrepreneurs. Mon frère ainé a également monté sa boite en communication digitale. C’est de famille ! L’idée de Life-01 a muri au fils des années. Lorsque je travaillais avec mon père, je faisais beaucoup de R&D. Nous avons d’ailleurs été à l’initiative de certaines normes et nous avons participé à la création d’un observatoire national de la qualité de l’air en intérieur (OQAI), afin de réaliser des études sur l’impact des contaminants sur la santé.

Life-01 est une entreprise familiale, nous sommes 3 Co-Fondateurs, mon père, mon frère ainé et moi. C’est un projet qui a été longuement travaillé en amont. Nous avons pris le temps de réfléchir aux différents aspects de l’entreprise et nous savions que nous pouvions combiner nos expertises industrielles, techniques et marketing. En 2018 nous avons décidé de sauter le pas et nous avons créé Life-01. L’objectif est de permettre à tous de vivre dans des environnements sains, avec un impact positif sur notre santé et sur l’environnement. En 2018, j’ai créé en parallèle Life Ingénierie et Life Construction (conception et construction de salles blanches),  puis j’ai revendu mes parts en 2021 pour me consacrer uniquement au projet Life-01.

Quelles ont été les phases de développement de votre entreprise ?

L’entreprise a été créée fin 2018 et en 2019, nous avons lancé notre première levée de fonds. En 2020, nous nous sommes attelés à terminer la R&D de Element® , notre premier produit, ainsi que les premiers prototypes et nous avons commencé l’industrialisation. C’est en 2022, lorsque nous avons eu notre première chaine de production qualifiée, que nous avons fabriqué et livré nos 50 premiers produits.

Nous sommes actuellement en phase d’amorçage industrielle de plus grande ampleur, et nous souhaitons installer notre première usine en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Quels sont les freins rencontrés durant votre développement ?

Nous développons un produit hardware et software et il est très difficile de trouver des investisseurs privés (VC) en phase d’amorçage industriel, même si nous avions déjà une très bonne traction commerciale dès notre lancement ! Il manque cruellement d’investissements en fonds propres sur ces phases de développement. D’après notre expérience, il est plus facile de trouver de l’argent public en dette pour innover et industrialiser, mais encore faut-il encore avoir les fonds propres pour faire effet de levier ! L’Etat doit jouer un rôle de premier plan en tant qu’investisseur et pas seulement subventionner…

Quelles solutions pourraient être mises en œuvre pour y remédier ?

Le fonds d’amorçage industriel créé par la BPI est une bonne première réponse. Mais 50M€ c’est trop peu pour des startups industrielles ! Il faut surtout des investisseurs privés (VC) en phase d’amorçage qui comprennent nos besoins et ce qu’est le hardware. Il faut également qu’ils entendent notre volonté de produire en France et d’industrialiser en France. Le CSI France joue pour cela un rôle primordial et je félicite Eléonore Blondeau et son équipe pour leur contribution à faire évoluer l’écosystème dans ce sens.

Quelles sont vos projets ? Vous parlez de première usine ?

Tout à fait, nous faisons du Made in France, nos produits sont assemblés pour le moment en Haute Savoie et 56% des composants sont faits en France. Nous cherchons également à produire localement. La chaudronnerie est proche de nos bureaux, le plastique est fabriqué à Valence.

Notre but est d’internaliser la production dans 2 ans avec le soutien de la BPI dans le cadre de l’appel à projet France 2023 « Première usine ». Nous souhaitons mettre en place un recrutement inclusif. Nous allons embaucher des professionnels de tous niveaux de compétence, et nous allons nous rapprocher d’un ESAT (établissement ou service d’aide par le travail), afin de recruter des personnes en situation de handicap.

Quels sont vos perspectives de développement ?

A court terme, nous sommes actuellement en levée de fonds. Notre objectif est de livrer 1500 produits en 2023 et 2000 en 2025.

Sur le long terme, nous avons une levée de fonds prévue en 2025-2026 afin d’internaliser et d’industrialiser en propre. Notre objectif  est de s’externaliser à l’international : Suisse, Emirat. A cet effet, j’ai rejoint le dispositif du MEDEF qui s’intitule « Définir sa stratégie à l’export » pour nous préparer à l’internationalisation.

De plus, aujourd’hui, nous sommes exclusivement en B2B, nos clients sont des promoteurs immobiliers, gestionnaires d’actifs fonciers, grandes entreprises, calées sur le résidentiel ou le tertiaire, en leasing ou en investissement. Cependant, d’ici 5 à 10 ans, nous espérons nous ouvrir au B2C. Cela dépendra de l’ouverture d’esprit du public sur la purification de l’air. Ce genre de technologie est déjà très répandue en Asie ou dans les pays scandinaves.

Vous vous considérez comme un acteur « cleantech », pourquoi ?

Premièrement, nous contribuons à améliorer la qualité de l’air que nous respirons à l’intérieur. Ensuite, nous sommes classés comme startup à « Impact » par la BPI et lauréats de l’AAP des entreprises engagées dans la transition écologique par l’ADEME.

De plus, nous sommes dans une optique de durabilité. En mettant en place des contrats de leasing de 6 ans, nous récupérons 50% des composants du produit, qui sont réutilisables en upcycling. La partie consommable, c’est-à-dire la cartouche d’épuration, est quant à elle changée tous les 2 ans. Nous envoyons un sac de renvoi au nouveau client et nous récupérons l’ancienne cartouche afin d’en recycler une partie.

Dernière question Thomas, pourriez-vous nous dire, en une phrase, pourquoi vous êtes membre du CSI France ?

En rejoignant le CSI France, nous souhaitions pouvoir mutualiser et partager les problématiques liées aux startups industrielles, et trouver des solutions !

 

Découvrir tous les portraits

 

Portrait | Startup industrielle : Paul Péretié, CEO de ADOK

Dans ce nouvel entretien, nous échangeons avec Paul Péretié, Co-fondateur  et CEO de la startup industrielle Adok.

Quel est votre parcours ?

J’ai effectué une double formation en commerce et design, dont je suis passionné. J’ai d’ailleurs poursuivi un master en entrepreneuriat, c’est dans ce cadre que j’ai créé ma première startup avant ADOK. Le but était de mettre en relation les PME et les designers, j’ai appris énormément. Cette aventure s’est terminée 1 an et demi plus tard, puis en 2016, j’ai fondé ADOK.

D’où vient l’idée d’ADOK ?

Précédemment j’ai travaillé dans une startup B2B en visualisation de données et j’ai pu émettre un constat : les outils collaboratifs n’étaient pas au niveau de nos appareils personnels. Lorsqu’il fallait se retrouver pour les réunions d’équipe et faire des points, il y avait toujours des soucis car il manquait les bonnes interfaces. Surtout sur le terrain. C’est alors que m’est venu l’idée de ADOK, avec mon expérience en design j’avais cette sensibilité pour créer des solutions qui s’adaptent à un besoin concret.

Pouvez-vous présenter votre activité ?

ADOK créée des outils afin que les professionnels puissent accéder aux bonnes informations sur le terrain grâce à des projections tactiles. Aujourd’hui nous commercialisons deux produits, le Hub Tactile (photo ci-dessous), et aussi une License de technologie aux entreprises qui veulent créer des projections tactiles pour leurs propres produits.

Adok le Hub Tactile
Adok, Le Hub Tactile
Cc photo : https://www.getadok.com/
Quels sont les freins rencontrés ?

Au cours de notre développement, nous avons rencontré de nombreux obstacle. Lorsque l’on souhaite créer un produit nouveau, donc innovant, financer la R&D, puis l’industrialiser, c’est un vrai défi. Nous avons initialement choisi le mauvais partenaire industriel, et cela a failli nous faire déposer le bilan. Il est très compliqué de trouver les bons interlocuteurs, les bons partenaires, de lever les questions de fiabilité, de certifications, etc.

Quelles solutions avez-vous trouvés pour y remédier ?

Nous avons eu la chance d’être accompagnés par un super fonds d’investissement (Waterstart NCI) qui comprend les enjeux des startups Hardware. Nous sommes également heureux de travailler avec Toshiba Dieppe. Nous les avions rencontrés sur un salon, nous avions échangé, mais c’est grâce à la mise en relation par Waterstart NCI que la collaboration est née et que nous les avons choisis pour finaliser notre produit.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Notre priorité de 2023 est l’internationalisation de nos ventes. Nous avons pu faire des ventes de manière organique dans une vingtaine de pays, et maintenant nous passons à la vitesse supérieure en structurant cette démarche.

Pourquoi êtes-vous membre du CSI France ?

Car il est extrêmement difficile de mener un projet Hardware en France, et c’est impossible de le faire seul. En tant que Startup Hardware, nous voulons à la fois partager notre expérience, et aider les jeunes projets, mais aussi bénéficier de la force du réseau.

 

Découvrir d’autres portraits d’entrepreneur·se·s industriel·les ici 

Portrait | Startup industrielle : Roland Pesty, fondateur de SINTERMAT

Nombreux sont ceux qui nous demandent mais finalement « C’est quoi une startup industrielle ? » ; « Qui sont-ils/elles ? » « Où sont-ils/elles ? » alors bien sûr on invite dans un premier temps à consulter notre Glossaire mais nous souhaitions aller plus loin.

Aussi pour initier cette démarche, nous avons mis en place un partenariat avec l’Association INTERpreneursL’ association des INTERpreneurs a pour objet de fournir des conditions qui permettent au dirigeant de PME de devenir un INTERpreneur, c’est à dire de découvrir le potentiel de « l’écosystème » qui l’entoure, et d’en tirer parti pour faire de son entreprise une entreprise forte, moderne et résiliente.


Découvrez le parcours de Roland Pesty, fondateur de SINTERMAT, dans cet interview.

Portrait | Startup industrielle : Fanny Deléage, fondatrice de la Tannerie Végétale

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Comment passe t-on de docteure en chimie à entrepreuse  ?
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Portrait | Startup industrielle : Alphadio Olory-Togbe, fondateur du Lavoir Moderne


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Découvrez le parcours de Alphadio Olory-Togbe , fondateur du Lavoir Moderne, dans cette interview.

Portrait | Pierre Laurent-Badin, CEO de la Société Fluviale de Logistique


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Passionné par le milieu maritime, Pierre Laurent-Badin commence sa carrière professionnelle en tant qu’officier dans la marine marchande. Plus tard, il souhaite s’engager dans la cause environnemental et lance le projet Société Fluviale de Logistique avec deux associés.

Découvrez la suite du parcours de Pierre Laurent-Badin, CEO de Société Fluviale de Logistique, dans cet interview réalisé par l’Association des INTERpreneurs.

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