Actualité | Startup industrielle & Mobilité

Nous sommes ravis de vous partager ce podcast du MAP, qui a retenu tout particulièrement notre attention, car le fondateur de la startup industrielle FURION invitée, Marc Evenisse cite les actions mises en œuvre par le CSI FRANCE.

La startup industrielle FURION travaille au développement de l’hybridation des motocycles mais aussi de toutes les chaines de traction.

Nous remercions Marc et nous vous souhaitons une bonne écoute !

 

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Portrait | Startup Industrielle : Christine Barratte Directrice des opérations à Boréales Energy

Nous sommes ravis de vous partager le portrait de Christine Barratte, Directrice des opérations chez Boréales Energy, startup industrielle adhérente du CSI France.

Bonjour Christine, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Bien sûr. J’ai un diplôme d’ingénieur, une formation HEC en exécutif MBA et également un doctorat en science. J’ai toujours travaillé dans l’industrie, comme Ingénieure développement, Responsable R&D, Directrice technique ou industrielle avec une dimension internationale. Depuis 2 ans je suis rentrée dans le monde des startups en intégrant Boréales Energy.

Pourquoi une telle bifurcation ?

Cela faisait plus de 20 ans que je travaillais dans le même secteur, et dans de grandes entreprises. Ce n’est pas toujours très simple, même si on apprend énormément. En me tournant vers le milieu des startups industrielles, j’avais envie de dynamisme, de création, de positivisme. J’ai vite senti la différence en intégrant Boréales Energy. Dans une startup, toute l’équipe avance ensemble et la dynamique est positive car l’objectif final est le bien commun.

Que fait une directrice opérationnelle au quotidien ?

C’est très varié, je rencontre toute sortes de problématiques, je travaille sur différents sujets qu’il faut faire avancer.  Dans mon quotidien je travaille avec 5 ingénieurs. Mon but est de coordonner le flux d’informations, afin de ne pas surcharger les uns et les autres. Je suis également en charge du recrutement, des finances, je réponds aux appels à projets, je coordonne les parties commerciales et les réunions techniques. Il y a de quoi faire !

Qu’est-ce que fait Boréales Energy ?

Boréales Energy a été créée à Caen en 2015 et est très engagée dans la transition énergétique.

Nous développons et commercialisons des solutions innovantes et performantes de stockage d’énergie, notamment celles renouvelables, dans la glace afin de remplacer les batteries  électrochimiques. Cette solution permet de mieux gérer les pics et les creux de consommations, tout en améliorant la puissance énergétique.

Notre solution peut être utilisée dans les fermes, afin de refroidir le lait rapidement et le maintenir à la bonne température.

Elle est aussi très efficace dans les chambres froides, afin de venir en support au groupe froid, comme batterie de secours et pour amélioration de l’efficacité énergétique grâce au stockage dans la glace. Lorsque la température extérieure dépasse les 25 degrés, notre solution permet de gagner 50% d’efficacité énergétique.

Quels sont les freins rencontrés ?

Notre plus gros frein à ce jour est de trouver des clients, car le procédé que nous avons développé est unique. Nos interlocuteurs ne connaissent pas notre solution, il y a donc un fort besoin d’apprentissage, nous devons expliquer la pertinence de l’usage de la machine. C’est pourquoi la conversion est un peu lente. Mais nous avons fait de gros progrès cette dernière année en améliorant notre cible marché.

De plus, nous avons également perçu très peu de subventions des pouvoirs publics, alors que notre solution répond à un besoin d’avenir.

Quelles solutions pourraient être mises en œuvre pour y remédier ?

Nous allons développer nos contacts et notre visibilité, en étant présents sur plus de salons en 2024 par exemple.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Sur le court terme, nous allons lancer une levée de fonds fin 2024 et renforcer notre pôle commercial.

Ensuite, nous comptons aujourd’hui 650m2 de locaux à Caen, mais nous envisageons de grandir d’ici 2 ans. Donc nous allons étudier les possibilités d’agrandissement sur le moyen terme.

Enfin, sur le long terme, nous souhaitons créer un système qui permettrait de reconvertir de l’énergie thermique en énergie électrique.

Que pensez-vous de l’écosystème startups à Caen ?

Il est très dynamique. Il y a de nombreux acteurs présents et nous sommes bien entourés. Nous faisons partie de Normandie incubation, nous avons participé au FFWD organisé par la région Normandie, et nous avons également rejoint le Village by CA.

Pourquoi êtes-vous membre du CSI France ?

Nous avons décidé de rejoindre le CSI France afin d’étoffer nos contacts, profiter de la veille mise en place sur l’industrie et l’industrie circulaire. Nous voulions également partager nos problématiques entres startups dans le club CEO et profiter d’interventions pertinentes organisées par le collectif. Le témoignage d’Enzo Ribeiro, Head of Financing de Verkor pendant l’AG du CSI France le 1er décembre illustre parfaitement ce dernier point.

Vous considérez-vous comme un acteur « cleantech » ou « greentech » ? Pourquoi ?

Oui, car notre système de batterie dans la glace permet le déphasage entre production et utilisation d’électricité, sans utiliser des terres rares comme les batteries électrochimiques.

Actualité | Interview de Nicolas Gambini

Le 01 décembre 2023, lors de l’Assemblée Générale du CSI France à l’Hotel de l’industrie à Paris, Nicolas Gambini a officiellement pris ses fonctions de Président du CSI France et reprend le flambeau après la passation de Eléonore Blondeau, qui a porté la voix des startups industrielles pendant 2 années. 

Nicolas Gambini a travaillé plus de 20 ans dans l’industrie, que ce soit chez Renault, ou à la tête de sa propre startup industrielle Nautilo+. Aujourd’hui, l’aventure Nautilo+ est terminé. Toutefois, cette expérience d’entrepreneur est d’une importance capitale pour le poste de Président. L’association, fondée par des entrepreneurs et longtemps présidée par une ancienne entrepreneure industrielle, met un point d’honneur d’être à l’écoute des besoins de ses porteurs/ses de projet. Ce travail requiert une compréhension aigüe des besoins des CEOs de startups industrielles, que seul un/e entrepreneur/e peut acquérir. 

Ainsi, nous sommes certains que, fort de cette expérience, Nicolas saura mener à bien le plaidoyer et autres missions du CSI France.

En compagnie du nouveau Bureau et le Conseil d’Administration, il souhaite continuer dans la lignée des travaux déjà accomplis, et un écosystème favorable aux startups industrielles.

 

Newsletter | L’actualité de décembre du CSI France

Retrouvez toutes les actualités du CSI France dans cette dernière newsletter de l’année 2023 !

Nous sommes fiers de vous partager de très bonnes nouvelles, comme le renouvellement de notre Gouvernance, une interview exclusive de notre nouveau Président Nicolas Gambini, les actualités de l’écosystème startups, et de nos startups adhérentes !

 

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RetEX | Rencontre Conviviale à YMCA Services Occitanie

Le 7 décembre 2023, le CSI France s’est rendu en région Occitanie afin de découvrir le site industriel de YMCA (à prononcer INCA) Services Occitanie. Accompagné de notre récent partenaire Antracite, nous avons pu découvrir cette entreprise adapté lors d’une Rencontre Conviviale.

Qu’est ce qu’une Rencontre Conviviale ?

L’objectif d’une Rencontre Conviviale du CSI France, c’est de rassembler, lors d’un moment convivial, l’écosystème des startups industrielles et aussi toute personne intéressée par le milieu des startups industrielles (étudiants, marketing, commerciaux, etc). Pendant ces rencontres, nous visitons un lieu productif, que ce soit un laboratoire, un fablab ou encore une usine.

Nous mettons en place un temps de présentation, afin de présenter le CSI France et ses partenaires.

Ensuite, nous proposons un tour de table, afin que chacun.e se présente.

Pour finir, nous terminons la soirée par un cocktail participatif, type apéro canadien où chacun.e apporte à boire et à manger. Ce temps est dédié à l’échange entre les participants – pour networker 😉

Qui est Antracite, notre nouveau partenaire et référent région Occitanie de nos Rencontres Conviviales ? 

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur Antracite, un nouveau partenaire en région Occitanie, pour nous faire découvrir de nouveaux sites industriels, et nous épauler dans notre démarche de faire se rencontrer les startups et industriels sur des lieux productifs sur leur territoire.

Antracite est un studio de design spécialisé dans la conception de produits. Il vous accompagne de votre idée première jusqu’à l’industrialisation.

Retex Rencontre Conviviale à YMCA Services Occitanie

 

 

 

 

 

Composé d’une équipe pluridisciplinaire mêlant design industriel et ingénierie mécanique, ils sont en mesure de maitriser les contraintes les plus spécifiques. L’ensemble de leurs compétences leur permettent de répondre aux problématiques touchant à l’esthétique, à l’ergonomie fine et pouvant aller jusqu’à l’intégration de normes ou la réalisation de calculs de dimensionnement mécaniques.

A la découverte de YMCA Services, une entreprise adaptée

Le terme d’entreprise adaptée signifie que la structure a reçu un agrément de l’état car elle emploie au minima 55% de travailleurs handicapés. Dans le cas de YMCA Services Occitanie, leur taux s’élève à 75%.

YMCA Services a été créé en 1990, son actionnaire majoritaire est YMCA Occitanie, groupement d’associations qui a pour vocation  d’accompagner dans l’emploi des personnes reconnus travailleurs handicapés.

Aujourd’hui YMCA Services Occitanie emploi 320 salariés répartis sur 4 sites, et font un chiffre d’affaire de 9 millions en 2023. La structure travaille dans tous les secteurs de l’économie, mais au vue de sa situation géographique, elle dépend énormément du secteur de l’aéronautique.

Ils proposent 4 services :
– Logistique (magasin, supply chain, gestion des stocks, etc)
– Manufacturing (assemblage, câblage, numérisation, contrôle, etc)
– Support  de production ( mécanique, inspection, assistance, assemblage, gestion SAV, expeditions)
– Espace Paysagers (création, entretien, élagage)

YMCA Services Occitanie a également déjà travaillé avec des startups, comme Kippit et est sensible aux enjeux d’industrialisation et à l’accompagnement des projets sur leur durée.

 

Vous souhaitez accueillir une Rencontre Conviviale ?

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RetEx | Visite du Grand Plateau

Le 7 décembre 2023, nous nous sommes rendus au Grand Plateau, tiers-lieu pour les professionnels de la mobilité active, en compagnie de nos adhérents et intéréssés/es. Nous remercions chaleureusement Anne-Gaëlle Clot, Directrice du Grand Plateau pour son accueil et la visite des locaux.

Contexte

Une des missions du CSI France est de faire se rencontrer des acteurs locaux : industriels, startups, accompagnants, financeurs, sur des lieux productifs, afin que ceux-ci puissent échanger de manière informelle. De cette façon, nous espérons voir fleurir des synergies entre les startups et leur écosystème territorial.

Le Grand Plateau : là où les rêves de mobilité active se réalisent 

L’initiative a été pensée dès 2019 par l’Association CARA dans le but de rassembler les acteurs de la mobilité active. L’association a alors répondu à l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) « Manufacture de proximité » de la Métropole de Lyon et en est devenue lauréate. Le projet a bénéficié du soutien et de l’accompagnement de la Métropole de Lyon et le lieu a officiellement ouvert ses portes en juin 2022.

La surface du tiers-lieu est de 5500m2, qui sont répartis en ateliers et en zone de stockage. Les  résidents peuvent également profiter de 680m2 de bureaux, afin de profiter d’une zone privée, et d’un espace de coworking.

Il regroupe des startups et petites PME sur un même lieu afin de leur permettre de se développer dans un écosystème adapté à leurs besoins.

Le lieu rassemble aujourd’hui plus de 24 résidents, qui se répartissent dans différentes catégories :

  • Fabricants de vélo et de micro-mobilité
  • Fabricants d’accessoires,
  • Assembleurs et fabricants de composants,
  • Reconditionnement,
  • Stationnement,
  • Location,
  • Electrification,
  • Services,
  • Tests de vélos,
  • Application

Liste des résidents

Visite du site

L’équipe du CSI France s’est donc rendue sur place pour visiter ce site iconique ! Notre Fondatrice Eléonore Blondeau a commencé par présenter l’histoire de notre association, notre raison d’être et les actions que nous mettons en place au quotidien pour développer un écosystème favorable aux startups industrielles dans une démarche d’économie circulaire.

Le profil des personnes présentes ce soir là était très varié : photographe, chargé de projet, ingénieur, porteur de projet, accompagnant à l’industrialisation et même un profil étudiant.

Ensuite, nous avons pu écouter le discours de Anne-Gaëlle, qui nous a présenté le tiers-lieu, son fonctionnement et ses occupants.

Par la suite, nous avons visité les locaux et nous nous sommes arrêtés chez une de nos startups adhérentes, Ref Bikes, afin qu’elle nous présente son projet. Ref bikes, propose un vélo léger, 100% modulable, Made In France et qui a la particularité d’avoir une fourche  sans colle, ni soudure.

Ref Bikes

 

Dans la continuité de notre visite, nous avons pu découvrir d’autres projets, à différents niveaux de développement. Certains préparaient les commandes, pendant que d’autres réalisaient leurs premiers prototypes !

Visite du Grand Plateau CSi France Visite du Grand Plateau CSi France

Quelques ateliers ont particulièrement attiré l’attention de notre groupe, comme le lavo vélo, ou la rayonneuse mac 1, que Vincent Thavonekham, expert 4.0, CEO de Factovia et adhérent du CSI France, nous a présenté !

 

Envie d’accueillir une Rencontre Conviviale ou d’en coorganiser avec nous ?

CONTACTEZ-NOUS

 

 

Portrait | Startup Industrielle – Wassim AMRI, CEO de Kosmos Technologies

Nous avons interviewé Wassim AMRI, CEO de la startup industrielle Kosmos Technologies, qui a développé la Protibox, une mini ferme intelligente, qui permet de transformer des biodéchets en protéine animale et en fertilisant.

Bonjour Wassim, merci de répondre à nos questions aujourd’hui. Pourriez-vous présenter votre parcours s’il vous plait ? Expliquez-nous comment on passe d’ingénieur télécom et informatique, à CEO d’une startup Cleantech dans l’agroalimentaire.

J’ai effectivement un parcours de consultant, mais j’ai également une expérience précédente en tant qu’entrepreneur, puisque j’ai co-créé une boite dans le Saas, en 2020, qui s’appelle Karacal et dont j’étais le CTO.

L’idée de Kosmos Technologies m’est venue lors d’une mission de consulting il y a 3 ans. Un client nous demandait d’automatiser sa ferme à insecte, et c’est là que j’ai pensé à créer un modèle réduit d’usine à insecte automatisé, et à la source.

Je me suis inspirée de la logique des modèles distribués de la télécom, et à partir de ce constat, nous avons décidé de développer un modèle mobile d’usine à insecte. Depuis le début ce projet, nous avons déjà déposé 2 brevets et notre équipe IT a développé un software adaptatif. Il convient à l’élevage de larves aussi bien qu’à toute autre espèce d’insecte.

Pouvez-vous présenter votre activité s’il vous plait ?

Kosmos Technologies, fondée en 2022, a pour mission de promouvoir la durabilité alimentaire en transformant les coproduits végétaux en sources de protéines de haute qualité tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. Notre engagement profond envers un avenir plus durable est au cœur de notre entreprise. Nous avons établi une solide réputation en tant qu’entreprise innovante, prête à relever les défis urgents de notre époque. Notre mission consiste à contribuer à la sécurité alimentaire mondiale en utilisant la technologie pour transformer les ressources sous-utilisées en sources de protéines essentielles, tout en réduisant les déchets alimentaires. ProtiBox est une innovation majeure dans la production de protéines durables, bien plus qu’une simple installation agricole. Elle intègre des fonctionnalités logicielles avancées qui révolutionnent la manière dont nous produisons des protéines d’insectes. Notre plateforme logicielle offre un monitoring en temps réel, une traçabilité complète et une analyse prédictive des conditions d’élevage, permettant une gestion proactive et éclairée de la production. Cette automatisation complète de l’ensemble du processus, y compris l’alimentation des insectes, leur reproduction et une supervision, garantit une production constante de protéines d’insectes de haute qualité tout en minimisant la main-d’œuvre nécessaire. De plus, nous offrons une assistance opérationnelle complète pour faciliter le transfert de compétences et garantir le succès de nos clients dans l’utilisation de la ProtiBox. Avec ces caractéristiques uniques, la ProtiBox répond efficacement aux besoins croissants en protéines durables tout en contribuant à la sécurité alimentaire mondiale.

Enfin, Protibox, se présente comme alternative aux méthodes traditionnelles (méthaniseur et solution de compostage).

Pourriez-vous développer ce dernier point s’il vous plait ?

Si on fait un comparatif entre le Méthaniseur, la Station de Compostage et la Protibox, on pourrait obtenir ceci :

Les inconvénients d’un Méthaniseur, la Station de Compostage sont :

  • Les procédures administratives complexes,
  • Le besoin d’un espace conséquent,
  • La gestion et stockage du digestat,
  • Le coût élevé de traitement pour l’utilisateur, environ 180 € par tonne,

Alors que la Protibox permet :

  • Une modularité et évolutivité du système,
  • Un faible investissement initial (capex),
  • La simplification des démarches administratives,
  • La promotion de l’économie circulaire

Comment fonctionne la Protibox ?

Tout d’abord, il faut déposer la Protibox à côté d’un système de biodéchets. Les biodéchets sont acheminés par un convoyeur.

Dans la Protibox, il y a des œufs de larves. Nous avons mis en place un partenariat avec la « Compagnie des insectes » ; qui nous fournissent les œufs. Ils font également l’opération de récolte à la fin du cycle, qui dure environ 15 jours. Ils peuvent également racheter la récolte.

Ensuite, les biodéchets sont donnés comme source de nourriture aux larves, qui vont les transformer en biomasse.

Nous avons automatisé tout le système (d’élevage des larves, de surveillance, de visionnage). Le robot, à l’intérieur de la box fait toutes les opérations d’élevage : il envoie la nourriture aux larves, il nettoie, et répond de façon immédiate en cas de problème.

Le système est conditionné, il garantit un environnement parfait pour le développement des larves.

La Protibox proposée par startups industrielles Kosmos Technologiescc : https://protibox.com/
La Protibox Crédit : https://protibox.com/
Un bac permet de traiter combien de kilos de déchets ?

Un conteneur 40 pied peut traiter par mois l’équivalent de 30 tonnes pour produire 8 tonnes de larves et 15 tonnes de fertilisant. A la fin du cycle, les larves vont être transformées en farine d’insecte et les excréments des larves feront un fertilisant puissant.

Combien de temps faut-il compter pour la mise en place de votre technologie ?

Cela varie en fonction de la demande du client et de ses besoins. Le système est modulable, nous nous adaptons donc à la quantité de biodéchet à transformer.

Où en êtes-vous dans votre développement ?

Nous sommes actuellement au stade de prototypage, nous recherchons activement un local pour faire un démonstrateur. Nous avons beaucoup de demandes de clients potentiels, mais nous devons d’abord leur présenter le produit.

Travaillez-vous avec des grands groupes / PME / ETI ? Est-ce que vous l’envisagez pour le futur ?

 Nous avons effectivement pensé à travailler avec un acteur important dans la commercialisation d’équipements de transformation d’insectes. Nous voudrions créer avec eux un partenariat de système de transformation miniature adapté au système d’élevage.

Quels sont les freins rencontrés ?

Comme évoqué précédemment, nous recherchons pour l’instant un local pour la mise en place du Démonstrateur.  Ensuite, comme tous les entrepreneurs dans le hardware, il est difficile de trouver des financements en amorçage industriel.

Quelles solutions pourraient être mises en œuvre pour y remédier ?

A court terme, nous recherchons des subventions, et nous pensons également participer à des concours.

De plus, en étant présent dans les différents écosystèmes, comme au CSI France, nous espérons également être mis en contact avec les bons interlocuteurs, qui seront comprendre le monde du hardware.

Sur le long terme, nous devrons trouver des financements plus importants et c’est là que les fonds d’investissement entrent en jeux.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nos perspectives de développement chez Protibox sont :

– Consolider notre leadership technique sur le marché français en continuant à améliorer nos équipements et nos services.
– Elargir notre base de clients en ciblant de nouveaux secteurs gros producteurs de déchets (maraîchage, IAA, collectivités…).
– Accélérer notre déploiement commercial en Europe, notamment en Allemagne et en Italie.
– Développer de nouveaux modules pour valoriser un plus large spectre de déchets (marcs, épluchures…).
– Obtenir de nouvelles homologations pour étendre les débouchés de notre poudre protéinée.

Notre ambition est de devenir un champion européen des solutions de valorisation de biodéchets par les insectes, au service d’une économie circulaire durable.

Pourquoi êtes-vous membre du CSI France ?

Nous avons choisi d’être membre du Collectif Startups Industrielles France pour plusieurs raisons:

– Intégrer un écosystème de startups partageant les mêmes problématiques que les nôtres liées à l’industrialisation et la mise sur le marché de produits complexes.
– Bénéficier des sessions de mentoring avec des entrepreneurs plus expérimentés organisées par le CSI, afin d’accélérer notre développement.
– Participer à des groupes de travail techniques sur des sujets comme la réglementation, le recrutement, l’accès aux financements.
– Avoir accès à des tarifs préférentiels négociés par le CSI auprès de prestataires sur des services clés (conseil juridique, propriété intellectuelle, marketing…).
– Intégrer le plaidoyer du CSI France auprès des pouvoirs publics en faveur des startups deeptech et industrielles.
– Bénéficier de la visibilité et la crédibilité apportées par le CSI dans nos démarches institutionnelles et commerciales.
– Echanger avec d’autres startups et créer des synergies, sur des sujets technologiques et business.
– L’adhésion au CSI nous permet donc de gagner en légitimité, connaissance, productivité et réseau, des atouts clés pour notre réussite.

Vous considérez-vous comme un acteur « cleantech » ou « greentech » et pourquoi ?

Oui aux deux ! Tout d’abord, nous nous considérons Cleantech car notre solution permet de réduire l’impact environnemental des activités de nos clients, en valorisant des déchets qui seraient sinon incinérés ou enfouis. Nous contribuons ainsi à l’économie circulaire.
Ensuite, nous sommes Greentech car notre procédé s’appuie sur des technologies propres et durables : élevage d’insectes, séchage solaire, limitation des transports… Nos équipements minimisent la consommation énergétique.
Mais au-delà, nous permettons aussi à nos clients de transformer un centre de coût (gestion des déchets) en une nouvelle source de revenus grâce à la production de poudre protéinée premium.
Donc notre solution présente à la fois des bénéfices écologiques mais aussi économiques, pour une performance durable aux plans environnemental ET financier.
En résumé, je qualifierais Protibox de solution éco-responsable intelligente, combinant le meilleur des approches cleantech et greentech pour le plus grand bénéfice de nos clients et de la planète.

 

 

RETEX | Evènement « SUR LE PONT ! TECH & TRANSITIONS » à Saint-Nazaire

La Renaissance Industrielle se passe aussi, et surtout, dans les territoires ! 

Notre Présidente Eléonore Blondeau a été invitée d’honneur de l’événement « Sur le Pont ! Tech & Transitions » à Saint-Nazaire le 20 octobre dernier. Le but de cet évènement était de montrer les synergies possibles entre les startups et les PME/ETI, voire Grands Groupes. Également de discuter autour du lien entre industrie, technologie et numérique et les synergies possibles pour répondre aux enjeux de décarbonation de notre Société. Enfin, mettre l’accent sur les richesses du territoire en termes de compétences, ressources foncières et techniques.

Evènement co-organisé par BLUE LABPlage WebLe SPi Numérique, French Tech Saint-Nazaire La Baule Pornic et CESI, avec le soutien de  Saint-Nazaire Agglomération et Nantes Saint-Nazaire Développement.

Le territoire de Saint-Nazaire

Territoire historiquement développé autour du Grand Port, de la construction navale, de la production d’hydravion puis de l’aéronautique et des énergies fossiles avec la 2ième raffinerie de France et une centrale à charbon sur le point d’être fermée, l’enjeux de la transformation est de taille ! Heureusement la collectivité, dévouée et passionnée, s’active avec l’obtention du « label » ZIBAC qui finance dans un premier temps les études nécessaires à la définition de la feuille de route de transformation à mener pour atteindre le Net-Zéro sans compromettre l’activité économique ni les emplois. Pour rappel, les ZIBAC ont vocation à constituer des territoires pionniers de la décarbonation de l’industrie française ainsi que des territoires industriels « clé en main » pour les entreprises désireuses d’investir dans la transition écologique, afin d’en faire un levier majeur de réindustrialisation verte.

Ce territoire petit en taille, seulement 128 000 habitants dans l’agglomération mais dont +25 000 travaillent directement pour l’industrie, produit plus de 5 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit équivalent à celle de Toulouse qui compte 806 503 habitants. Par ailleurs, le Territoire vient d’être retenu parmi les 183 Territoires d’industrie sur la période 2023-2027 et va ainsi pouvoir poursuivre la dynamique engagée depuis 2018.

Lors de son arrivée, Eléonore, accompagnée par la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et l’estuaire a pu parcourir les Chantiers de l’Atlantique, MAN Energy Solutions, le hub logistique dédié aux Energies Marines Renouvelables, Airbus Atlantic ou encore voire en live les essais de la voile Solid Sail, fruit du partenariat entre des entreprises locales et les Chantiers. L’occasion aussi d’apprécier la richesse historique du territoire où dès le 20ème siècle, les premiers sous-marins étaient produits comme celui de l’Espadon, premier sous-marin de la Marine nationale française à plonger sous les glaces !

D’ailleurs, ici l’industrie, c’est un sujet qui coule dans les veines des citoyens ! On en est fiers donc le weekend c’est tourisme industriel et Place Ô Gestes pour découvrir la diversité des métiers industriels du très manuel au plus théorique.

Enfin cette rencontre était aussi l’occasion d’échanger sur les enjeux fonciers du territoire dans un contexte de ZAN et d’envie de développer une offre adaptée à l’industrialisation d’innovations industrielles, au service de la décarbonation et plus largement de la circularité. En effet, pourquoi aller artificialiser des terres lorsqu’il existe des friches adaptées à l’accueil de Lieux Repère de l’Industrie…?

Vendredi matin, le tout nouveau lieu SPi Numérique nous ouvrait ses portes pour un programme dense où la mixité était reine :

Introduction : La circularité industrielle, quesako ?

Au CSI France, nous croyons que l’industrie de demain, ne séparera plus les termes « Industrie » et « Economie Circulaire ». La circularité consiste à découpler la production de valeur de l’usage des ressources avec une circulation de la matière la plus locale possible. Au-delà des cœurs d’usine, il s’agit de considérer l’ensemble de la chaîne de valeur, des approvisionnements aux business modèles.

De ce fait, même si une entreprise développe un produit qui n’a pas de rôle écologique et social direct, elle peut tout de même appliquer les principes de l’industrie circulaires qui s’appuie sur 7 piliers fondamentaux que nous développons plus en détails ici.

Table-ronde : Startups industrielles, quel environnement pour une collaboration bénéfique ? »
Table ronde
De gauche à droite : Pascal Dupuys, Gabriel Raffour, Paul Péretié, accompagnés d’Éléonore Blondeau animatrice de la table-ronde. © DR

Cette table-ronde recevait :

  • Pascal Dupuys, Expert industriel,
  • Paul Péretié, CEO et Fondateur de la startup industrielle ADOK,
  • Gabriel Raffour, Head of Imagineering program chez Daher,
  • Eléonore Blondeau, Co-fondatrice & Présidente du Collectif Startups Industrielles France.

L’occasion de présenter les freins & leviers dans les collaborations entre structures de tailles différentes. Que ces collaborations soient dans un but de sous-traitance, d’investissement ou encore de développement commercial, elles ne peuvent être improvisées et méritent un cadre spécifique.

Témoignages 

Extrait des idées clés partagées lors de l’événement :

Créer une relation de confiance

Le premier grand frein qui a été annoncé est sans surprise, la confiance. Comment une startup peut-elle faire confiance à un grand groupe en termes de propriété intellectuelle, et inversement, comment le grand groupe peut-il s’assurer que le projet de la startup est assez mature pour créer une collaboration durable, saine et sans risque ? Une première piste de réponse vient de la mise en place d’un cadre pour garantir la transparence de la collaboration entre le sous-traitant et la startup industrielle. Ensuite, afin de prouver au grand groupe que le projet de la startup est viable, il est possible de s’inspirer du projet NICCO, qui a été soumis à la démarche « Territoire d’Industrie » à l’initiative de la Carène en 2019. L’idée de ce projet était de créer un centre de maturation industrielle externe, afin de bien préparer leur produit ou leur service avant d’aller de se présenter aux PME/ETI/Grand groupe pour qu’ils interviennent comme sous-traitant ou client.

L’intégration de la startup dans la PME / ETI / Grand Groupe

Il peut y avoir une dissonance entre la volonté de s’ouvrir à la collaboration avec une startup, et la capacité d’intégration de cette startup. Pour le moment, le processus se fait très généralement par le biais du département R&D (orientée produit) et/ou des ‘Open-Lab’ ou ‘Fab-Lab’ mais qui sont souvent orientés « Intrapreneuriat ». C’est pourquoi, il est intéressant de créer un « sas d’entrée spécialisé startup » dans les grandes entreprises, c’est par exemple ce qu’a fait DAHER via « Imagineering » avec le soutien direct de la Direction de l’entreprise. Ce sas d’accueil a pour mission de sélectionner celles qui ont un intérêt pour l’entreprise et de les accompagner sur le projet d’intégration de leur produit / service en mode projet (y compris gestion du changement par rapport à la culture de l’entreprise) sur les différents sites industriels concernés. Cela permet aussi à la startup d’avoir un « représentant interne » pour l’introduire aux différents niveaux d’interlocuteurs (utilisateurs, opérationnels, décisionnaires) et fluidifier ainsi les échanges.

Ce sas, permet également d’acculturer les startups aux enjeux des industriels (culture du ROI, conduite du changement, clichés, etc.). Dans le même temps, cela permet au grand groupe d’intégrer le vocabulaire et la dynamique des startups. Pour cela il y a d’ailleurs notre publication « Livre Jaune Startups & PME industrielles » avec BPI France pour présenter les besoins des startups industrielles.

Enfin, ce sas, doit permettre également de garantir des délais de paiements « rapides » et lever les contraintes des services achats parfois complexes des grands groupes. Une démarche renforcée récemment par Je choisis la FrenchTech et BPIFrance.

L’analyse du projet : une approche globale

Afin d’assurer une longévité de ces collaborations, il faut que l’ETI et le Grand groupe se familiarisent avec le monde de la startup, comme indiqué plus haut, et reste ouvert aux innovations industrielles. De cette façon, il pourra continuellement se renouveler.

De même, au commencement du projet, il est primordial de mesurer sa valeur, en euro évidemment, mais aussi sur d’autres indicateurs comme le taux d’économie d’émissions de gaz à effet de serre ou encore en ressources consommées ou de déchets évités afin de prendre en compte toutes les données, et de pouvoir se projeter sur le long terme via une approche multicritères.

Autre bonne pratique dans le cas d’une coopération pour sous-traitance : découper le projet technique en module afin de répartir les risques et ne pas s’engager respectivement sur la totalité du projet au risque de créer des dépendances.

Gabriel Raffour insistait néanmoins sur la nécessité de concevoir un projet dans la durée : ne pas penser PoC/PoV/MVP/proto, mais penser projet dans la globalité avec des phases de PoC/PoV/MVP etc. pour atteindre à termes une échelle globale.

Bien entendu et, Paul Péretié qui travaille avec Vialog en Normandie le rappelait, il s’agit avant tout de relations humaines, donc cela prend du temps mais si la volonté est là, alors on y arrive !

Prioriser l’usage à la technologie

On a aussi adoré la présentation de Quatrium, Centre de Ressources Techniques contribuant à démocratiser les technologies RV/RA sans paillette ! Effectivement Grégory Duvalet a très justement rappelé qu’il faut avant tout répondre à l’usage plutôt que de vouloir utiliser tout un ensemble de technologies très « marketing friendly » mais qui à la fin sont consommatrices de ressources, de temps, de moyens et inadaptées. L’occasion de parler des lunettes connectées de Tikaway ou encore celles de AMA Xperteye, qui propose la solution logicielle d’assistance à distance avec lunettes ou smartphone et avec de la RA en collaboration avec Vuzix et Realware, qui n’intègrent pas d’IA mais répondent néanmoins parfaitement au besoin d’améliorer la maintenance à distance dans une logique #Industrie4.0, comme quoi apporter le juste niveau de technologie est la clé, tant pour préserver les ressources écologiques, minimiser les coûts et surtout, répondre aux besoins du marché !

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Expertise | Entre les start-up et les giga-usines, les entreprises du « juste milieu » ont aussi leur mot à dire

« Dans le débat sur la réindustrialisation de la France, les sociétés de taille intermédiaire peinent à se faire entendre. Elles sont pourtant essentielles à la richesse de notre pays, rappellent deux experts de cet écosystème

Tandis que la transition écologique éclipse la transition numérique dans les discours et les annonces, nous risquons de passer d’un imaginaire lié à la « start-up nation » à celui d’un « giga-factory land« , en laissant de côté les entreprises industrielles de taille intermédiaire.

La « start-up nation » a ses forces, indéniablement. C’est une nouvelle manière d’innover, fondée sur des investissements très risqués, qui a démontré sa puissance dans le numérique, la finance ou la biotech, et progresse désormais vers d’autres secteurs liés aux technologies industrielles. Nous en savons aussi désormais certaines des limites.« 

Lire la suite de la Tribune, co-écrite par Olivier Lluansi, enseignant à l’Ecole des Mines de Paris et auteur de « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » (Éditions Les Déviations, 2023) et  Jean Schmitt est président de Jolt Capital, dans L’EXPRESS, ici.

Recrutement | Chef.fe de projets & Communication

Vous vous intéressez à l’entrepreneuriat, l’industrie et/ou l’économie circulaire ? Vous souhaitez contribuer au développement d’un Collectif national visant à développer un écosystème favorable à l’amorçage industriel circulaire ?

Le CSI France, association d’intérêt général Loi 1901, est composée d’entrepreneur.e.s industriel.le.s, de sous-traitant.e.s, d’accompagnant.e.s (d’incubateurs/accélérateurs, investisseurs, collectivités…) ou encore de citoyen.e.s professionnel.le.s souhaitant réconcilier l’industrie, la finance et le numérique au service de la transition écologique et sociale.

Découvrez notre Manifeste d’actions concrètes ici : https://www.csifrance.fr/nos-solutions/

 

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Rattaché.e au Délégué Général, vos missions sont :

Missions

  • Coordination de projets :
    • Accélérateurs
    • Observatoire
    • Village Startups
  • Coordination des groupes de travail thématiques : financements, foncier, éducation, recrutement, réglementation
  • Animation phygitale de la communauté des Membres et Partenaires
    • En continu via la digital workplace Watcha
    • Ponctuellement lors des événements à créer et coordonner :
      • Rencontres conviviales territoriales
      • Learning Expeditions
      • Interventions thématiques
  • Animation réseaux sociaux (Fcbk, Twitter, Linkedin, Instagram)
  • Mise à jour du site internet
  • Création et MAJ des supports de communication
  • Relations Presse
  • Recrutement de nouveaux membres

 

Profil

  • Forte autonomie
  • Goût pour l’entrepreneuriat et le « multi-tâches »
  • Qualité rédactionnelle et relationnelle
  • Maitrise des outils informatiques : réseaux sociaux, wordpress, logiciels de PAO, mailchimp

 

Conditions

  • Début ASAP
  • Basé.e à Paris ou Lyon
  • CDI
  • Temps plein
  • Au moins 50% télétravail
  • Candidature à contact@csifrance.fr
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