Evénement | Rôle du foncier-immobilier dans le développement des startups industrielles

Favoriser la réussite des startups industrielles ? Industrialisation et lieux d’accueil référents régionaux comme catalyseur de succès.

À propos de cet évènement

Le 30 novembre de 17h à 20h, dans les locaux de Kickmaker au 53, boulevard du général Martial Valin 75015 Paris. Événement diffusé sur LinkedIn Live. Table ronde en présence d’experts de l’industrie et de l’industrialisation + visite d’une agence d’industrialisation et d’une micro-usine

La crise sanitaire de la COVID 19 a eu pour effet de remettre sur le devant de la scène les récits d’une industrie renaissante alors que le sujet avait été délaissé ces dernières décennies. L’épilogue de ce récit questionne notre souveraineté économique, industrielle et technologique., entraînant dans son sillage l’émergence dans l’opinion publique de ce débat à la fois sur les relocalisations et sur les startups « industrielles ».

Ces startups, dont l’activité est caractérisée par le développement d’un produit physique, au contraire de leurs cousines purement numériques, nécessitent pour leur développement des investissements conséquents et un accompagnement adapté.

Agissant aussi bien dans les domaines du médical, des nouvelles mobilités, du luxe, de l’agroalimentaire, des équipements électroniques ou électroménagers… Ces jeunes entreprises doivent traverser avec brio le processus d’industrialisation, du prototype à la production en séries : processus par étapes et nécessitant de multiples expertises.

Les exemples connus d’échecs sont nombreux, ils sont sans doute inhérents au concept même de « start-up » et en même temps, ils permettent d’améliorer notre capacité à accompagner ces projets vers la réussite. Les produits et innovations sur lesquelles elles travaillent représentent une formidable opportunité de dynamisation des territoires et de création d’emplois pour la France.

Collectif Startups Industrielles France, co-fondée en 2021 par Éléonore Blondeau et plus de 150 entrepreneurs à travers toute la France, se propose, à l’aide d’un panel de propositions construites et argumentées, d’encadrer l’accompagnement et le soutien offert aux startups industrielles.

L’une de ces propositions concerne la création d’au moins un lieu de référence « Repère de l’industrie » par Région. Ce lieu réunirait : un fablab, une zone d’assemblage, des locaux « mixtes » entre bureaux/ateliers et un accompagnement dédié essentiel à la réussite. En somme, tous les ingrédients d’une industrialisation réussie.

Pour expliciter cette proposition, et défendre l’émergence de lieux référents « Repère de l’industrie » en région, nous aurons la chance de recevoir autour d’une table ronde :

 

– Olivier Lluansi : associé et spécialiste industrie au sein de PwC Strategy& qui évoquera la cartographie des innovations sur le territoire français.

Éléonore Blondeau : co-fondatrice & Présidente du “Collectif Startups Industrielles France” qui présentera les attentes des porteurs des projet vis-à-vis de ces lieux « Repères de l’industrie » et en quoi ceux-là doivent être coordonnés avec les acteurs du développement territorial.

– Vincent Despatin, co-fondateur de Kickmaker, agence de conception et d’industrialisation de produits high-tech qui nous parlera d’industrialisation et des bénéfices attendus d’un lieu référence « Repère de l’industrie »

 François Blouvac : responsable du programme « Territoires d’industrie » à la Banque des Territoires, qui présentera des financements disponibles pour ces lieux de référence et insistera sur l’importance d’un développement industriel en région.

 Audrey-Laure Bergenthal : fondatrice d’Euveka, qui témoignera de son parcours, son expérience et de ses besoins au cours de cette phase d’industrialisation

Cette table ronde sera complétée par la visite de la micro-usine de Kickmaker dédiée à l’accompagnement, la conception, l’industrialisation et la présérie de produits high-tech.

REPLAY

Evénement | Industrie & Impact : financement de l’amorçage et de la transformation

10.01.2022 French Impact : l’impact social au cœur de la RENAISSANCE INDUSTRIELLE de la France

À propos de cet évènement

Issue d’une initiative gouvernementale souhaitée par le Président de la République, la mission du French Impact est de mobiliser dans une même dynamique, tous les acteurs, publics et privés, qui veulent faire de l’innovation sociale un levier majeur de transformation du pays, donc de la renaissance industrielle des territoires.

Depuis quelques mois, les appels à réindustrialiser la France se multiplient. Or, les activités industrielles s’inscrivent sur un temps long et nécessitent souvent des dépenses d’investissement plus lourdes que dans d’autres secteurs. Ainsi, pour que la renaissance industrielle devienne une réalité, il est nécessaire que les entreprises industrielles de toutes tailles (de la startup à l’ETI) puissent accéder rapidement et facilement à des financements adaptés aux différentes étapes de leur développement. En outre, la question du développement industriel se trouve confronter à de nouveaux défis, dont celui de la transition écologique et sociale. Dès lors, ses investissements doivent également s’inscrire dans une recherche d’impact positif sur l’environnement et les parties prenantes à travers les territoires : le French Impact.

En ce début d’année 2022, la première rencontre du cycle RENAISSANCE INDUSTRIELLE a souhaité mettre en lumière les femmes et les hommes qui innovent pour changer les modes de production et de consommation et faire de la France la capitale mondiale de la finance à impact !

Cycle sous le haut parrainage d’Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie

15h – Accueil : Olivier Mousson, PrésidentSociété d’Encouragement pour l’Industrie Nationale

15h15 – Ouverture : Anais Voy-Gillis, Déléguée Renaissance Industrielle de la Société d’Encouragement

15h30 – Table ronde 1 : Comment mettre les acteurs du financement au service de la transformation de l’Industrie ?

  • Nicolas Pailloncy, CEO chez Metal Additive Technologies
  • Damian Py, CEO Daan Technologies
  • Arnaud Marion, FE2T – Fonds entrepreneurial territorial de transformation en Haut de France – Fondateur de l’IHEGC (Institut des Hautes Etudes en Gestion de crise)
  • Guillaume Mortelier, Directeur Exécutif en charge de l’accompagnement chez BPI France

Animation : Anais Voy-Gillis, déléguée Industrie de la Société d’Encouragement

16h30 – Table ronde 2 : Quel est le rôle des startups industrielles pour créer de l’impact dans les territoires et comment financer leur industrialisation ?

  • Sarah Corne, ex Ulule, Founders Future
  • Anne-Sophie Caistiker, DG GreenRiders Group & Fondatrice Doctibike
  • Albin Jourda, Operating Partner Demeter
  • Christophe Chevalier, PDG Groupe Archer
  • François Blouvac, Responsable programme Territoires d’Industrie · Banque des Territoires

Animation : Eléonore Blondeau, Co-fondatrice & Présidente du Collectif Startups Industrielles France

17h30 – Grand témoin : Benjamin Saada, Fondateur et CEO de Fairmat, Co-fondateur et Président d’Expliseat et lauréat Montgolfier 2015 du comité des Arts Mécaniques

17h40 – Synthèse : Stéphanie Goujon, Directrice Générale du French Impact

En partenariat avec la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, Le French Impact, le Collectif Startups Industrielles France, La Banque des Territoire, BPI France, La French Fab et Quaero Capital.

▶️REPLAY

Tribune | Favorisons l’amorçage des startups industrielles par le développement de lieux adaptés dans chaque territoire

Notre renaissance industrielle sera fondée, en partie, sur des relocalisations d’activités (environ un tiers du potentiel) afin de sécuriser des approvisionnements dits « stratégiques », et surtout sur l’invention de nouvelles filières (environ les deux tiers du potentiel).

Ces nouvelles filières s’appuieront avant tout sur l’innovation, dont une demi-douzaine de typologies coexistent, disposant pour chacune d’elle d’une échelle d’intensité allant de l’innovation incrémentale à l’innovation de rupture.

Ces innovations peuvent être portées par différents acteurs : les grands groupes avec leur rôle structurant de notre économie, les ETI/PMI pour leurs capacités d’innovation et de co-innovation avec les grands groupes, mais également les startups. Modèle initialement créé par et pour le numérique, ces méthodes agiles sont désormais reprises par des porteurs de projets industriels.

Les startups industrielles ont fait l’objet d’études récentes, portées notamment par la Fabrique de l’industrie ou le gouvernement. Ces études permettent de déconstruire un a priori : startups et industrie seraient incompatibles ? En réalité, le secteur industriel produit des startups, et ces dernières, contrairement aux idées reçues, ne sont pas en nombre moindre en France que parmi nos pairs. Si l’enjeu, pour la puissance publique, est d’offrir un cadre favorable à la démultiplication, au développement et à la montée en puissance de ces startups, des pistes d’actions sont d’ores et déjà énoncées dans un rapport gouvernemental.

Dis autrement, si notre désindustrialisation a davantage touché le tissu classique des entreprises industrielles en France que dans d’autres pays, nous sommes, sur le sujet des startups, sur la même ligne de départ ! À nous de nous montrer à la hauteur de nos ambitions de renaissance industrielle.

Pour leur donner toute leur place, le Collectif Startups Industrielles France a identifié plusieurs sujets prioritaires à traiter : création d’outils de financement en fonds propreséducation de l’écosystème startup et du grand public au B-A-B-A de l’industrie, simplification de la lecture des normes et certifications etc. L’une de ces thématiques clés est liée aux lieux d’accueil et d’accompagnement des porteurs de projets

En effet, après une phase de prototypage qui peut se réaliser dans un espace de co-working ou un fablab, la start-up industrielle est confrontée au défi de sa phase de pré-industrialisation.

Cette phase, moins marquée dans le parcours de la startup numérique, suppose à la fois un accompagnement ad’hoc – les porteurs de projets ne sont pas toujours des spécialistes du génie industriel – et des lieux adaptés pour accueillir les lignes pilotes et la production des premières séries – avec la logistique, le stockage et parfois les utilités (électricité, eau, bruit, poussière etc).

Quelques lieux de cette nature existent en France : telles les agences Kickmaker à Paris, Lyon et Nantes, le Bel Air Camp ou l‘Usin Lyon-Parilly à Lyon, mais ils sont encore trop rares.

La carte des innovations en France démontre que la moitié des aides publiques à l’innovation sont localisées en Ile de France, et l’autre moitié est répartie assez équitablement dans les autres Régions : Lille, Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Montpelier, Marseille, Nice, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Strasbourg… Sans prétendre à une étude exhaustive, chaque Région pourrait ainsi avoir des lieux de référence « Repère de l’industrie », une cinquantaine pour couvrir le pays dans un premier temps et pas seulement dans les grandes métropoles.

La définition fonctionnelle de ces lieux de référence est désormais bien aboutie. Des co-financements par la Banque des territoires semblent être possibles. Aussi lançons-nous un appel aux porteurs de projets, aux collectivités locales, aux Régions, aux métropoles, aux villes et Territoires d’industrie qui souhaitent se lancer dans cette aventure !

Les 100 usines nouvelles par an issues des dix axes de France 2030 devront être incubées quelque part. Créons ces lieux pour réussir le pari de notre renaissance industrielle.

Auteurs :

Olivier Lluansi, Associé PwC Strategy&, coauteur Vers la renaissance industrielle, 2020, Editions Marie B

Éléonore Blondeau, co-fondatrice de Collectif Startups Industrielles France

Alysée Flaut, responsable communication chez Kickmaker

Vincent Despatin, co-fondateur de Kickmaker, agence de conception et d’industrialisation de produits high-tech.

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