Expertise | Comment passer à l’échelle la circularité ?

C’est la réponse à laquelle nous avons essayé de répondre avec Shu Zhang, Christian Bruere, Lucas GRAFFAN et Vincent Raimbault lors de la matinée animée par Eléonore Blondeau et organisée par la Région Île-de-France, l’ADEME et la CRESS le 14 mars 2024.

Devant une belle assemblée d’acteurs du financement de l’amorçage comme Investir&+, makesense, Crédit Coopératif, Impact Business Angels, Ring Capital, Citizen Capital, Eiffel Investment Group etc, nous avons partagé nos retours d’expérience d’entrepreneurs engagés sur les leviers nécessaires pour accélérer le déploiement des solutions circulaires qu’elles soient servicielles ou industrielles à travers l’ensemble des filières (mode/textile, btp, emballage, mobilité, agroalimentaire…) :
✅ Les solutions circulaires sont prêtes mais il y a un fort besoin d’EDUQUER et INFORMER autant les professionnels que les consommateurs/citoyens sur l’adoption de ces solutions. On a besoin de la créativité des marketeux et communiquants pr accélérer le changement !!
✅ Intégrer la circularité dans notre quotidien est un changement structurel de notre Société et demande du TEMPS LONG. Aussi les solutions de financements doivent s’adapter sur 8 à 10 ans voire être « evergreen » avec des tickets adaptés à chaque étape : R&D/Prototypage, Pré-industrialisation, Grande Série. Pour cela les outils de financement dilutifs et non dilutifs doivent être repensés.
✅ Le rôle des collectivités est d’être les chefs d’orchestre de l’écologie territoriale industrielle avec la réalisation de diagnostics des flux de ressources, d’eau, d’énergie et de compétences (cc « La toile industrielle » Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque) afin de faciliter le développement local des entreprises ainsi que leurs implantations.
✅ La réglementation est clé pour fixer des objectifs mais doit ensuite faire l’objet de CONTRÔLES et de SANCTIONS si elle n’est pas appliquée.
✅ Besoin de réduire les délais d’implantation par l’accès aux zones d’occupation temporaires, la simplification administrative, une meilleure visibilité sur les disponibilités publiques & privées et leurs spécificités (cc airbnbindustriel)
✅ Les modèles comptables doivent être repensés notamment sur l’amortissement des composants d’un produit et non sur la totalité d’un produit pour s’adapter aux durées de vie de chacun d’entre eux permettant ainsi une meilleure compétitivité.

Bref, la liste est encore longue… REPLAY disponible ici😉

Ce bel événement a également été l’occasion de retrouver les acteurs du Réseau Vrac et Réemploi qui se déploient chez les Distributeurs adhérents de Perifem, la Fédération Technique du Commerce et aussi de retrouver certains Administrateurs du CSIFrance et…plus insolite de tester le fameux scooter Mob-ion, le premier scooter #madeinFrance circulaire !

Qui a dit que l’écologie était boring ? Ici on s’éclate ! 🤩

Newsletter | L’actualité de février 2024

Retrouvez toutes les actualités de l’amorçage industriel et de l’industrie circulaire !

Vous y trouverez :

  • L’actualité des startups industrielles de la communauté,
  • Le RetEx sur la Learning Expedition à Bethune-Bruay,
  • Toutes les infos sur le lancement du programme Growth Startups Industrielles,
  • Et de nombreuses autres infos…

Très bonne lecture !

Tribune | Il est urgent de financer en fonds propres nos startups industrielles dans tous les territoires, pour accélérer la transition écologique

Nous entrepreneurs et entrepreneuses de l’amorçage industriel, constatons le manque de moyens financiers en fonds propres pour mettre à l’échelle nos innovations et pérenniser un puissant écosystème industriel en France et dans ses territoires, dans un objectif de circularité.

Si nous applaudissons bien sûr le développement spectaculaire de sociétés comme Verkor, Flying Whales, ou Exotrail, nous souhaitons aussi mettre en lumière la diversité des startups industrielles, deeptech ou non, qui développent des innovations reposant sur des produits ou procédés industriels duplicables à grande échelle.

Nos innovations de rupture sont technologiques, mais aussi de produits, de procédés ou d’usage, et permettent de maintenir et développer des savoir-faire, animer l’activité économique et créer des emplois à travers les territoires, tout en contribuant à la résilience de nos chaînes de valeur et de notre souveraineté. Ces startups industrielles représentent de véritables accélérateurs de transformation organisationnelle, digitale et environnementale des PME,ETI et grands groupes avec lesquelles elles collaborent.

Nous demandons donc la mise en place d’un plan de financement en fonds propres ambitieux pour ces innovations industrielles, à travers la création, dans chaque région de France, de Fonds d’Amorçage Industriel Territoriaux. Ces fonds devront disposer d’enveloppes de 50 à 100 millions d’euros ; afin de réaliser des tickets d’investissement de 800 000 euros à 8 millions d’euros, sur des durées d’investissement de minimum 8 ans, voire sous un modèle rémunérant le capital patient. Ces fonds propres cibleront des phases de pré-industrialisation, et de mise à l’échelle d’outils productifs dans les territoires concernés. Ils contribueront à une démarche de création d’emplois et de savoir-faire industriels, peu importe la filière du projet concerné. De tels outils de financement existent déjà, – nous pouvons citer Asterion, Investir&+, Liberset ou le FAIM Demeter – mais sont aujourd’hui de vraies exceptions.

Nous réclamons la mise en place dès 2024 d’un plan de financement dédié à toutes les startups industrielles, en particulier celles qui s’inscrivent dans une démarche circulaire, sans restriction de technologie de rupture, dans la lignée du Plan France2030.

Investisseurs publics et privés, saisissez l’opportunité de contribuer à la réindustrialisation de la France en réconciliant l’industrie, la finance et le numérique au service de la transition écologique et sociale !

Startupeuses, startupeurs, unissons nos voix !

  • Nicolas Gambini, Fondateur Notilo+
  • Roland Pesty, ex COO Sintermat
  • Edouard Burnot, travaillant dans l’associatif, l’édition et les médias à impact
  • Alphadio Olory-Togbe, Fondateur Lavoir Moderne
  • Jean-Baptiste Pieret, Président Black Star
  • Sonia Artinian-Fredou, Directrice Générale FinD
  • Kareen Maya-Levy, Fondatrice Kippit
  • Christian Bruère, Président Mob-ion
  • Virginie Madrona Debavelaere, Présidente Sense & Shift – CEC Industries
  • Guillaume Perret du Cray, CEO Reekom
  • Rémy Ouaida, Directeur Innovation Le French POC

Actualité | ETERNITY Systems est partenaire de l’AAIC

Annonce : nouveau partenaire de l’AAIC

Alors que le CSI France vient le lancer son appel à partenaires dans le cadre de la deuxième promotion de l’Accélérateur Amorçage Industriel Circulaire (AAIC), nous sommes fiers d’annoncer qu’une ETI nous a déjà rejoint ! L’entreprise ETERNITY Systems, expert du réemploi de contenants et emballages en Europe et Amérique du Nord, a souhaité embarquer sur cette nouvelle édition, afin d’accompagner et de transmettre son expertise aux startups industrielles accélérées, mais aussi pour accueillir une learning expedition afin de présenter comment la circularité industrielle peut se déployer à grande échelle.

Qui est ETERNITY Systems, notre nouveau partenaire ?

ETERNITY Systems finance, équipe et opère des centres de lavage industriel territoriaux sur-mesure, pour répondre contribuer à la réduction de l’usage unique et au développement du réemploi à travers les supplychain et les produits de grande consommation.

ETERNITY Systems collecte, transporte, répare, lave et stocke des contenants et emballages en verre, plastique et inox pour la GMS, la restauration commerciale et collective, l’événementiel et à travers les chaines d’approvisionnement B2B.

Ils répondent aux exigences des normes agroalimentaires européennes et nord-américaines.

ETERNITY Systems a mis en place un processus performant, afin d’optimiser sa consommation d’eau, de détergent et d’énergie.  Ainsi, 1L d’eau peut être réemployé jusqu’à 300 fois permettant la réutilisation de +70% de l’eau en moyenne. Par ailleurs l’entreprise déploie des centrales photovoltaïque et des pompes à chaleur pour rendre ses sites le plus autonome possible.

Depuis 30 ans, c’est plus de 8 milliards d’emballages qui ont été réemployés et l’entreprise ne compte pas s’arrêter avec l’ouverture de 1 à 2 sites par an à travers le monde. On peut d’ailleurs citer les ouvertures récentes à Sankt Leon-Rot en Allemagne pour accélérer le réemploi de caisses, bacs, boxes, palettes logistiques et industrielles ou au Quebec pour le lavage de bouteilles en verre pour le secteur de la microbrasserie.

On parle (déjà) de cette coopération dans les médias 

Ce partenariat entre notre association et ETERNITY Systems a été repris dans l’écho-circulaire, site d’informations pour les professionnels engagés dans l’économie circulaire.

RetEX | Rencontre Conviviale à YMCA Services Occitanie

Le 7 décembre 2023, le CSI France s’est rendu en région Occitanie afin de découvrir le site industriel de YMCA (à prononcer INCA) Services Occitanie. Accompagné de notre récent partenaire Antracite, nous avons pu découvrir cette entreprise adapté lors d’une Rencontre Conviviale.

Qu’est ce qu’une Rencontre Conviviale ?

L’objectif d’une Rencontre Conviviale du CSI France, c’est de rassembler, lors d’un moment convivial, l’écosystème des startups industrielles et aussi toute personne intéressée par le milieu des startups industrielles (étudiants, marketing, commerciaux, etc). Pendant ces rencontres, nous visitons un lieu productif, que ce soit un laboratoire, un fablab ou encore une usine.

Nous mettons en place un temps de présentation, afin de présenter le CSI France et ses partenaires.

Ensuite, nous proposons un tour de table, afin que chacun.e se présente.

Pour finir, nous terminons la soirée par un cocktail participatif, type apéro canadien où chacun.e apporte à boire et à manger. Ce temps est dédié à l’échange entre les participants – pour networker 😉

Qui est Antracite, notre nouveau partenaire et référent région Occitanie de nos Rencontres Conviviales ? 

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur Antracite, un nouveau partenaire en région Occitanie, pour nous faire découvrir de nouveaux sites industriels, et nous épauler dans notre démarche de faire se rencontrer les startups et industriels sur des lieux productifs sur leur territoire.

Antracite est un studio de design spécialisé dans la conception de produits. Il vous accompagne de votre idée première jusqu’à l’industrialisation.

Retex Rencontre Conviviale à YMCA Services Occitanie

 

 

 

 

 

Composé d’une équipe pluridisciplinaire mêlant design industriel et ingénierie mécanique, ils sont en mesure de maitriser les contraintes les plus spécifiques. L’ensemble de leurs compétences leur permettent de répondre aux problématiques touchant à l’esthétique, à l’ergonomie fine et pouvant aller jusqu’à l’intégration de normes ou la réalisation de calculs de dimensionnement mécaniques.

A la découverte de YMCA Services, une entreprise adaptée

Le terme d’entreprise adaptée signifie que la structure a reçu un agrément de l’état car elle emploie au minima 55% de travailleurs handicapés. Dans le cas de YMCA Services Occitanie, leur taux s’élève à 75%.

YMCA Services a été créé en 1990, son actionnaire majoritaire est YMCA Occitanie, groupement d’associations qui a pour vocation  d’accompagner dans l’emploi des personnes reconnus travailleurs handicapés.

Aujourd’hui YMCA Services Occitanie emploi 320 salariés répartis sur 4 sites, et font un chiffre d’affaire de 9 millions en 2023. La structure travaille dans tous les secteurs de l’économie, mais au vue de sa situation géographique, elle dépend énormément du secteur de l’aéronautique.

Ils proposent 4 services :
– Logistique (magasin, supply chain, gestion des stocks, etc)
– Manufacturing (assemblage, câblage, numérisation, contrôle, etc)
– Support  de production ( mécanique, inspection, assistance, assemblage, gestion SAV, expeditions)
– Espace Paysagers (création, entretien, élagage)

YMCA Services Occitanie a également déjà travaillé avec des startups, comme Kippit et est sensible aux enjeux d’industrialisation et à l’accompagnement des projets sur leur durée.

 

Vous souhaitez accueillir une Rencontre Conviviale ?

CONTACTEZ-NOUS !

 

RETEX | Evènement « SUR LE PONT ! TECH & TRANSITIONS » à Saint-Nazaire

La Renaissance Industrielle se passe aussi, et surtout, dans les territoires ! 

Notre Présidente Eléonore Blondeau a été invitée d’honneur de l’événement « Sur le Pont ! Tech & Transitions » à Saint-Nazaire le 20 octobre dernier. Le but de cet évènement était de montrer les synergies possibles entre les startups et les PME/ETI, voire Grands Groupes. Également de discuter autour du lien entre industrie, technologie et numérique et les synergies possibles pour répondre aux enjeux de décarbonation de notre Société. Enfin, mettre l’accent sur les richesses du territoire en termes de compétences, ressources foncières et techniques.

Evènement co-organisé par BLUE LABPlage WebLe SPi Numérique, French Tech Saint-Nazaire La Baule Pornic et CESI, avec le soutien de  Saint-Nazaire Agglomération et Nantes Saint-Nazaire Développement.

Le territoire de Saint-Nazaire

Territoire historiquement développé autour du Grand Port, de la construction navale, de la production d’hydravion puis de l’aéronautique et des énergies fossiles avec la 2ième raffinerie de France et une centrale à charbon sur le point d’être fermée, l’enjeux de la transformation est de taille ! Heureusement la collectivité, dévouée et passionnée, s’active avec l’obtention du « label » ZIBAC qui finance dans un premier temps les études nécessaires à la définition de la feuille de route de transformation à mener pour atteindre le Net-Zéro sans compromettre l’activité économique ni les emplois. Pour rappel, les ZIBAC ont vocation à constituer des territoires pionniers de la décarbonation de l’industrie française ainsi que des territoires industriels « clé en main » pour les entreprises désireuses d’investir dans la transition écologique, afin d’en faire un levier majeur de réindustrialisation verte.

Ce territoire petit en taille, seulement 128 000 habitants dans l’agglomération mais dont +25 000 travaillent directement pour l’industrie, produit plus de 5 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit équivalent à celle de Toulouse qui compte 806 503 habitants. Par ailleurs, le Territoire vient d’être retenu parmi les 183 Territoires d’industrie sur la période 2023-2027 et va ainsi pouvoir poursuivre la dynamique engagée depuis 2018.

Lors de son arrivée, Eléonore, accompagnée par la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et l’estuaire a pu parcourir les Chantiers de l’Atlantique, MAN Energy Solutions, le hub logistique dédié aux Energies Marines Renouvelables, Airbus Atlantic ou encore voire en live les essais de la voile Solid Sail, fruit du partenariat entre des entreprises locales et les Chantiers. L’occasion aussi d’apprécier la richesse historique du territoire où dès le 20ème siècle, les premiers sous-marins étaient produits comme celui de l’Espadon, premier sous-marin de la Marine nationale française à plonger sous les glaces !

D’ailleurs, ici l’industrie, c’est un sujet qui coule dans les veines des citoyens ! On en est fiers donc le weekend c’est tourisme industriel et Place Ô Gestes pour découvrir la diversité des métiers industriels du très manuel au plus théorique.

Enfin cette rencontre était aussi l’occasion d’échanger sur les enjeux fonciers du territoire dans un contexte de ZAN et d’envie de développer une offre adaptée à l’industrialisation d’innovations industrielles, au service de la décarbonation et plus largement de la circularité. En effet, pourquoi aller artificialiser des terres lorsqu’il existe des friches adaptées à l’accueil de Lieux Repère de l’Industrie…?

Vendredi matin, le tout nouveau lieu SPi Numérique nous ouvrait ses portes pour un programme dense où la mixité était reine :

Introduction : La circularité industrielle, quesako ?

Au CSI France, nous croyons que l’industrie de demain, ne séparera plus les termes « Industrie » et « Economie Circulaire ». La circularité consiste à découpler la production de valeur de l’usage des ressources avec une circulation de la matière la plus locale possible. Au-delà des cœurs d’usine, il s’agit de considérer l’ensemble de la chaîne de valeur, des approvisionnements aux business modèles.

De ce fait, même si une entreprise développe un produit qui n’a pas de rôle écologique et social direct, elle peut tout de même appliquer les principes de l’industrie circulaires qui s’appuie sur 7 piliers fondamentaux que nous développons plus en détails ici.

Table-ronde : Startups industrielles, quel environnement pour une collaboration bénéfique ? »
Table ronde
De gauche à droite : Pascal Dupuys, Gabriel Raffour, Paul Péretié, accompagnés d’Éléonore Blondeau animatrice de la table-ronde. © DR

Cette table-ronde recevait :

  • Pascal Dupuys, Expert industriel,
  • Paul Péretié, CEO et Fondateur de la startup industrielle ADOK,
  • Gabriel Raffour, Head of Imagineering program chez Daher,
  • Eléonore Blondeau, Co-fondatrice & Présidente du Collectif Startups Industrielles France.

L’occasion de présenter les freins & leviers dans les collaborations entre structures de tailles différentes. Que ces collaborations soient dans un but de sous-traitance, d’investissement ou encore de développement commercial, elles ne peuvent être improvisées et méritent un cadre spécifique.

Témoignages 

Extrait des idées clés partagées lors de l’événement :

Créer une relation de confiance

Le premier grand frein qui a été annoncé est sans surprise, la confiance. Comment une startup peut-elle faire confiance à un grand groupe en termes de propriété intellectuelle, et inversement, comment le grand groupe peut-il s’assurer que le projet de la startup est assez mature pour créer une collaboration durable, saine et sans risque ? Une première piste de réponse vient de la mise en place d’un cadre pour garantir la transparence de la collaboration entre le sous-traitant et la startup industrielle. Ensuite, afin de prouver au grand groupe que le projet de la startup est viable, il est possible de s’inspirer du projet NICCO, qui a été soumis à la démarche « Territoire d’Industrie » à l’initiative de la Carène en 2019. L’idée de ce projet était de créer un centre de maturation industrielle externe, afin de bien préparer leur produit ou leur service avant d’aller de se présenter aux PME/ETI/Grand groupe pour qu’ils interviennent comme sous-traitant ou client.

L’intégration de la startup dans la PME / ETI / Grand Groupe

Il peut y avoir une dissonance entre la volonté de s’ouvrir à la collaboration avec une startup, et la capacité d’intégration de cette startup. Pour le moment, le processus se fait très généralement par le biais du département R&D (orientée produit) et/ou des ‘Open-Lab’ ou ‘Fab-Lab’ mais qui sont souvent orientés « Intrapreneuriat ». C’est pourquoi, il est intéressant de créer un « sas d’entrée spécialisé startup » dans les grandes entreprises, c’est par exemple ce qu’a fait DAHER via « Imagineering » avec le soutien direct de la Direction de l’entreprise. Ce sas d’accueil a pour mission de sélectionner celles qui ont un intérêt pour l’entreprise et de les accompagner sur le projet d’intégration de leur produit / service en mode projet (y compris gestion du changement par rapport à la culture de l’entreprise) sur les différents sites industriels concernés. Cela permet aussi à la startup d’avoir un « représentant interne » pour l’introduire aux différents niveaux d’interlocuteurs (utilisateurs, opérationnels, décisionnaires) et fluidifier ainsi les échanges.

Ce sas, permet également d’acculturer les startups aux enjeux des industriels (culture du ROI, conduite du changement, clichés, etc.). Dans le même temps, cela permet au grand groupe d’intégrer le vocabulaire et la dynamique des startups. Pour cela il y a d’ailleurs notre publication « Livre Jaune Startups & PME industrielles » avec BPI France pour présenter les besoins des startups industrielles.

Enfin, ce sas, doit permettre également de garantir des délais de paiements « rapides » et lever les contraintes des services achats parfois complexes des grands groupes. Une démarche renforcée récemment par Je choisis la FrenchTech et BPIFrance.

L’analyse du projet : une approche globale

Afin d’assurer une longévité de ces collaborations, il faut que l’ETI et le Grand groupe se familiarisent avec le monde de la startup, comme indiqué plus haut, et reste ouvert aux innovations industrielles. De cette façon, il pourra continuellement se renouveler.

De même, au commencement du projet, il est primordial de mesurer sa valeur, en euro évidemment, mais aussi sur d’autres indicateurs comme le taux d’économie d’émissions de gaz à effet de serre ou encore en ressources consommées ou de déchets évités afin de prendre en compte toutes les données, et de pouvoir se projeter sur le long terme via une approche multicritères.

Autre bonne pratique dans le cas d’une coopération pour sous-traitance : découper le projet technique en module afin de répartir les risques et ne pas s’engager respectivement sur la totalité du projet au risque de créer des dépendances.

Gabriel Raffour insistait néanmoins sur la nécessité de concevoir un projet dans la durée : ne pas penser PoC/PoV/MVP/proto, mais penser projet dans la globalité avec des phases de PoC/PoV/MVP etc. pour atteindre à termes une échelle globale.

Bien entendu et, Paul Péretié qui travaille avec Vialog en Normandie le rappelait, il s’agit avant tout de relations humaines, donc cela prend du temps mais si la volonté est là, alors on y arrive !

Prioriser l’usage à la technologie

On a aussi adoré la présentation de Quatrium, Centre de Ressources Techniques contribuant à démocratiser les technologies RV/RA sans paillette ! Effectivement Grégory Duvalet a très justement rappelé qu’il faut avant tout répondre à l’usage plutôt que de vouloir utiliser tout un ensemble de technologies très « marketing friendly » mais qui à la fin sont consommatrices de ressources, de temps, de moyens et inadaptées. L’occasion de parler des lunettes connectées de Tikaway ou encore celles de AMA Xperteye, qui propose la solution logicielle d’assistance à distance avec lunettes ou smartphone et avec de la RA en collaboration avec Vuzix et Realware, qui n’intègrent pas d’IA mais répondent néanmoins parfaitement au besoin d’améliorer la maintenance à distance dans une logique #Industrie4.0, comme quoi apporter le juste niveau de technologie est la clé, tant pour préserver les ressources écologiques, minimiser les coûts et surtout, répondre aux besoins du marché !

Le média Informateur Judiciaire en parle également ici >>

 

Expertise | « Loi industrie verte : une première étape »

Tribune de Olivier Lluansi,  parue dans l’Opinion

« Sans digital dans l’industrie, point de compétitivité. Sans compétitivité, point d’industrie. De même, l’industrie sera verte. Sans quoi, elle sera rejetée par les consommateurs, par les réglementations, par les habitants et même par les financeurs », estime Olivier Lluansi, pour qui la loi industrie verte est une étape sur le long chemin de la renaissance industrielle française »

Olivier Lluansi est enseignant à l’Ecole des Mines de Paris et auteur de « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » (Éditions Les Déviations, 2023)

Accéder à la Tribune

Recrutement | Chef.fe de projets & Communication

Vous vous intéressez à l’entrepreneuriat, l’industrie et/ou l’économie circulaire ? Vous souhaitez contribuer au développement d’un Collectif national visant à développer un écosystème favorable à l’amorçage industriel circulaire ?

Le CSI France, association d’intérêt général Loi 1901, est composée d’entrepreneur.e.s industriel.le.s, de sous-traitant.e.s, d’accompagnant.e.s (d’incubateurs/accélérateurs, investisseurs, collectivités…) ou encore de citoyen.e.s professionnel.le.s souhaitant réconcilier l’industrie, la finance et le numérique au service de la transition écologique et sociale.

Découvrez notre Manifeste d’actions concrètes ici : https://www.csifrance.fr/nos-solutions/

 

Rejoignez-nous !

 

Rattaché.e au Délégué Général, vos missions sont :

Missions

  • Coordination de projets :
    • Accélérateurs
    • Observatoire
    • Village Startups
  • Coordination des groupes de travail thématiques : financements, foncier, éducation, recrutement, réglementation
  • Animation phygitale de la communauté des Membres et Partenaires
    • En continu via la digital workplace Watcha
    • Ponctuellement lors des événements à créer et coordonner :
      • Rencontres conviviales territoriales
      • Learning Expeditions
      • Interventions thématiques
  • Animation réseaux sociaux (Fcbk, Twitter, Linkedin, Instagram)
  • Mise à jour du site internet
  • Création et MAJ des supports de communication
  • Relations Presse
  • Recrutement de nouveaux membres

 

Profil

  • Forte autonomie
  • Goût pour l’entrepreneuriat et le « multi-tâches »
  • Qualité rédactionnelle et relationnelle
  • Maitrise des outils informatiques : réseaux sociaux, wordpress, logiciels de PAO, mailchimp

 

Conditions

  • Début ASAP
  • Basé.e à Paris ou Lyon
  • CDI
  • Temps plein
  • Au moins 50% télétravail
  • Candidature à contact@csifrance.fr

RetEx | Le CSI France à Pollutec 2023

Le salon Pollutec, l’événement international de référence des solutions environnementales pour l’industrie, la ville et les territoires, s’est tenu à Eurexpo Lyon du 10 au 13 octobre 2023. A cette occasion, l’équipe du CSI France a pu rencontrer et échanger avec de nombreuses startups industrielles.

Les startups industrielles au RDV 

En déambulant entre les très nombreux stands, nous avons découverts de nombreuses jeunes entreprises innovantes, en provenance de toutes les régions de France. Nous avons ainsi pu leur présenter le CSI France, et discuter avec elles de leurs freins, leviers et solutions. Voici une liste non exhaustive des startups sur le salon que nous avons eu le plaisir de (re)découvrir :

  • La startup Opopop a développé un emballage réutilisable et consigné pour la logistique. Avec leur emballage, vous pouvez allier simplicité (moins de cartons qui trainent à la maison et de poubelles trop remplies) avec écologie !
  • Solecoller a inventé des semelles rafraichissantes ou chauffantes, selon vos besoins. Ces semelles peuvent convenir aux sportives /sportifs comme aux professionnels devant travailler dans des lieux réfrigérés,
  • La startup Biomitech a développé un système de dépollution de l’air. Les premiers produits ont été installés à proximité de routes très fréquentées,
  • Les granulés de Biohap permettent d’éliminer le plomb, le cadmium, le cuivre et le zinc des eaux usées ou de process,
  • Releaf Paper utilise de la matière compostable, les feuilles mortes des arbres, pour en faire des sacs de transports biodégradables,
  • La startups SARUS a développé des dispositifs de récupération d’énergie abordables, robustes et à expansion, pour des applications à petite échelle,
  • Atmotrack a développé des capteurs qui mesurent les concentrations de polluants dans l’air, en toutes circonstances, en milieu urbain ou rural,
  • Cy-Clope est une entreprise spécialisée dans le recyclage des mégots et la gestion de zones fumeurs, en proposant  du mobiliers design #madeinFrance, adaptable à l’environnement dans lequel il se trouve. Pour rappel : 1 mégot pollue 500 litres d’eau ! 
  • L’entreprise Earthwake, transforme les déchets plastiques en énergie ou en plastique vierge,
  • Oberon a imaginé un dispositif qui permet de détecter des polluants, le pollen, les microplastiques, etc,
  • Neolitik fabrique un matériau de construction vertueux et alternatif au béton, appelé EcoLithe. EcoLithe est composé à 100% de matières premières recyclées, est 100% recyclable, n’utilise pas d’eau pour sa fabrication et permet une économie de 85% de CO2 par rapport à la fabrication du béton.

La Tannerie Végétale 

 

Table-ronde startups deeptech, et Métropole de Lyon
Fanny Deléage, Co-Fondatrice de la Tannerie Végétale présente son projet, au côté de Raouf Medimagh et Arnaud Villard D’Arbouet.

Table-ronde startups deeptech, et Métropole de Lyon

Le mercredi matin, nous nous sommes rendues sur le stand de la Métropole de Lyon, afin d’assister à une table-ronde, où Fanny Deléage, CEO et Fondatrice de la startup La Tannerie Végétale, et adhérente du CSI France, prenait la parole. La table-ronde portait sur le rôle des startups #deeptech* dans la transition écologique et sur leur développement. Les startups présentent ont ainsi pu témoigner sur l’accompagnement qu’elles ont reçu par le pôle de compétitivité Axelera, la SATT Pulsalys, et la Métropole de Lyon.

Les autres intervenant·e·s de cette table-ronde étaient :
Les startups :

  • Raouf Medimagh CTO et Co-Fondateur de la startup Recycl’Elit,
  • Arnaud Villard D’Arbouet, PDG de la startup Mecaware,

Les accompagnants :

  • Sophie Jullian, PDG de la SATT Pulsalys,
  • Céline Gobin, Directrice du Développement Axelera

*un projet deeptech est un projet basé sur une technologie issue ou en collaboration avec un laboratoire de recherche académique

 

Décarbonation et réindustrialisation – un même agenda

Pollutec s’est également posé la question de la conciliation, ou non, d’une réindustrialisation avec celle de la décarbonation.

Réindustrialisation et Décarbonation - Même agenda ?

Introduction de Bruno Bonnell, Secrétaire Général pour l’investissement, France 2030
  • Projet de loi Industrie verte et mécanisme d’ajustement carbone aux frontières – favoriser la réindustrialisation et la lutte contre le carbone importé
  • Etat des lieux des émissions en France et feuilles de route pour l’industrie lourde et légère
  • Développement de filières stratégiques pour l’économie et l’environnement

Avec les interventions de :

  • Emilie Alberola – Directrice Générale, EcoAct South Europe
  • Sylvie Padilla – Cheffe du Service Industrie, Direction Entreprises et Transitions Industrielles, ADEME
  • Emeline Baume, Vice-présidente, Métropole de Lyon
  • Matthieu Chabanel, PDG, SNCF Réseau

On retient l’exemple de Mr Chabanel du recours à une startup industrielle pour allonger la durée de vie des pierres qui maintiennent les rails ou encore la vision portée par la Métropole de Lyon qui va bien au de-là de la #décarbonation et vise à mettre en œuvre une vraie circularité globale tenant compte des sources d’approvisionnement des énergies et ressources des organisations du territoire, privilégiant la #sobriété et encourageant l’éco-conception. Soutient également le déploiement d’une stratégie d’Ecologie Territoriale Industrielle* avec un exemple très concret sur le cas de la Vallée de la Chimie, mais aussi soutenir les producteurs et consommateurs/citoyens à mieux comprendre les enjeux et actions à mettre en œuvre pour transformer leur quotidien qui passe nécessairement par des actions de communication auprès du grand public et de formation des professionnels, sans oublier l’incitation au déploiement d’ateliers de réparation (ex : Maison Ma Bille) et de réemploi, voire de régénération, avec un plan ambitieux sur la filière agroalimentaire porté par Jérémy Camus puis enfin, une meilleure gestion des différentes fin de vie : recyclage, compostage (coucou Les Alchimistes), valorisation énergétique pour éviter à tout prix l’enfouissement.

*Focus sur l’EIT, un des 7 piliers de l’économie circulaire, avec l’outil « La Toile Industrielle » réalisée par le territoire de Dunkerque visant à étudier les flux de matières et énergies afin d’identifier des synergies pour tendre vers davantage de résilience et de sobriété tout en gagnant en souveraineté et sécurité des approvisionnements du territoire. On y ajouterait volontiers l’étude des flux de compétences pour flexibiliser le capital humain et répondre aux besoins des organisations d’une part et de recherche d’équilibre vie pro/vie perso d’autre part.

Enfin on salue une fois encore, l’expertise de l’ADEME sur le calcul d’impact environnemental, sur laquelle toutes politiques publiques ou projets économiques devraient se baser.

Newsletter | Les news du CSI France – Mai 2023

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