Learning Expedition | Délégation du CSI France à Béthune-Bruay

Après une première édition réussie en mars 2023, nous sommes ravis de vous annoncer que nous organisons une nouvelle Learning Expedition dans les Hauts-de-France afin d’accompagner une délégation de startups industrielles sur le territoire de Béthune-Bruay.

Envie de développer votre business ? Participez gratuitement à cette Learning Expedition à Béthune-Bruay

Startups industrielles, nous vous offrons une opportunité de participer à la seconde édition des « Rencontres Entreprises et Territoires de Béthune Bruay », dans les Hauts-de- France le 20 mars 2024 en rejoignant la délégation du CSI France !

Le territoire de Béthune-Bruay, en quelques mots

  • 100 communes, comptabilisant près de 280 000 habitants, situées dans les Hauts-de-France entre Paris, Bruxelles et Londres
  • Des acteurs prêts à s’engager dans l’accompagnement à l’industrialisation et disposant de compétences locales très diversifiées puisque l’on dénombre 165 sites industriels dans un diamètre d’environ 30km
  • Un engagement fort dans le secteur de l’électromobilité avec par exemple l’accueil de la première gigafactory française (ACC)
  • Une expertise dans les matériaux avec par exemple l’accueil de Safilin, pionnier de la relocalisation de la filière lin, ou encore Plastium, un pôle d’excellence régional dans la plasturgie et les composites
  • Un engagement de l’industrie dans la transition écologique avec par exemple le nouvel acteur dans le rechapage de pneus, Blackstar, ou encore l’initiative montante, Ennea Green, dans la récupération de matériel professionnel
  • Des réseaux actifs de startups, avec par exemple une antenne French Tech organisant de nombreux afterworks

C’est aussi un territoire avec des solutions immobilières, adaptées à toute étape de la vie d’un projet, et des solutions foncières clef-en-main, c’est-à-dire purgées d’un maximum de démarches administratives. Pour les projets identifiés comme stratégiques, le territoire met à disposition ses savoir-faire dans l’accompagnement à l’implantation (démarches PC, ICPE, premières mises en réseaux) et au développement (levée de fonds, accélération, internationalisation). Découvrez les Solutions d’industrialisation de Béthune Bruay.

 

Les opportunités business :

La participation aux rencontres des Entreprises et de Territoires à Béthune-Bruay, territoire d’industrie, permettra aux startups industrielles de (liste non-exhaustive) :

  • Accéder au salon gratuitement,
  • Découvrir les deux parcours des savoir-faire industriels du territoire,
  • Visiter le site de Renault à Ruitz 
  • Faire connaître sa solution devant des donneurs d’ordre à travers des sessions de pitch. Ces pitchs seront filmés et seront disponibles en replay
  • Connaître les besoins d’achat des acteurs publics du territoire,
  • Rencontrer des sous-traitants, des fournisseurs, des grands comptes,
  • Profiter d’un moment privilégié avec des financeurs,
  • Participer à l’afterwork VIP,

 

LISTE DES EXPOSANTS

 

Les retours des startups industrielles de la délégation 2023

Héléna Jérome Délégation CSI France  « Lors de la learning expedition avec le CSI France à Béthune-Bruay, j’ai eu l’occasion de visiter le site d’Eiffage Systems. Suite à cette rencontre, nos avons mis en place un test de nos produits de communication dans le bruit sur leur site industriel : une collaboration qui ne fait que commencer »
Héléna Jérome, CEO de SAFEHEAR

 

Jérémy Dulout, CEO de Batconnect délégation CSI France Béthune bruay« J’ai été inspiré par les visites de sites industriels de Béthune-Bruay, et boosté par les échanges avec les entrepreneurs passionnés de la délégation du CSI France. J’ai gardé contact avec plusieurs d’entre eux et j’ai la conviction que nous arriverons à concrétiser plusieurs projets ensemble pour relocaliser et décarboner nos produits / entreprises »
Jérémy Dulout, CEO de BATCONNECT

 

Onja Gonnet, Délégation CSI France Béthune-Bruay« Organisation impeccable, timing parfait, échanges stimulants au sein d’un groupe homogène. Visites d’entreprises captivantes. Plateau télé animé par des professionnels enthousiastes, l’occasion parfaite pour le pitch de SCorp-io. Infos intéressantes sur l’Agglo et sur les opportunités au Québec. Une expérience enrichissante »
Onja Gonnet, Responsable webmarketing chez SCORP-IO

 

Christophe Basset - OBH Délégation CSI France Béthune BruayLa Learning expédition à Béthune a été très intéressante en termes de découverte d’innovations autour de l’énergie, le développement des solutions de recyclage des déchets par exemple. La visite d’Eiffage fut très instructive sur l’organisation structurelle de la chaîne industrielle. J’ai profité de cette expédition pour échanger avec des entrepreneurs passionnés et partager nos expériences. À la suite de cette rencontre, nous avons créé des liens avec des participants qui certainement seront utiles dans notre développement industriel. »
Christophe Basset, Associé – Business development chez OBH (On Board Helmet)

 

Comment participer ?

Condition de participation : vous êtes une startup hardware

Remplir ce formulaire >>

Le CSI France prend en charge les frais de déplacement pour les 15 premières startups industrielles, à hauteur de 150€, sous présentation des justificatifs.

Pour toutes questions, contactez notre équipe qui reste à votre écoute :

 

ADHERER

 

 

Actualité | Eternity Systems est partenaire de l’AAIC

Annonce : nouveau partenaire de l’AAIC

Alors que le CSI France vient le lancer son appel à partenaires dans le cadre de la deuxième promotion de l’Accélérateur Amorçage Industriel Circulaire (AAIC), nous sommes fiers d’annoncer qu’une ETI nous a déjà rejoint ! L’entreprise ETERNITY Systems, expert du réemploi de contenants et emballages en Europe et Amérique du Nord, a souhaité embarquer sur cette nouvelle édition, afin d’accompagner et de transmettre son expertise aux startups industrielles accélérées, mais aussi pour accueillir une learning expedition afin de présenter comment la circularité industrielle peut se déployer à grande échelle.

Qui est ETERNITY Systems, notre nouveau partenaire ?

ETERNITY Systems finance, équipe et opère des centres de lavage industriel territoriaux sur-mesure, pour répondre contribuer à la réduction de l’usage unique et au développement du réemploi à travers les supplychain et les produits de grande consommation.

ETERNITY Systems collecte, transporte, répare, lave et stocke des contenants et emballages en verre, plastique et inox pour la GMS, la restauration commerciale et collective, l’événementiel et à travers les chaines d’approvisionnement B2B.

Ils répondent aux exigences des normes agroalimentaires européennes et nord-américaines.

ETERNITY Systems a mis en place un processus performant, afin d’optimiser sa consommation d’eau, de détergent et d’énergie.  Ainsi, 1L d’eau peut être réemployé jusqu’à 300 fois permettant la réutilisation de +70% de l’eau en moyenne. Par ailleurs l’entreprise déploie des centrales photovoltaïque et des pompes à chaleur pour rendre ses sites le plus autonome possible.

Depuis 30 ans, c’est plus de 8 milliards d’emballages qui ont été réemployés et l’entreprise ne compte pas s’arrêter avec l’ouverture de 1 à 2 sites par an à travers le monde. On peut d’ailleurs citer les ouvertures récentes à Sankt Leon-Rot en Allemagne pour accélérer le réemploi de caisses, bacs, boxes, palettes logistiques et industrielles ou au Quebec pour le lavage de bouteilles en verre pour le secteur de la microbrasserie.

On parle (déjà) de cette coopération dans les médias 

Ce partenariat entre notre association et ETERNITY Systems a été repris dans l’écho-circulaire, site d’informations pour les professionnels engagés dans l’économie circulaire.

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Tribune | Redéployons des usines en villes, par Louis de Lillers

Louis de Lillers, CEO de la startups industrielle CorWave, qui développe des pompes cardiaques implantables innovantes basées sur une technologie de rupture, la membrane ondulante a récemment publié une Tribune dans Les Echos .

La startup CorWave a récemment inauguré sa première usine au sein de la Région Ile de France, dans la ville de Clichy-sur-Garenne. Monsieur de Lillers revient sur la nécesssité de rapprocher les usines des centres vielles, puisqu’il indique que  « 80% des Françaises et Français vivent en ville, bannir les usines des centres urbains, c’est se priver de 80% de notre potentiel industriel »

Un autre point mentionné est le côté foncier. En effet, en Ile de France, qui fait face à une crise du logement, 4.5 millions de mètres-carrés de bureaux sont inexploités. Réinstaurer des usines au cœur des villes permettraient de combler ces locaux vides et aussi d’éviter l’artificialisation des sols, ce qui s’inscrit dans l’objectif de « Zéro artificialisation des sols » ZAN, du Gouvernement Français.

Enfin, au CSI France, nous pensons que, puisque de nombreux métiers de l’industrie sont sous tension, développer des usines dans les centres-villes prend tout son sens. Cela permettrait de rapprocher l’emploi des demandeurs et demandeuses d’emplois, de faciliter les formations mais aussi d’accueillir plus facilement le grand public. Cet accès facilité pourrait recréer de l’engouement pour l’industrie auprès des jeunes, qui représentent l’avenir industriel de notre pays, un des enjeux de notre souveraineté.

 

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Actualité | Startup industrielle & Mobilité

Nous sommes ravis de vous partager ce podcast du MAP, qui a retenu tout particulièrement notre attention, car le fondateur de la startup industrielle FURION invitée, Marc Evenisse cite les actions mises en œuvre par le CSI FRANCE.

La startup industrielle FURION travaille au développement de l’hybridation des motocycles mais aussi de toutes les chaines de traction.

Nous remercions Marc et nous vous souhaitons une bonne écoute !

 

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Tribune | Usbek et Rica – Zola écrirait-il encore sur l’industrie ?

Obscurité, misère, exploitation, pénibilité… L’usine « à la Zola » est une expression consacrée de longue date. La formule est parlante : qui n’a pas bachoté Zola sur les bancs du lycée ? Cependant, elle a ses limites car elle ne fait qu’effleurer la pensée complexe de l’un des plus grands auteurs de notre littérature.

Dans ses plus grands livres, Zola se fait en effet le peintre du monde ouvrier : L’Assommoir en 1877, Germinal en 1885. Mais son œuvre n’a pas l’usine pour seul décor : on y trouve aussi les grands magasins avec Au Bonheur des Dames, ou encore les Halles dans Le ventre de Paris. Il y dissèque sans complaisance la société du Second Empire et mène une réflexion sur la place du travail, l’ordre moral, la justice sociale. Il décrit la « France courage », celle qui se jette dans le travail pour s’en sortir.

L’écriture qui révèle la société

Zola est fidèle aux principes du naturalisme : il fait naître sous sa plume un florilège de personnages qui, par leurs relations et multiples regards, révèlent la société du XIXe siècle. Avec un incroyable génie de la formule, il croque des personnalités en un rien de temps : « Entré en République comme on rentre au couvent » ; « Méchante pour passer le temps », « Honnête car il est plus doux de s’endormir ainsi  »…

Auteur/·es :

Olivier Lluansi et Virginie Saks, co-animateurs du Laboratoire d’idées des « Forces françaises de l’industrie »

Olivier Lluansi est aussi auteur de : « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle », aux éditions Les Déviations, mai 2023

 

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Gouvernance | Le CSI France annonce sa nouvelle Gouvernance après son Assemblée Générale

La gouvernance du CSI France se renouvelle pour accompagner dans la durée le développement d’un écosystème national favorable à l’amorçage industriel et l’industrie circulaire

L’Assemblée Générale de l’association Collectif Startups Industrielles France avait lieu ce vendredi 1ier décembre à l’Hôtel de l’Industrie, lieu iconique de l’histoire industrielle et associative française.

Bientôt 3 ans après sa première Tribune initiée par Eléonore Blondeau en mars 2021, le Collectif Startups Industrielles France peut être fier du chemin parcouru. Reprise politique du terme « startups industrielles », création du guichet FrenchTech dédié, publication d’un livre jaune avec BPI France et apparition d’un village startups au sein de Global Industrie ou encore différents outils de financements comme le FNVI, fonds de fonds visant à la création de Fonds d’Amorçage Industriel à Capital Patient, appel à projet 1ière usine, Prêt Nouvel Industrie, et même la création de fonds directs comme celui de BPI France, de la Région AuvergneRhôneAlpes ou de l’ÎledeFrance. Sans oublier les évolutions également sur le sujet du foncier avec des travaux en cours au sein de la Banque des territoires pour créer un vrai « airbnb industriel » visant à faciliter la recherche de locaux industriels adaptés à chacune des phases de développement d’un projet :

  • R&D / prototypage : phase de recherche qui permet de valider le marché, de définir le cahier des charges fonctionnel puis technique, de concevoir et développer le produit jusqu’à la réalisation d’un prototype fonctionnel appelé « MVP » ou « Démonstrateur ».
  • Pindustrialisation : phase d’optimisation du produit tant en termes de coûts, de quantités produites que de fiabilité. Adapter le choix des fournisseurs, adapter le choix des technologies de production, adapter les technologies et méthodes d’assemblage et rédiger toute la documentation.
    Obtenir les certifications et respecter les normes.
  • Grande série : phase où les objectifs d’optimisation ont été atteints et où l’on décide de reproduire le produit autant que possible en réalisant les meilleures économies d’échelles. Soit en interne, en créant sa propre infrastructure de production, soit via des soustraitants.

Lapproche dune industrie plus circulaire nest pas en reste avec différentes tribunes et interventions lors des discussions pour la Loi Industrie Verte et le lancement de lAccélérateur Amorçage Industriel Circulaire qui s’adresse aux startups industrielles « linéaires » qui souhaitent pivoter vers un modèle circulaire, et celles qui ont déjà un modèle circulaire et souhaitent l’industrialiser à grande échelle dont la première édition a permis daccompagner 13 startups industrielles de toute la France.

Aussi pour pérenniser ces travaux dans la durée, il était temps de faire évoluer la gouvernance de l’association et structurer une équipe salariée. 

Le Comité d’Honneur Assemblée Générale 

Gouvernance ; nouveau comité d'honneur

 

Le nouvelle constitution du Comité d’Honneur :

  • Olivier Lluansi, déjà présent au sein du Comité d’honneur et récemment nommé par les Ministres Bruno Le Maire et Roland Lescure pour une mission sur l’avenir de nos politiques industrielles ;
  • Anaïs Voy-Gillis, précédemment au CA, rejoint ce Comité pour continuer d’apporter son approche de Chercheuse sur la Renaissance Industrielle ;
  •  Matthieu EYRIES, nouveau de la bande, et engagé dans la décarbonation de l’économie, vient apporter son expérience des grands comptes et du financement de l’innovation et des scale-up industriels ;
  • Nicolas Pailloncy, continu et pour rappel est Fondateur de Metal Additive Technologies, projet entrepreneurial industriel au sein des territoires Ile de France et Nouvelle Aquitaine.

Le Bureau

 

Gouvernance : le Bureau Assemblée générale 2023

 

C’est avec beaucoup d’émotions et fière des objectifs atteints, qu’Eléonore Blondeau a passé le flambeau à Nicolas Gambini, ancien entrepreneur industriel, Fondateur de la startup Notilo+. Le nouveau Président élu sera soutenu par un Conseil d’Administration renforcé afin d’accompagner dans la durée la mission de l’association.

Constitution du nouveau Bureau :

  • Roland Pesty, Fondateur de plusieurs startups industrielles, ex COO de Sintermat a pris ses fonctions en temps que Secrétaire ;
  • Edouard Burnot, travaillant dans l’associatif, l’édition et les médias à impact pérennise son rôle de Vice-Secrétaire ;
  • Alphadio Olory-Togbe, Fondateur du Lavoir Moderne, nous rejoint en tant que Trésorier ;
  • Jean-Baptiste Pieret, Président de la startup industrielle Black Star a pris le poste de Trésorier adjoint.

Le Conseil d’Administration

Gouvernance ; administrateurs et administratrices voté pendant l'Assemblée générale 2023

 

Le rôle du CA est de représenter l’association, de veiller à la cohérence des membres avec le projet et de trouver les ressources humaines, financières, matérielles & logicielles permettant le bon fonctionnement du Collectif.

Ce sont désormais 7 administrateurs et administratrices qui composent le Conseil d’Administration :

  • Sonia Artinian-Fredou, Présidente de FinD Climate ;
  • Christian Bruère, Président et Fondateur de la startup industrielle Mob-ion ;
  • Kareen Maya-Levy, Fondatrice Kippit ;
  • Guillaume Perret du Cray, CEO et Fondateur de Reekom ;
  • Virginie Madrona Debavelaere, Présidente Sense & Shift – CEC Industries ;
  • Rémy Ouaida, Directeur Innovation Le French POC ;
  • Ingrid Goutagny, Présidente de l’ETI Robur.

 

Pour fêter ces évolutions, l’association avait l’honneur d’accueillir Enzo Ribeiro, Chief of Staff & Head of Financing de VERKOR pour un temps d’inspiration et de partage d’expérience sur les recrutements, le lien avec les territoires et surtout les clés de succès d’une levée de fonds en amorçage industriel.

Témoignage de Enzo Ribeiro Gouvernance

Après un cocktail déjeunatoire local et végétarien, nous avons continué cette journée riche en émotions par un concours !

Concours startups
Startups participants au concours de la Make It Academy et le jury pendant l'Assemblée Générale 2023
Startups participantes au concours pour gagner une place gratuite à la « Make It! Academy » et le jury. De gauche à droite : Hammed Ramdani, Elise Rey du Boissieu, Wassim Amri, Eléonore Blondeau, Marion Valentin, Stéphanie Heritier, Sébastien Brochier, Elies Hamzaoui, Christine Baratte, Benoit Trouvé, Hoang LeHuy, Thomas Gauthier (en visio)

Pour cette Assemblée Générale, nous avions préparé, avec notre nouveau partenaire Altyor, un concours réservé aux startups industrielles adhérentes du CSI France, afin qu’elles puissent tenter de gagner une place gratuite d’une valeur de 2000€ à la 2ème édition de la Make It! Academy. Ce programme est organisé par Altyor et le Groupe Stratos afin d’accompagner les startups hardwares dans leur levée de fonds. En 2023, parmi les 5 projets accompagnés, 3 ont levé des fonds grâce au programme.

Pour 2024, 5 de nos startups étaient candidates :  Midipile Mobility, Bric à Vrac, Boreales Energy, Kosmos Technologies et OBH Mobility, ont présenté leur projet devant un jury. Celui-ci était composé de membres du CA du CSI France, ainsi que des membres de Altyor et d’un Business Angels. De plus, nombreuses autres startups industrielles, déjà présentes pendant notre Assemblée Générale, ont également assisté au concours, afin de soutenir les participants et participantes.

Après 2 heures de présentations passionnantes, le jury a rendu son verdict, et c’est Bric à Vrac, brillamment représentée par Elise Rey du Boissieu, qui a gagné la place offerte ! Nous la félicitations et nous avons hâte de pouvoir suivre l’avancée de son projet au printemps 2024.

Nous serons bien entendu présents pour l’encourager le 18 avril 2023, lors du Demo Day, l’évènement qui marque la fin du programme de la prochaine édition de la Make It! Academy.

RETEX | Evènement « SUR LE PONT ! TECH & TRANSITIONS » à Saint-Nazaire

La Renaissance Industrielle se passe aussi, et surtout, dans les territoires ! 

Notre Présidente Eléonore Blondeau a été invitée d’honneur de l’événement « Sur le Pont ! Tech & Transitions » à Saint-Nazaire le 20 octobre dernier. Le but de cet évènement était de montrer les synergies possibles entre les startups et les PME/ETI, voire Grands Groupes. Également de discuter autour du lien entre industrie, technologie et numérique et les synergies possibles pour répondre aux enjeux de décarbonation de notre Société. Enfin, mettre l’accent sur les richesses du territoire en termes de compétences, ressources foncières et techniques.

Evènement co-organisé par BLUE LABPlage WebLe SPi Numérique, French Tech Saint-Nazaire La Baule Pornic et CESI, avec le soutien de  Saint-Nazaire Agglomération et Nantes Saint-Nazaire Développement.

Le territoire de Saint-Nazaire

Territoire historiquement développé autour du Grand Port, de la construction navale, de la production d’hydravion puis de l’aéronautique et des énergies fossiles avec la 2ième raffinerie de France et une centrale à charbon sur le point d’être fermée, l’enjeux de la transformation est de taille ! Heureusement la collectivité, dévouée et passionnée, s’active avec l’obtention du « label » ZIBAC qui finance dans un premier temps les études nécessaires à la définition de la feuille de route de transformation à mener pour atteindre le Net-Zéro sans compromettre l’activité économique ni les emplois. Pour rappel, les ZIBAC ont vocation à constituer des territoires pionniers de la décarbonation de l’industrie française ainsi que des territoires industriels « clé en main » pour les entreprises désireuses d’investir dans la transition écologique, afin d’en faire un levier majeur de réindustrialisation verte.

Ce territoire petit en taille, seulement 128 000 habitants dans l’agglomération mais dont +25 000 travaillent directement pour l’industrie, produit plus de 5 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit équivalent à celle de Toulouse qui compte 806 503 habitants. Par ailleurs, le Territoire vient d’être retenu parmi les 183 Territoires d’industrie sur la période 2023-2027 et va ainsi pouvoir poursuivre la dynamique engagée depuis 2018.

Lors de son arrivée, Eléonore, accompagnée par la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et l’estuaire a pu parcourir les Chantiers de l’Atlantique, MAN Energy Solutions, le hub logistique dédié aux Energies Marines Renouvelables, Airbus Atlantic ou encore voire en live les essais de la voile Solid Sail, fruit du partenariat entre des entreprises locales et les Chantiers. L’occasion aussi d’apprécier la richesse historique du territoire où dès le 20ème siècle, les premiers sous-marins étaient produits comme celui de l’Espadon, premier sous-marin de la Marine nationale française à plonger sous les glaces !

D’ailleurs, ici l’industrie, c’est un sujet qui coule dans les veines des citoyens ! On en est fiers donc le weekend c’est tourisme industriel et Place Ô Gestes pour découvrir la diversité des métiers industriels du très manuel au plus théorique.

Enfin cette rencontre était aussi l’occasion d’échanger sur les enjeux fonciers du territoire dans un contexte de ZAN et d’envie de développer une offre adaptée à l’industrialisation d’innovations industrielles, au service de la décarbonation et plus largement de la circularité. En effet, pourquoi aller artificialiser des terres lorsqu’il existe des friches adaptées à l’accueil de Lieux Repère de l’Industrie…?

Vendredi matin, le tout nouveau lieu SPi Numérique nous ouvrait ses portes pour un programme dense où la mixité était reine :

Introduction : La circularité industrielle, quesako ?

Au CSI France, nous croyons que l’industrie de demain, ne séparera plus les termes « Industrie » et « Economie Circulaire ». La circularité consiste à découpler la production de valeur de l’usage des ressources avec une circulation de la matière la plus locale possible. Au-delà des cœurs d’usine, il s’agit de considérer l’ensemble de la chaîne de valeur, des approvisionnements aux business modèles.

De ce fait, même si une entreprise développe un produit qui n’a pas de rôle écologique et social direct, elle peut tout de même appliquer les principes de l’industrie circulaires qui s’appuie sur 7 piliers fondamentaux que nous développons plus en détails ici.

Table-ronde : Startups industrielles, quel environnement pour une collaboration bénéfique ? »
Table ronde
De gauche à droite : Pascal Dupuys, Gabriel Raffour, Paul Péretié, accompagnés d’Éléonore Blondeau animatrice de la table-ronde. © DR

Cette table-ronde recevait :

  • Pascal Dupuys, Expert industriel,
  • Paul Péretié, CEO et Fondateur de la startup industrielle ADOK,
  • Gabriel Raffour, Head of Imagineering program chez Daher,
  • Eléonore Blondeau, Co-fondatrice & Présidente du Collectif Startups Industrielles France.

L’occasion de présenter les freins & leviers dans les collaborations entre structures de tailles différentes. Que ces collaborations soient dans un but de sous-traitance, d’investissement ou encore de développement commercial, elles ne peuvent être improvisées et méritent un cadre spécifique.

Témoignages 

Extrait des idées clés partagées lors de l’événement :

Créer une relation de confiance

Le premier grand frein qui a été annoncé est sans surprise, la confiance. Comment une startup peut-elle faire confiance à un grand groupe en termes de propriété intellectuelle, et inversement, comment le grand groupe peut-il s’assurer que le projet de la startup est assez mature pour créer une collaboration durable, saine et sans risque ? Une première piste de réponse vient de la mise en place d’un cadre pour garantir la transparence de la collaboration entre le sous-traitant et la startup industrielle. Ensuite, afin de prouver au grand groupe que le projet de la startup est viable, il est possible de s’inspirer du projet NICCO, qui a été soumis à la démarche « Territoire d’Industrie » à l’initiative de la Carène en 2019. L’idée de ce projet était de créer un centre de maturation industrielle externe, afin de bien préparer leur produit ou leur service avant d’aller de se présenter aux PME/ETI/Grand groupe pour qu’ils interviennent comme sous-traitant ou client.

L’intégration de la startup dans la PME / ETI / Grand Groupe

Il peut y avoir une dissonance entre la volonté de s’ouvrir à la collaboration avec une startup, et la capacité d’intégration de cette startup. Pour le moment, le processus se fait très généralement par le biais du département R&D (orientée produit) et/ou des ‘Open-Lab’ ou ‘Fab-Lab’ mais qui sont souvent orientés « Intrapreneuriat ». C’est pourquoi, il est intéressant de créer un « sas d’entrée spécialisé startup » dans les grandes entreprises, c’est par exemple ce qu’a fait DAHER via « Imagineering » avec le soutien direct de la Direction de l’entreprise. Ce sas d’accueil a pour mission de sélectionner celles qui ont un intérêt pour l’entreprise et de les accompagner sur le projet d’intégration de leur produit / service en mode projet (y compris gestion du changement par rapport à la culture de l’entreprise) sur les différents sites industriels concernés. Cela permet aussi à la startup d’avoir un « représentant interne » pour l’introduire aux différents niveaux d’interlocuteurs (utilisateurs, opérationnels, décisionnaires) et fluidifier ainsi les échanges.

Ce sas, permet également d’acculturer les startups aux enjeux des industriels (culture du ROI, conduite du changement, clichés, etc.). Dans le même temps, cela permet au grand groupe d’intégrer le vocabulaire et la dynamique des startups. Pour cela il y a d’ailleurs notre publication « Livre Jaune Startups & PME industrielles » avec BPI France pour présenter les besoins des startups industrielles.

Enfin, ce sas, doit permettre également de garantir des délais de paiements « rapides » et lever les contraintes des services achats parfois complexes des grands groupes. Une démarche renforcée récemment par Je choisis la FrenchTech et BPIFrance.

L’analyse du projet : une approche globale

Afin d’assurer une longévité de ces collaborations, il faut que l’ETI et le Grand groupe se familiarisent avec le monde de la startup, comme indiqué plus haut, et reste ouvert aux innovations industrielles. De cette façon, il pourra continuellement se renouveler.

De même, au commencement du projet, il est primordial de mesurer sa valeur, en euro évidemment, mais aussi sur d’autres indicateurs comme le taux d’économie d’émissions de gaz à effet de serre ou encore en ressources consommées ou de déchets évités afin de prendre en compte toutes les données, et de pouvoir se projeter sur le long terme via une approche multicritères.

Autre bonne pratique dans le cas d’une coopération pour sous-traitance : découper le projet technique en module afin de répartir les risques et ne pas s’engager respectivement sur la totalité du projet au risque de créer des dépendances.

Gabriel Raffour insistait néanmoins sur la nécessité de concevoir un projet dans la durée : ne pas penser PoC/PoV/MVP/proto, mais penser projet dans la globalité avec des phases de PoC/PoV/MVP etc. pour atteindre à termes une échelle globale.

Bien entendu et, Paul Péretié qui travaille avec Vialog en Normandie le rappelait, il s’agit avant tout de relations humaines, donc cela prend du temps mais si la volonté est là, alors on y arrive !

Prioriser l’usage à la technologie

On a aussi adoré la présentation de Quatrium, Centre de Ressources Techniques contribuant à démocratiser les technologies RV/RA sans paillette ! Effectivement Grégory Duvalet a très justement rappelé qu’il faut avant tout répondre à l’usage plutôt que de vouloir utiliser tout un ensemble de technologies très « marketing friendly » mais qui à la fin sont consommatrices de ressources, de temps, de moyens et inadaptées. L’occasion de parler des lunettes connectées de Tikaway ou encore celles de AMA Xperteye, qui propose la solution logicielle d’assistance à distance avec lunettes ou smartphone et avec de la RA en collaboration avec Vuzix et Realware, qui n’intègrent pas d’IA mais répondent néanmoins parfaitement au besoin d’améliorer la maintenance à distance dans une logique #Industrie4.0, comme quoi apporter le juste niveau de technologie est la clé, tant pour préserver les ressources écologiques, minimiser les coûts et surtout, répondre aux besoins du marché !

Le média Informateur Judiciaire en parle également ici >>

 

Expertise | « Loi industrie verte : une première étape »

Tribune de Olivier Lluansi,  parue dans l’Opinion

« Sans digital dans l’industrie, point de compétitivité. Sans compétitivité, point d’industrie. De même, l’industrie sera verte. Sans quoi, elle sera rejetée par les consommateurs, par les réglementations, par les habitants et même par les financeurs », estime Olivier Lluansi, pour qui la loi industrie verte est une étape sur le long chemin de la renaissance industrielle française »

Olivier Lluansi est enseignant à l’Ecole des Mines de Paris et auteur de « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » (Éditions Les Déviations, 2023)

Accéder à la Tribune

Expertise | Entre les start-up et les giga-usines, les entreprises du « juste milieu » ont aussi leur mot à dire

« Dans le débat sur la réindustrialisation de la France, les sociétés de taille intermédiaire peinent à se faire entendre. Elles sont pourtant essentielles à la richesse de notre pays, rappellent deux experts de cet écosystème

Tandis que la transition écologique éclipse la transition numérique dans les discours et les annonces, nous risquons de passer d’un imaginaire lié à la « start-up nation » à celui d’un « giga-factory land« , en laissant de côté les entreprises industrielles de taille intermédiaire.

La « start-up nation » a ses forces, indéniablement. C’est une nouvelle manière d’innover, fondée sur des investissements très risqués, qui a démontré sa puissance dans le numérique, la finance ou la biotech, et progresse désormais vers d’autres secteurs liés aux technologies industrielles. Nous en savons aussi désormais certaines des limites.« 

Lire la suite de la Tribune, co-écrite par Olivier Lluansi, enseignant à l’Ecole des Mines de Paris et auteur de « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » (Éditions Les Déviations, 2023) et  Jean Schmitt est président de Jolt Capital, dans L’EXPRESS, ici.

Expertise | Pénurie de compétences et réindustrialisation : un étonnant paradoxe

Un mouvement de réindustrialisation a émergé dans notre pays, ce dernier reste fragile. Fin 2022, la part de l’industrie dans le PIB n’avait pas encore retrouvé son niveau d’avant-crise Covid et au rythme actuel, la part de population active travaillant dans l’industrie atteindrait 14 % en 2070, quand la moyenne actuelle de l’UE est à 16 %.

Le potentiel de réindustrialisation des filières et de nos territoires, considérable, est notamment bridé par une pénurie généralisée de compétences. Le nombre d’emplois industriels vacants a été multiplié par trois entre 2017 et 2022, pour atteindre environ 60 000 (Dares, 2023). Pourtant, notre appareil de formation est théoriquement en mesure de pourvoir la main-d’œuvre nécessaire : le nombre de jeunes formés chaque année aux métiers industriels correspond – en volume – aux besoins de recrutement. C’est ce paradoxe que nous souhaitons expliciter et interroger.

Lire la suite de l’article ici

Cette note a été corédigée par Olivier Lluansi, également auteur du livre « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » et Guillaume Basset.

Crédit photo : @Shutterstock/ESB Professionnal

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