Newsletter | L’actualité de mai 2024

Retrouvez toutes les actualités de l’amorçage industriel et de l’industrie circulaire !

Vous y trouverez :

  • Les dernières actualités économiques de l’écosystème,
  • La startup industrielle du mois,
  • Les besoins des startups industrielles de la communauté.

Très bonne lecture !

Expertise | Et demain, que deviens-tu industrie ?

Après des années de délocalisation, la réindustrialisation de la France est un enjeu de taille, et le numérique est un allié clé pour une industrie plus respectueuse de l’environnement. 🧑‍🏭

Alors, comment le boom numérique permet-il aux entreprises de produire de façon plus responsable et efficace ?

Usbek&Rica et CIC Banque Privée ont posé la question à Anaïs Voy-Gillis, géographe spécialiste de la réindustrialisation, des politiques industrielles et des relocalisations, Gilles Moreau, fondateur et dirigeant de l’entreprise Verkor, spécialisée dans la fabrication de batteries électriques et Eléonore BLONDEAU, experte industrie circulaire et co-fondatrice du Collectif Startups Industrielles France, dans un podcast dédié au futur de l’industrie 🎧👉Ecoutez le PODCAST ici

L’occasion de rappeler que les outils numériques sont une partie des enjeux de la réindustrialisation mais le cœur devrait être le projet de Société que nous voulons construire grâce à cette nouvelle dynamique. L’objectif est-il d’être leader mondial de l’utilisation de 5G, VR ou d’IA…, ou bien de permettre à chaque français d’accéder à l’éducation, aux soins, et à une vie décente (logement, vêtement, nourriture, déplacements…) ?
Est-ce que cette réindustrialisation s’appuie sur une croissance de l’extraction des matières et ressources vierges ou bien sur l’optimisation des produits, procédés et composants déjà existants tout au long de leur cycle de vie ?…

Expertise | Réindustrialisation et circularité sont-elles compatibles ?

C’est la question à laquelle Eléonore Blondeau a essayé de donner quelques pistes de réponses pour Usbek & Rica / Bpifrance avec Guillaume Pitron, co-fondateur et associé de 16 Psyche (16P) en s’appuyant sur l’exemple crucial des minéraux.

📖 A consulter 👉 ici

La réouverture de mines sur notre territoires fait débat. La solution ne pourrait-elle pas venir de la sobriété et d’une approche de circularité ? Une Société où d’une part nous réduisons nos productions et consommations de matières vierges grâce à des stratégies d’approvisionnement responsable, d’éco-conception et d’écologie territoriale industrielle (dont nous recommandons le bel exemple de l’Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque grâce à l’outil de la « Toile Industrielle » ou encore celui de la Métropole de Lyon avec le « Manifeste pour une industrie qui s’engage et se transforme pour l’environnement ») mais aussi la mise en place d’offres de maintenance prédictive et la création d’ateliers de remanufacturing, retrofit et reconditionnement.
Et d’autre part en transformant nos business model en intégrant l’économie de la fonctionnalité et de la coopération qui tient tant à Christian Bruere 😉

Expertise | JourE BPIFrance – Qu’est-ce que la réindustrialisation circulaire ?

Le 4 avril dernier avait lieu l’événement JourE, l’événement phare de BPIFrance dédié aux enjeux écologiques.

A cette occasion une table-ronde rassemblait Christian Bruere, CEO de Mob-ion & Administrateur du CSI France, Eléonore Blondeau, Experte Industrie Circulaire & Co-fondatrice du CSI France, et Paul-François Fournier, Directeur Exécutif Bpifrance Innovation & Membre du Comité Exécutif chez Bpifrance.

L’occasion de comprendre dans une ambiance joyeuse 😉 que la réindustrialisation circulaire doit permettre de répondre aux besoins essentiels des Français (avant de répondre à la compétition internationale) grâce aux deeptech comme aux lowtech, aux startups comme aux PME/ETI. La circularité permet d’ancrer une approche multi-critères environnementaux à travers les chaines de valeur tant sur le produit/procédé que dans le business model. Car oui l’approche climat / carbone est importante, mais l’approche eau, ressources, biodiversité l’est tout autant ! Au delà de l’écologie, ce sont aussi de vrais atouts sociaux et économiques : souveraineté, sécurité des approvisionnement, préservation des savoir-faire, création d’emplois à travers les territoires… et c’est 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 !

L’économie circulaire repose sur 7 piliers :
1️⃣ 𝐀𝐩𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 (sourcing local, matière ou composant non vierge…)
2️⃣ 𝐄𝐜𝐨-𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 (modularité, lowtech, réparabilité, mono-matériaux, refus de l’obsolescence programmée…)
3️⃣ 𝐄𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐞 (mutualisation flux, partages de bonnes pratiques…)
4️⃣ 𝐄𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ & 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 (location…)
5️⃣ 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 (sobriété, réparation…)
6️⃣ 𝐀𝐥𝐥𝐨𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐮𝐫𝐞́𝐞 𝐝’𝐮𝐬𝐚𝐠𝐞 (réemploi, réutilisation, upcycling, maintenance préventive, retrofit, reconditionnement…)
7️⃣ 𝐅𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞 (recyclage, compostage, « valorisation énergétique ») & 𝐑𝐞́𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 (favoriser non pas le moindre impact mais l’amélioration de l’existant)

En réalité, rien de nouveau, cela existe dans divers secteurs depuis +30 ans ! Christian explique par exemple que RTE ou d’autres acteurs d’infrastructures ont recours à l’amortissement des composants plutôt que du produit dans son ensemble afin d’optimiser leur compétitivité et que cela est tout à fait transposable aux autres activités industrielles.

D’autres exemples historiques ont été cités comme ETERNITY SYSTEMS et IFCO SYSTEMS, et la mission du Collectif Startups Industrielles France a également été représentée.

Nous vous remettons ici le lien du fameux livre jaune sur l’innovation de 2015, ainsi que ici celui de 2022 sur les startups & PME industrielles qui en a découlé co-écrit par le CSI France avec Raphael Didier.

Bref, encore tant de choses à dire, c’est passionnant 🤩
📺 Consultez le REPLAY de la table-ronde

Expertise | Comment passer à l’échelle la circularité ?

C’est la réponse à laquelle nous avons essayé de répondre avec Shu Zhang, Christian Bruere, Lucas GRAFFAN et Vincent Raimbault lors de la matinée animée par Eléonore Blondeau et organisée par la Région Île-de-France, l’ADEME et la CRESS le 14 mars 2024.

Devant une belle assemblée d’acteurs du financement de l’amorçage comme Investir&+, makesense, Crédit Coopératif, Impact Business Angels, Ring Capital, Citizen Capital, Eiffel Investment Group etc, nous avons partagé nos retours d’expérience d’entrepreneurs engagés sur les leviers nécessaires pour accélérer le déploiement des solutions circulaires qu’elles soient servicielles ou industrielles à travers l’ensemble des filières (mode/textile, btp, emballage, mobilité, agroalimentaire…) :
✅ Les solutions circulaires sont prêtes mais il y a un fort besoin d’EDUQUER et INFORMER autant les professionnels que les consommateurs/citoyens sur l’adoption de ces solutions. On a besoin de la créativité des marketeux et communiquants pr accélérer le changement !!
✅ Intégrer la circularité dans notre quotidien est un changement structurel de notre Société et demande du TEMPS LONG. Aussi les solutions de financements doivent s’adapter sur 8 à 10 ans voire être « evergreen » avec des tickets adaptés à chaque étape : R&D/Prototypage, Pré-industrialisation, Grande Série. Pour cela les outils de financement dilutifs et non dilutifs doivent être repensés.
✅ Le rôle des collectivités est d’être les chefs d’orchestre de l’écologie territoriale industrielle avec la réalisation de diagnostics des flux de ressources, d’eau, d’énergie et de compétences (cc « La toile industrielle » Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque) afin de faciliter le développement local des entreprises ainsi que leurs implantations.
✅ La réglementation est clé pour fixer des objectifs mais doit ensuite faire l’objet de CONTRÔLES et de SANCTIONS si elle n’est pas appliquée.
✅ Besoin de réduire les délais d’implantation par l’accès aux zones d’occupation temporaires, la simplification administrative, une meilleure visibilité sur les disponibilités publiques & privées et leurs spécificités (cc airbnbindustriel)
✅ Les modèles comptables doivent être repensés notamment sur l’amortissement des composants d’un produit et non sur la totalité d’un produit pour s’adapter aux durées de vie de chacun d’entre eux permettant ainsi une meilleure compétitivité.

Bref, la liste est encore longue… REPLAY disponible ici😉

Ce bel événement a également été l’occasion de retrouver les acteurs du Réseau Vrac et Réemploi qui se déploient chez les Distributeurs adhérents de Perifem, la Fédération Technique du Commerce et aussi de retrouver certains Administrateurs du CSIFrance et…plus insolite de tester le fameux scooter Mob-ion, le premier scooter #madeinFrance circulaire !

Qui a dit que l’écologie était boring ? Ici on s’éclate ! 🤩

Vous hésitez encore ? On vous livre 7 bonnes raisons de rejoindre le Collectif en 2024

Si vous aussi, vous vous levez tous les matins avec cette même détermination d’entreprendre, de développer un produit ou un procédé innovants alors il y de très fortes chances pour que vous soyez ici chez vous. Véritable accélérateur du renouveau industriel, notre collectif a été pensé par des entrepreneurs pour des entrepreneurs afin d’accompagner la réussite de toutes et tous. Et parce que nous connaissons les réalités d’une startup en phase d’amorçage, nous avons décidé d’une adhésion qui ne vient pas impacter votre BP.  Sans plus attendre et sans compter le prix, on vous livre 7 bonnes raisons de nous rejoindre en 2024 !

Notre plateforme digitale 24H/24, 7j/7 vous permet d’interagir à tout moment entre entrepreneurs, de poser vos questions, de partager vos solutions et ainsi de prendre des décisions éclairées. La plateforme offre des espaces de discussions thématisées et  régionalisées.

Vous disposez en flux continu d’une veille quotidienne nationale et régionale afin que vous puissiez identifier rapidement les nouveaux dispositifs d’accompagnement, les appels à projets ou encore les événements, etc. dont vous pourriez avoir besoin pour développer votre projet.

Tous les mois, des webinaires exclusifs vous sont proposées afin de rencontrer des acteurs et des dispositifs d’accompagnement auprès de startups industrielles : fonds d’investissements, incubateurs, cabinets de conseils… des occasions uniques de comprendre, de se former, de réseauter et d’ouvrir de nouvelles pistes de développement.

Vous êtes sans nul doute un.e super CEO mais pas un.e super héros… Solitude, murs administratifs, écosystème complexe… une fois par mois, nous vous proposons de vous retrouver autour du DEJ CEO. Coups de gueule, coups de mous, coups de maître…un moment d’échanges sans langue de bois pour se détendre, se ressourcer et repartir du bon pied.

Parce qu’entreprendre c’est s’engager tous les jours sans rarement compter, il est vivement recommandé de sortir la tête du guidon, de faire « un pas de côté » et reprendre un peu de hauteur pour repartir plus fort et plus déterminé que jamais. En adhérant au CSI, vous recevrez régulièrement des invitations à des conférences d’inspiration et de respiration !

Si la communication n’est pas la priorité des investissements en phase d’amorçage, nous vous proposons de vous accompagner par la création et la diffusion de contenus auprès de notre communauté de 6 000 personnes ou encore un à des salons à des tarifs préférentiels.

Innovation, prototypage, nouveaux marchés…nous avons toutes les raisons de penser que startups et industriels plus établis se nourrissent mutuellement. Il était indispensable qu’un cadre de rencontres souples puisse être proposé et c’est que nous vous offrons tous les mois et dans toutes les régions avec les Rencontres Conviviales.

Schneider Electric : une rencontre conviviale qui a tenu toutes ses promesses !

En lançant le concept de rencontre conviviale, le CSI France porte l’ambition de favoriser les synergies entre startups et industriels établis. Aussi, ces rencontres ouvertes au grand public est une occasion unique de découvrir les coulisses d’un monde industriel qui se réinvente : digitalisation, intelligence artificielle, robotisation, circularité, etc.

Si nous connaissons toutes et tous Schneider Electric et leur slogan Life Is On, nous sommes certainement peu nombreux à imaginer le niveau d’excellence et d’exigence que cette entreprise mondiale intègre pour poursuivre sa mission : permettre à chacun de tirer le meilleur de son énergie et de ses ressources, afin de concilier progrès et développement durable pour tous.

Accueillis par Virginie Rigaudeau en charge de la transformation durable et de ses équipes que nous remercions une nouvelle fois, les participants ont pu découvrir la stratégie ambitieuse de développement durable menée par l’entreprise mais aussi accéder à l’ensemble des étapes de conception des produits intégrant les technologies et automatismes les plus avancés.

C’est avec des yeux presque émerveillés que cette rencontre conviviale s’est clôturée autour d’un buffet propice aux échanges, à la mise en réseau et pourquoi pas aux partenariats.

Newsletter | L’actualité de février 2024

Retrouvez toutes les actualités de l’amorçage industriel et de l’industrie circulaire !

Vous y trouverez :

  • L’actualité des startups industrielles de la communauté,
  • Le RetEx sur la Learning Expedition à Bethune-Bruay,
  • Toutes les infos sur le lancement du programme Growth Startups Industrielles,
  • Et de nombreuses autres infos…

Très bonne lecture !

Geoffroy Hulot, Co-fondateur de Deglace, la startup qui révolutionne l’électroménager

Aujourd’hui nous sommes ravis de vous faire découvrir le portrait de Geoffroy Hulot, Co-Fondateur de la startup industrielle DEGLACE, qui conçoit et commercialise des appareils électroménagers circulaires.

Geoffroy, quel est votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière dans le design industriel, où j’ai eu l’opportunité de collaborer avec des marques internationales de renom telles que Dell, Packard Bell, Acer, et Sagem, spécialisées dans l’électronique grand public. En 2013, j’ai fait le choix de m’orienter vers la grande distribution en rejoignant le Groupe Auchan. Là, j’ai été chargé de créer et développer Qilive, leur marque propre
d’électroménager. Quelques années plus tard, j’ai eu l’honneur d’être sollicité par le ministère de l’Écologie pour apporter ma contribution à la législation sur la réparabilité. Cette expérience a été un tournant, confirmant ma volonté de s’attaquer à l’obsolescence programmée et à la problématique des déchets électroniques. Convaincu de l’importance d’innover pour une économie plus durable, Matthieu De Wolf et moi avons alors fondé Deglace. Notre ambition ? Proposer une gamme d’électroménager qui incarne les principes de durabilité et d’économie circulaire.

 

Pouvez-vous nous nous en dire plus sur l’idée qui a mené à la création de DEGLACE ?

L’impulsion est venue de mon implication dans l’élaboration de la loi sur la réparabilité. Ce travail a été un véritable déclic, révélant l’impasse du gaspillage actuel basé sur le triptyque « acheter-consommer-jeter ». Inspirés par nos discussions au ministère, j’ai identifié trois constats alarmants qui ont façonné notre projet.

Premièrement, nous avons observé une tendance préoccupante : face à une panne, 60 % des consommateurs optent pour le remplacement de l’appareil, souvent faute de temps pour une réparation. Cette réalité met en lumière les obstacles à la réparation, tels que le coût, la pénurie de pièces détachées, ou encore la difficulté de réparer.

Deuxièmement, la durée de vie limitée de nos appareils accélère leur renouvellement, engendrant une hausse continue de la production de déchets. Les DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) sont aujourd’hui la catégorie de déchets à la croissance la plus rapide au monde. Le baromètre Fnac Darty souligne que la majorité des appareils, des smartphones aux appareils
électroménagers, ne dépassent pas sept ans d’utilisation. principalement dû à l’augmentation de la complexité et de la compacité des appareils, élève le risque de pannes. Même des objets traditionnellement durables, tels que les montres ou les vélos, intègrent désormais de l’électronique, les exposant ainsi à l’obsolescence.

Troisièmement, la menace de pénurie sur les ressources essentielles se précise, selon l’Union Européenne. Le lithium, le magnésium, et le cobalt parmi bien d’autres, sont désormais considérés comme critiques. Cette situation alarmante appelle à une révision de nos modèles de production et de consommation vers plus de durabilité, en limitant l’extraction de nouvelles matières au profit du
réemploi. Cela nécessite de relocaliser la production au plus près des consommateurs. C’est ce principe de l’économie de la durabilité et de la circularité qui guide notre mission.

 

En quoi Deglace se distingue-t-il par sa vertu environnementale par rapport à d’autres marques d’électroménager ?

Notre idée, c’est de reconcevoir l’appareil considéré le moins durable de l’électroménager: l’aspirateur balai. En utilisant la modularité pour l’ensemble des pièces d’usure comme la batterie, le moteur, les cartes électroniques etc. nous avons rendu possible leur remplacement facile par l’utilisateur, à l’image d’un remplacement de cartouche d’encre dans une imprimante, c’est plug&play. Cette
innovation permet non seulement de lutter contre l’obsolescence d’usage mais aussi contre l’obsolescence technologique car nos modules sont évolutifs. Par ailleurs, nous avons doté notre aspirateur d’une intelligence prédictive permettant de diagnostiquer l’origine de la baisse de performance et donc d’anticiper la panne. Enfin, notre modèle de circuit court permet aux utilisateurs
de nous renvoyer les composants usagés dans une boîte préaffranchie, utilisée initialement pour l’envoi du composant neuf. Ce processus garantit un retour à 100% des composants défectueux, une promesse unique dans le monde de la tech.
Pour découvrir davantage sur notre engagement envers la durabilité et sur l’aspirateur « Fraction », visitez notre site web : www.deglace.tech.

 

Quel(s) obstacle(s) avez vous rencontré jusqu’à présent ?

Le financement demeure le défi le plus significatif pour nous. La difficulté majeure provient de la réticence des investisseurs à s’engager dans le secteur du hardware, surtout dans le BtoC lors des phases d’amorçage. Pourtant, les principales puissances économiques mondiales se distinguent en tant que leaders dans le secteur du hardware et dans le domaine de l’innovation. En France,
l’économie du service SaaS B2B, est préférée. Elles annoncent d’importantes levées de fonds, d’ailleurs souvent pour le bénéfice indirect des géants GAFAM.
Cependant, de nombreux VC sont intéressés pour nous accompagner sur les tours suivants. Il nous faut donc franchir ce premier palier. Outre le développement technologique de notre produit, la nécessité de créer une communauté autour de celui-ci représente un autre niveau de complexité et exige des ressources financières substantielles. Matthieu et moi consacrons donc une très grande
partie de notre temps à la recherche de financements de cette première phase.

 

Avez-vous une idée de la traction de votre produit sur le marché ?

Absolument. L’aspirateur Deglace se positionne sur un marché européen déjà connu, qui affiche une PDM de 3,8 milliards d’euros et une forte croissance. Notre lancement officiel s’est déroulé lors du salon Made In France à Paris, où notre aspirateur modulaire a suscité un vif intérêt. En seulement quatre jours, nous avons enregistré 400 pré-commandes, ce qui dépasse toutes nos attentes. Il est
particulièrement encourageant de voir que parmi les précommandes, certains investisseurs ont
manifesté leur intérêt pour notre produit pour le commander.

 

Les précommandes indiquent-elles une levée de fonds imminente ?

Effectivement. Depuis plus de deux mois, nous nous consacrons entièrement à la levée de fonds, avec pour objectif de réunir 500 000 euros en actions. Nous avons choisi de nous tourner vers le financement participatif via la plateforme WiSeed. Cette approche permet aux consommateurs / investisseurs de devenir actionnaires de notre entreprise, avec une mise de départ fixée à 1000
euros. Notre campagne débutera dans quelques semaines.

 

Quelles solutions envisagez-vous pour surmonter les obstacles rencontrés ?

Nous croyons que la France pourrait tirer des leçons des modèles adoptés en Chine, et aux États-Unis, où l’État joue un rôle clé dans le soutien des projets industriels. À notre avis, le gouvernement français devrait emboîter le pas pour combler le déficit de financement sur l’amorçage des startups industrielles. Concrètement, BPI France pourrait mettre en place un comité d’experts dédié à la sélection et à l’accompagnement des projets hardware prometteurs jusqu’à leur première traction commerciale. Une fois cette étape passée, il reviendrait alors aux fonds privés de prendre le relais pour l’investissement, suivant le modèle actuel.

 

Quelles sont vos ambitions de croissance ?

Notre objectif est de nous étendre à l’échelle européenne, puis internationale.

 

Pourquoi avez-vous rejoint le CSI France ?

Le financement du hardware représente un défi majeur. En nous unissant au sein du CSI France, nous renforçons notre position et notre capacité à relever ce défi

 

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Expertise by Circular4Good – Changer l’entreprise, changer les territoires

Changer l’entreprise, changer les territoires : le pari circulaire d’Emery Jacquillat, Président de la Camif et co-fondateur de la Communauté des Entreprises à mission

Nous sommes ravis de vous partager cette nouvelle Newsletter et ce nouvel épisode signée CIRCULAR4Good, podcast co-fondé par Aurélien Gohier et Grégory Richa, respectivement Directeur de la communication et Directeur associé chez OPEO.

 

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