Chronique | Il n’y a pas que le carbone !

Focaliser toute notre attention sur la décarbonation risque de faire oublier qu’il existe de nombreux autres défis environnementaux

« L’industrie représente environ 18 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Les délocalisations d’une partie des activités les plus polluantes ont contribué au recul de ces émissions depuis 1990. Mais avec ce mouvement, nous n’avons fait que déplacer une partie du problème à l’extérieur de nos frontières. »

Si les émissions du secteur ont diminué de 6,4 % en 2022 par rapport à 2021, le rythme doit s’accélérer fortement pour être aligné avec les objectifs européens. De nombreuses pistes sont connues et explorées pour décarboner les procédés de production en parallèle de la décarbonation des usages : efficacité énergétique, électrification des procédés de production nécessitant l’accès à une énergie bas carbone, mise en place d’alternatives aux combustibles fossiles (biomasse, CSR, etc.)…

Chronique écrite par Anaïs Voy-Gillis chercheuse associée à l’IAE de Poitiers (qui a également écrit « Construire l’imaginaire de la renaissance industrielle« ) et publiée dans Les Echos.

 

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Expertise | « Loi industrie verte : une première étape »

Tribune de Olivier Lluansi,  parue dans l’Opinion

« Sans digital dans l’industrie, point de compétitivité. Sans compétitivité, point d’industrie. De même, l’industrie sera verte. Sans quoi, elle sera rejetée par les consommateurs, par les réglementations, par les habitants et même par les financeurs », estime Olivier Lluansi, pour qui la loi industrie verte est une étape sur le long chemin de la renaissance industrielle française »

Olivier Lluansi est enseignant à l’Ecole des Mines de Paris et auteur de « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » (Éditions Les Déviations, 2023)

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Expertise | Entre les start-up et les giga-usines, les entreprises du « juste milieu » ont aussi leur mot à dire

« Dans le débat sur la réindustrialisation de la France, les sociétés de taille intermédiaire peinent à se faire entendre. Elles sont pourtant essentielles à la richesse de notre pays, rappellent deux experts de cet écosystème

Tandis que la transition écologique éclipse la transition numérique dans les discours et les annonces, nous risquons de passer d’un imaginaire lié à la « start-up nation » à celui d’un « giga-factory land« , en laissant de côté les entreprises industrielles de taille intermédiaire.

La « start-up nation » a ses forces, indéniablement. C’est une nouvelle manière d’innover, fondée sur des investissements très risqués, qui a démontré sa puissance dans le numérique, la finance ou la biotech, et progresse désormais vers d’autres secteurs liés aux technologies industrielles. Nous en savons aussi désormais certaines des limites.« 

Lire la suite de la Tribune, co-écrite par Olivier Lluansi, enseignant à l’Ecole des Mines de Paris et auteur de « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » (Éditions Les Déviations, 2023) et  Jean Schmitt est président de Jolt Capital, dans L’EXPRESS, ici.

Actualité | Smartphones – Une prise de conscience ?

Le smartphone reconditionné a le vent en poupe. Alternative budgétaire, prise de conscience environnemental ou effet de mode ? Nous tentons de décrypter cette tendance dans cet article.

Quelques chiffres sur les smartphones

Premièrement, il est important de rappeler certains chiffres sur le taux d’émission de Gas à effet de serres (GES) des smartphones:

  • En France

Les smartphones représenteraient 13% des émissions de GES des terminaux numériques en 2019, correspondant à 11% des émissions totales de gaz à effet de serre du numérique. Enfin, la production des équipements neufs représenterait 75% de l’impact total du produit, tandis que la période d’utilisation et la consommation énergétique associée ne représenteraient que 25% de son empreinte totale » – Rapport ARCEP

Ces données montrent que les smartphones ont un impact important sur notre environnement, notamment à cause de leur durée d’utilisation. En effet, la moyenne d’utilisation d’un smartphone neuf en France est évaluée entre 23 mois et 37 mois. Le point positif : ces durées se sont allongées de 6 à 12 mois entre 2013 et 2019. Cependant, on estime la durée potentielle de vie d’un appareil entre 5 à 10 ans, ainsi, la marge de prise de conscience est grande.

  • Dans le monde

Lorsque l’on prend les émissions globales de CO2 provoquées par la production et l’utilisation de smartphones, les ordres de grandeur explosent. Il faut compter 85kg de CO2 émis lors de la première année d’utilisation d’un téléphone neuf. En 2022, 1.4 milliards de téléphones ont été produits. Cela représente plus d’une centaines de million de tonnes de CO2 émis par an par les smartphones. 95% de ces émissions proviennent de la façon dont les matériaux sont extraits, et de l’envoie de ceux-ci. Il existe encore peu de solutions pour recycler un téléphone, et malheureusement, ceux-ci finissent dans des bennes à ciel ouvert. En 2014, moins de 16% des smartphones étaient recyclés.

Alors, avec ces chiffres en tête, que peut-on faire ? Certaines dynamiques prennent de l’ampleur, on vous en parle ci-dessous.

Le prix du smartphone reconditionné est un attrait 

Les smartphones sont un combiné de plus de 60 éléments, dont l’aluminium, le cobalt, et l’or. Ces éléments sont principalement obtenus par des activités minières, qui, en plus d’être dangereuses pour l’environnement, le sont également pour les personnes, souvent des mineurs, qui travaillent dans de mauvaises conditions. Un grand nombre des matériaux nécessaires à la fabrication des smartphones, appelés couramment des terres rares, sont de plus en plus difficiles à récupérer. Ces difficultés accroissent la pression sur l’exploitation des mines et viennent également impacter le prix de vente des téléphones. Le prix élevé des smartphones neufs est une des raisons pour laquelle la demande de smartphones reconditionnés a pris de l’ampleur ces dernières années.

En France, en 2021, le taux de vente de smartphones reconditionnés à augmenté de 20% selon une étude menée par la société GfK, spécialisée dans le Market Intelligence. Depuis 2016, cette tendance est à la hausse, et elle semble continuer puisqu’en 2024, elle  représentera 65 milliards de dollars.

 

Selon l’étude YesYes-Happydemics, un peu plus d’une personne sur quatre en France (42 %) a déjà acheté un produit reconditionné. 59 % d’entre elles déclarent l’avoir fait une fois et 41 % à plusieurs reprises. Parmi les individus ayant sauté le pas, 58 % se sont procurés un smartphone. 

D’après cette étude, 85 % des français qui ont acheté du reconditionné reconnaissent qu’ils ont opté pour de la seconde main en raison de son prix. En effet, si vous souhaitez vous offrir un modèle neuf,  il faudra débourser environ 1000€ contre 400€ ou 500€ pour un téléphone reconditionné.

Bon à savoir : un téléphone fleuron (flaship) perdra jusqu’à 50% de sa valeur après seulement 1 an d’utilisation.

Les plus jeunes semblent être les plus enclins à acheter du reconditionné. Les individus entre 15 et 34 ans sont ceux qui consomment le plus de produits reconditionnés. Selon l’étude GfK REC : Mieux consommer (Q2 2020), 40% d’entre eux des moins de 25 ans envisagent l’option reconditionné pour leur prochain smartphone.

Témoignage de Florent Preguesuelo, Co-Fondateur de Ethikis Ad Civis et du Label Longtime 

Un smartphone, ce sont en moyenne 70kg de ressources extraites de la terre et il faut compter à minima 25 ans d’utilisations pour amortir son impact environnemental ! Cela vaut donc vraiment le coup de faire un effort sur ce type de produit fortement sollicité et très exposé à la casse accidentel. Le bris d’écran représente 70% des réparations sur ce genre de produit (#metsunecoque) ! Allonger la durée d’utilisation d’un smartphone représente un acte écologique, mais cela est encore plus vrai lorsqu’on se tourne vers un téléphone reconditionné et adapté à votre usage.

Enfin, nous vous recommandons de choisir une marque de téléphone sérieuse et un reconditionneur qualifié. Cela est valable pour les smartphones mais également pour tous les produits électriques et électroniques.

À la demande du gouvernement français, un label qualité harmonisé destiné au reconditionneur devrait voir le jour sous peu afin d’aider les consommateurs à repérer les entreprises sérieuses.

(Nous vous donnons plus d’informations sur le label ci-dessous)

Où acheter un smartphone reconditionné ?

Voici quelques pistes pour trouver votre smartphone reconditionné. Mais attention à ne pas confondre la marketplace, qui vous met directement en relation avec des revendeurs, et un spécialiste du reconditionnement, qui reconditionne lui-même les produits qu’il vend. Cette distinction aura notamment un impact sur la garantie du téléphone reconditionné. De 3 à 6 mois pour un revendeur classique et jusqu’à 24 mois chez un spécialiste.

  • CertiDeal est une plateforme française spécialisée dans les produits électroniques reconditionnés,
  • Backmarket est une marketplace qui met en relation les clients et les reconditionneurs basés en Europe ou en Chine,
  • Recommerce est une startup française qui travaille avec des partenaires Français,
  • Doji est une plateforme anglaise spécialisée dans les produits électroniques reconditionnés,
  • Les opérateurs mobiles (Orange, SFR, Bouygues, etc)  – en 2020, plus de 49% des smartphones reconditionnés ont
    été commercialisés par des opérateurs téléphoniques,
  • Save, créée par Damien Morin, est un réseau de boutiques de réparation et vente de téléphones reconditionnés,
  • Yes Yes est une plateforme française spécialisée dans les produits électroniques reconditionnés

Yes Yes propose d’ailleurs un nouveau concept de boutique-atelier, développé à Caen, afin de permettre à sa clientèle de voir sur place comment sont reconditionnés les produits. L’enseigne vient d’ouvrir une nouvelle boutique à Toulouse.

Nouvel Atelier Yes Yes à Toulouse
Le nouvel atelier de YesYes a ouvert ses portes à Toulouse
(Crédit photo : YesYes)

Lancement d’un label reconditionné

L’entreprise Yes Yes travaille également avec l’Institut du Numérique Responsable France (IRN) afin de créer un label du reconditionné. Nous en saurons plus en début d’année 2024 ! #Staytuned 

Témoignage de Adélaïde Kissy, Maitre de Conférences en Informatique Appliquée et membre du Conseil D’administration de l’IRN :

L’INR et ses partenaires, la fédération nationale ORDI3E, RCUBE et le SIRMIET ont lancé depuis deux ans un travail collaboratif pour développer ensemble un référentiel de qualité, commun à la filière, destiné à distinguer les organismes spécialisés dans le réemploi et le reconditionnement des équipements numériques, en commençant par les téléphones, tablettes et ordinateurs.

Ce travail est réalisé avec l’appui, le soutien et le financement conjoint de la DGE et de l’ADEME et aux orientations données par le Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires d’une part et du Ministre délégué en charge de la Transition Numérique et des Télécommunications d’autre part. Gage d’assurance, ce nouveau référentiel qualité et son  schéma de reconnaissance permettront de distinguer les organisations capables non seulement de respecter les exigences déjà élevées de la réglementation en vigueur en France, mais aussi de valoriser les meilleures pratiques des organismes de reconditionnement et de réemploi en termes écologiques et éthiques.

Il s’agit en effet de répondre à la fois :

  • aux enjeux de garantie de qualité de la remise en état (réparation, reconditionnement, réutilisation) du périphérique numérique pour les usagers et consommateurs
  • aux enjeux sociaux intéressant tous les travailleurs de ce secteur,
  • aux enjeux de respect des réglementations françaises et européennes en vigueur (fiscale, sociale et de gestion des déchets)
  • aux enjeux d’accompagnement des structures à se mettre en conformité
  • aux enjeux environnementaux du numérique
  • aux enjeux de l’industrie verte, en développant le marché du réemploi et de l’occasion de qualité auprès des particuliers et des professionnels et in fine créer des emplois non délocalisables dans les territoires.
Smartphone, une nouvelle utilisation ?

Il est indéniable que le smartphone est devenu un « indispensable » du quotidien. Dans la sphère personnelle comme professionnelle, il permet de rester connecté à toute heure de la journée (pour un mal comme pour un bien, à vous de décider).

Cependant des alternatives à son utilisation actuelle voient le jour :

  • Le téléphone durable. L’entreprise Fairphone, produit et commercialise des téléphones durables et éthiques. Sa mission est de « construire un monde plus juste », en réduisant, voire éliminant son e-waste et en militant pour le droit humain. Le prix d’un Fairphone côute 529€, cependant, le téléphone est entièrement démontable. Cela signifie que si vous cassez une pièce, ou si vous avez besoin de changer votre batterie,  vous pouvez la changer vous-même. Le téléphone est également garantie 5 ans. Le succès de l’entreprise, qui a vu le jour il y a 10 ans continue de grandir, puisqu’elle compte désormais plus de 400 000 utilisateurs. Afin de s’inscrire pleinement dans une économie circulaire, la startup Commown permet de louer son Fairphone pour en optimiser l’usage.
  • Le téléphone à 30€. A l’instar de Fairphone, un lycéen de 16 ans a inventé un téléphone à faire soit même qui ne coûte que 30€. Gabriel Rochet a travaillé pendant 3 ans sur son premier prototype qui permet d’envoyer et recevoir des messages et de passer des appels. Le retour à l’usage initial du téléphone portable permet de rendre son prix très attractif. La version numéro 2 du « Paxo phone » (nom du téléphone) permettra d’ajouter d’autres fonctionnalités au téléphone, dont la 4G, afin d’en assurer sa durabilité. En effet, en plus de son coût peu élevé, ce type de téléphone permet également de faire des économies sur son empreinte carbone. Le téléphone « à faire soit même » promet une durabilité que les smartphones en obsolescence programmée de garantissent pas.
  • Le téléphone fonctionnant comme un ordinateur. C’est le parti pris de la startup industrielle Miraxess, qui a inventé une interface permettant à votre téléphone de devenir votre unique moyen de travailler. Pratique en cas de perte ou de vol de l’interface, vos données sont sécurisées dans le cloud et 100% récupérables. De plus, l’interface comportant moins de pièces qu’un ordinateur classique permet de diminuer de 56% ses émissions de CO2.
En fin de vie, que faire de votre smartphone ?

En France, environ 113 millions de vieux smartphones prennent la poussière dans nos tiroirs, alors qu’il existe des solutions pour leur donner une seconde vie ou les réparer, tout simplement 😉

  • Votre smartphone est cassé, mais est-il encore utilisable ? Vous pouvez le faire réparer ! Avec le label Qualirépar, soyez sûr de choisir le bon réparateur pour votre téléphone.
  • Vous souhaitez obtenir un nouveau smartphone mais ne voulez pas vous encombrer de l’ancien ?

– Option 1 : Donnez-le ! Il existe de nombreuses plateformes en ligne qui vous permettront de faire un geste humanitaire et environnemental, comme : Geev, Donnons.org, Toutdonner, ou encore Emmaüs

– Option 2 : Vendez-le ! Si votre ancien téléphone est toujours d’actualité et en bon état, pourquoi ne pas le revendre ? De nombreux sites comme Back Market, Cash Express, Easy Cash ou encore Happy Cash s’occupent de vendre votre ancien téléphone pour vous. Vous pouvez également passer par des sites comme Ebay ou  Le Bon coin.

  • Et si votre téléphone est devenu obsolète ?  Vous pouvez utiliser les différents systèmes de collecte mis en place :

– Ecosystem vous permet de renvoyer facilement votre ancien téléphone par voie postale sans payer.
Ecologic met en place des collectes ponctuelles et de proximité. 

 

Pour aller plus loin : acheter tous son électroménager de seconde main  avec la startup Underdog, qui reconditionne l’électroménager à Nantes. En savoir plus ici.

Expertise | Construire l’imaginaire de la renaissance industrielle

Chronique, réalisée par Anaïs Voy-Gillis (chercheuse associée à l’IAE de Poitiers) dans les Echos

L’industrie a joué un rôle essentiel dans la structuration des imaginaires et des représentations des pays occidentaux. Elle est l’objet de représentations ambivalentes entre celle de l’exploitation des hommes et celle de la fin du travail grâce à l’automatisation et l’avènement des robots. Elle est à la fois déconsidérée car destructrice, et célébrée car créatrice. Le déplacement de nombreuses productions dans des destinations lointaines a participé au délitement du couple industrie/société qu’il est nécessaire de reconstruire pour une renaissance industrielle pérenne.

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Expertise | Vers l’industrie électronique du futur

Découvrez ce Livre Blanc, co-écrit par différents acteurs de la filière électronique et réalisé par le cabinet de conseil Roland Berger pour le compte de la FIEEC, la fédération des industries électriques, électroniques et de communication. A l’occasion de la World Electronic Forum à Angers en 2017, la filière a remis le livre blanc au premier Ministre Edouard Philippe,

La mission consiste à faire un état des lieux de toute la chaine de valeur dans la filière, depuis les composants jusqu’à la production, en passant par des aspects comme la formation,  explique Gérard Matheron, président de l’ACSIEL. L’objectif est de proposer ensuite des recommandations d’action pour projeter la filière d’ici 2020 dans l’industrie du futur. L’Usine Nouvelle 

La filière électronique n’a cessé de perdre des emplois ces dernières 20 années, l’objectif de cette feuille de route est de proposer un plan d’action pour inverser ce cycle de baisse et relancer la production en France.

 

Télécharger le livre blanc

 

Expertise | Etude comparative internationale sur les Politiques industrielles et d’innovation

Cette étude comparative internationale s’appuie sur les travaux menés par les services économiques régionaux de Washington, de Londres, de Madrid, de Tokyo, de La Haye, de Berlin, de Pékin, de Stockholm, ainsi que les services économiques de Séoul, de Tel-Aviv et de Montréal.

Les principales conclusions données sont :

  • Le soutien public à la recherche et au développement varie fortement selon les pays
  • L’écosystème des start-ups se développe
  • Les aides sont grandissantes pour les acteurs émergents
  • Les dispositifs fiscaux d’incitation à l’investissement des particuliers dans les start-ups visent les investissements directs et indirects
  • La transition écologique occupe une place de plus en plus importante dans les politiques industrielles et d’innovation

 

Télécharger le rapport

Expertise | Pénurie de compétences et réindustrialisation : un étonnant paradoxe

Un mouvement de réindustrialisation a émergé dans notre pays, ce dernier reste fragile. Fin 2022, la part de l’industrie dans le PIB n’avait pas encore retrouvé son niveau d’avant-crise Covid et au rythme actuel, la part de population active travaillant dans l’industrie atteindrait 14 % en 2070, quand la moyenne actuelle de l’UE est à 16 %.

Le potentiel de réindustrialisation des filières et de nos territoires, considérable, est notamment bridé par une pénurie généralisée de compétences. Le nombre d’emplois industriels vacants a été multiplié par trois entre 2017 et 2022, pour atteindre environ 60 000 (Dares, 2023). Pourtant, notre appareil de formation est théoriquement en mesure de pourvoir la main-d’œuvre nécessaire : le nombre de jeunes formés chaque année aux métiers industriels correspond – en volume – aux besoins de recrutement. C’est ce paradoxe que nous souhaitons expliciter et interroger.

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Cette note a été corédigée par Olivier Lluansi, également auteur du livre « Les néo-industriels : l’avènement de notre renaissance industrielle » et Guillaume Basset.

Crédit photo : @Shutterstock/ESB Professionnal

Expertise | Filière bois et biosourcés / réindustrialisation verte : comment concilier les deux ?

Retrouver cette table-ronde, réalisée Club ESSEC Alumni Immobilier, Villes et TerritoiresSciences Po AlumniFIBOIS FRANCE et Bois de France.

Description : La filière bois et biosourcés est le socle d’une construction immobilière durable. Pour autant, la réindustrialisation de la filière n’est pas un long fleuve tranquille. Des questions fondamentales se posent en matière de politique industrielle, de préservation de l’environnement et d’aménagement du territoire. Réindustrialisation verte et filière bois / biosourcés : comment concilier les deux ?

Les intervenants :

Des industriels de la filière bois et experts de l’aménagement du territoire ont pu débattre sur ce sujet :

  • – Guillaume Salmon, Directeur industriel de Swiss Krono
  • – Yann Henriette, Directeur du Pôle Bois de l’agglomération d’Epinal
  • – Arnaud Cordelier, DG de Wall’up – Nicolas Rousseau, Responsable du Développement chez Forinvest
  • – Jean Piveteau, Président chez Piveteaubois
  • – Maxime Rabasté, Directeur Général Adjoint du département des Yvelines

 

Voir la table-ronde ici

Expertise | Industrie verte : nouveaux acteurs, nouveaux défis

Un guide pour tout comprendre

Virginie Saks, a cofondé la société Compagnum, qui accompagne des dirigeants de start-up, PME et d’ETI sur leur stratégie de croissance. Elle est l’auteure du guide « Industrie verte : nouveaux acteurs, nouveaux défis ». Voici les grandes lignes :

  • Une nouvelle industrie : le vert à l’honneur
  • L’industrie verte : de quoi parle-t-on ?
  • Les usines vertes, fenêtre de l’industrie verte
  • La co-industrie : les collectifs, des acteurs essentiels
  • Accélérer l’industrie verte : comment faire ?

Table ronde : Industrie verte : nouveaux acteurs, nouveaux défis

Et si vous préférez la version vidéo, vous pouvez retrouver la table ronde sur ce même thème ici

Participant.e.s :

  • VIRGINIE SAKS, Membre de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale et co-fondatrice Compagnum
  • GABRIEL GIABICANI, Directeur adjoint de l’investissement de la Banque des Territoires
  • JEAN-THOMAS SCHMITT, Président Directeur Général, Heppner
  • AMBROISE LECAT, Industrials, Roland Berger
  • JÉRÔME BROSSIER, Responsable du développement économique, C.A Béthune-Bruay

 

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